Deuxième journée d'audience jeudi au procès des attentats du 13-Novembre, avec l'inconnue Abdeslam

Deuxième journée d'audience jeudi au procès des attentats du 13-Novembre, avec l'inconnue Abdeslam
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Deuxième journée d'audience jeudi au procès des attentats du 13-Novembre, avec l'inconnue Abdeslam

Deuxième journée d'audience jeudi au procès des attentats du 13-Novembre, avec l'inconnue Abdeslam
  • Jeudi, la cour doit poursuivre l'appel des parties civiles, avant l'appel des témoins et la lecture du résumé du dossier vendredi
  • Les témoignages de rescapés et proches des victimes débuteront le 28 septembre, pour cinq semaines

PARIS: Quelle sera l'attitude de Salah Abdeslam ? Le comportement du principal accusé, très vindicatif mercredi, sera suivi avec attention jeudi devant la cour d'assises spéciale de Paris, lors de la deuxième journée du procès des attentats du 13-Novembre.


L'audience de jeudi doit comme celle de la veille être consacrée uniquement à l'appel des parties civiles, mais la cour n'est pas à l'abri d'un nouvel éclat de la part de celui vers lequel tous les regards seront encore tournés. 


A l'ouverture de ce procès "historique" et "hors norme", Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos qui ont fait 130 morts et des centaines de blessés à Paris et Saint-Denis le 13 novembre 2015, a affirmé qu'il avait "délaissé toute profession pour devenir un combattant de l'Etat islamique". 


Le Franco-Marocain de 31 ans, qui s'était montré plutôt mutique depuis son arrestation en Belgique en mars 2016, n'a pas hésité à prendre la parole... même quand il n'y était pas invité.


Le bref malaise d'un de ses coaccusés - au total 20 personnes sont jugées pendant neuf mois - a été l'occasion pour Salah Abdeslam de se lancer dans une vindicte à l'encontre de la justice française.


Debout, le masque enlevé, haussant le ton et l'index pointé vers la cour composée uniquement de magistrats professionnels, il lance que les accusés sont "traités comme des chiens".


"Ici c'est très beau, il y a des écran plats, de la clim mais là-bas (en prison) on est maltraités, on est comme des chiens", a éructé Abdeslam, accusé de complicités de crimes terroristes et qui encourt la perpétuité.


"Ca fait six ans que je suis traité comme un chien. Je ne me suis jamais plaint parce que je sais qu'après on sera ressuscité et que vous devrez rendre des comptes", a-t-il ajouté.