En banlieue de Paris, protéger la biodiversité au milieu des cités

En banlieue de Paris, protéger la biodiversité au milieu des cités
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En banlieue de Paris, protéger la biodiversité au milieu des cités

En banlieue de Paris, protéger la biodiversité au milieu des cités
  • 15 parcs et forêts du département de Seine-Saint-Denis forment un site bénéficiant du classement Natura 2000 dont se réclament 27.500 lieux à travers l'Union Européenne
  • Le site du «neuf-trois» - comme est surnommé le département le plus pauvre de France et avec la population la plus jeune du pays - vise à protéger 12 espèces d'oiseaux

VILLEPINTE: A l’ombre des tours de cités, des parents surveillent leurs enfants qui jouent dans des parcs de la banlieue nord-est de Paris. Sans se douter que ces espaces verts, d'où l'on entend souvent une autoroute voisine, sont aussi un lieu important pour la préservation de la biodiversité.

Ce site, unique en Europe, qui regroupe 15 parcs et forêts du département de Seine-Saint-Denis forme un site bénéficiant du classement Natura 2000, réseau de plus de 27.500 lieux à travers l'Union Européenne destiné à protéger espèces et habitats représentatifs de la biodiversité du continent. Mais c'est le seul entièrement situé en zone urbaine très dense.

Cette question de la place de la nature en ville sera d'ailleurs au menu du Congrès mondial de la nature de l'UICN qui s'ouvre vendredi à Marseille.

Le site du "neuf-trois" - comme est surnommé le département le plus pauvre de France et avec la population la plus jeune du pays - vise à protéger 12 espèces d'oiseaux, dont certains menacés. 

Un "double pari", du fait de cet environnement particulier et de l'éclatement des sites, qui abritent des zones humides, forestières et ouvertes, souligne Gaëlle Stotzenbach, directrice de la nature, des paysages et de la biodiversité au Conseil départemental, structure "animatrice" du réseau.

Certaines des 12 espèces nichent à demeure, d'autres migrent, "les plus fragiles et sensibles aux milieux", souligne la responsable, affichant l'objectif "d'arriver à maintenir ces populations fragiles", voire d'attirer de nouvelles espèces, en préservant ces lieux naturels ou semi-naturels.

"Ces espaces péri-urbains sont un peu une aire d’atterrissage d'urgence", notamment pour migrateurs, détaille Vincent Gibaud, directeur du parc du Sausset, 200 hectares entre les villes de Villepinte et Aulnay-sous-Bois, observant un espace de marécage derrière une palissade d'observation. 

Soudain ses jumelles se braquent sur la trajectoire rapide d'un petit oiseau au long bec et au ventre jaune. Un blongios nain, le plus petit héron d'Europe. "On a de la chance de le voir". Moins d'une demi-douzaine de couples sont répertoriés sur le site.