Chômage partiel: le nombre de salariés concernés va "évidemment" remonter, indique Borne

Chômage partiel: le nombre de salariés concernés va "évidemment" remonter, indique Borne
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Chômage partiel: le nombre de salariés concernés va "évidemment" remonter, indique Borne

Chômage partiel: le nombre de salariés concernés va "évidemment" remonter, indique Borne
  • Invitée dans l'émission le "Grand Jury" RTL-Le Figaro-LCI, la ministre a rappelé que "près de 9 millions de salariés" avaient été en chômage partiel
  • "Evidemment au mois d'octobre avec le couvre-feu [nocturne] et au mois de novembre avec le [re]confinement, ce chiffre va remonter"

La ministre du Travail, Elisabeth Borne, a indiqué dimanche que le nombre de salariés en chômage partiel en raison de l'épidémie de Covid-19 allait "évidemment" remonter, avec "22.000 dépôts de dossier" jeudi contre 5.000 la semaine passée.

Invitée dans l'émission le "Grand Jury" RTL-Le Figaro-LCI, la ministre a rappelé que "près de 9 millions de salariés" avaient été en chômage partiel "au plus fort de la crise au printemps", un chiffre retombé à 1,1 million de salariés en septembre.

"Evidemment au mois d'octobre avec le couvre-feu [nocturne] et au mois de novembre avec le [re]confinement, ce chiffre va remonter", a-t-elle indiqué. 

De nombreuses entreprises "ont contacté mes services: on avait 5.000 dépôts de dossiers la semaine passée. On est passés jeudi à 22.000 dépôts de dossiers en une journée pour demander de l'activité partielle", a-t-elle ajouté. 

Utilisé largement depuis le début du premier confinement mi-mars pour "éviter des licenciements", le chômage partiel permet d'indemniser les salariés à hauteur de 84% de leur salaire net, des règles maintenues jusqu'à la fin de l'année.

S'y ajoute un dispositif d'activité partielle longue durée (APLD) lancé en juillet, "un bouclier anti-licenciement" dont les entreprises se "saisissent massivement", selon Mme Borne, qui a fait état de "4.300 accords couvrant plus de 300.000 salariés".

Ce dispositif autorise une réduction du temps de travail jusqu'à un maximum de 40% d'heures chômées sous condition d'un accord d'entreprise ou de branche, de six à 24 mois, validé par l'administration et comprenant des engagements sur l'emploi et la formation.