Conseil national des imams: « tout n'est pas perdu » selon le président du CFCM

Mohammed Moussaoui, président du Conseil français de la foi musulmane (CFCM) dépose une gerbe de fleurs lors d'une cérémonie en l'honneur des soldats musulmans ayant pris part à la première guerre mondiale, au mémorial de la Première Guerre mondiale à Douaumont, dans le nord-est de la France, le 29 juillet 2020. (AFP)
Mohammed Moussaoui, président du Conseil français de la foi musulmane (CFCM) dépose une gerbe de fleurs lors d'une cérémonie en l'honneur des soldats musulmans ayant pris part à la première guerre mondiale, au mémorial de la Première Guerre mondiale à Douaumont, dans le nord-est de la France, le 29 juillet 2020. (AFP)
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Conseil national des imams: « tout n'est pas perdu » selon le président du CFCM

Conseil national des imams: « tout n'est pas perdu » selon le président du CFCM
  • Mohammed Moussaoui a estimé samedi que le projet de Conseil national des imams (CNI) était toujours d'actualité malgré le retrait de la Grande mosquée de Paris
  • Le chef de l'État, Emmanuel Macron a demandé jeudi aux représentants du culte musulman de « dépasser les divergences » sur ce dossier

PARIS : Le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Mohammed Moussaoui a estimé samedi que le projet de Conseil national des imams (CNI) était toujours d'actualité malgré le retrait de la Grande mosquée de Paris.

« Tout n'est pas perdu », a affirmé M. Moussaoui, contacté par l'AFP à l'issue d'une entrevue avec le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin place Beauvau.

Cette réunion a permis de « faire le tour de la question » et « nous avons une base de travail solide », a ajouté M. Moussaoui, qui souhaite reprendre le dialogue avec la Grande mosquée. Mais aucun calendrier n'a encore été fixé pour une rencontre entre les différentes fédérations du culte musulman.

« Gérald Darmanin travaille à remettre les différents partenaires autour de la table », a confirmé auprès de l'AFP l'entourage du ministre.

Ce dernier a également reçu samedi les deux vice-présidents du CFCM, le recteur de la mosquée de Paris, Chems-Eddine Hafiz, et Ibrahim Alci, a précisé son entourage.

Poussé par l'Élysée afin de certifier la formation en France des imams dans le cadre du projet de loi « confortant le respect des principes de la République », le projet de Conseil national des imams a du plomb dans l'aile depuis le retrait, le 28 décembre, de la Grande mosquée de Paris, l'une des neuf fédérations membres du CFCM.

Pour expliquer sa décision, le recteur Hafiz a notamment accusé une « composante islamiste » du CFCM de bloquer les négociations pour l'écriture d'une « charte des valeurs républicaines » qui devait être rendue au gouvernement début décembre.

Mohammed Moussaoui avait jugé cette décision « unilatérale et inexpliquée ».

Le chef de l'État, Emmanuel Macron a demandé jeudi aux représentants du culte musulman de « dépasser les divergences » sur ce dossier.