Face aux émeutes, droite et extrême droite rivalisent d'appels à la fermeté

Face aux émeutes, droite et extrême droite rivalisent d'appels à la fermeté
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Face aux émeutes, droite et extrême droite rivalisent d'appels à la fermeté

Face aux émeutes, droite et extrême droite rivalisent d'appels à la fermeté
  • Marine Le Pen a estimé vendredi qu'il n'y avait «pas d'autre solution immédiate» que des «couvre-feux sectoriels»
  • «Il faut arrêter de nourrir le vivier de la crise identitaire en décidant un moratoire immédiat sur l'immigration»

PARIS: La droite et l'extrême droite rivalisent d'appels à la fermeté face aux violences urbaines, tout en commençant à afficher un soutien discret aux autorités chargées de restaurer l'ordre public.

Marine Le Pen a estimé vendredi qu'il n'y avait "pas d'autre solution immédiate" que des "couvre-feux sectoriels" et, en cas d'aggravation de la situation, une "déclaration de l'état d'urgence".

Une demande qui marque un durcissement de ton puisque jeudi encore le président du RN Jordan Bardella préférait botter en touche sur la question du couvre-feu.

Le gouvernement a annoncé vendredi le déploiement de blindés de la gendarmerie pour tenter d'enrayer le cycle des violences qui agitent de nombreuses villes depuis le décès mardi du jeune Nahel, tué par un policier lors d'un contrôle routier.

Il n'a en revanche pas annoncé d'état d'urgence, réclamé dès jeudi par Les Républicains et Reconquête qui se disputent un électorat très attaché aux questions régaliennes.

"Nous devons proclamer l'état d'urgence sur tous les territoires concernés", a réaffirmé vendredi le président de LR Eric Ciotti.

Malgré l'arrestation de 875 personnes dans la nuit de jeudi à vendredi, 492 bâtiments ont été visés et les autorités attendaient sur le qui-vive la soirée de vendredi.

Face à cette "période d'incertitude et d'inquiétude", Marine Le Pen a demandé à Emmanuel Macron de recevoir "sans plus attendre" les partis représentés à l'Assemblée nationale "pour évoquer la situation grave du pays" et les initiatives envisageables.

«Hordes»

Car la cheffe de file du RN le rappelle: elle est responsable de "la première force d'opposition". En tant que telle, sa ligne de conduite sera de "ne rien faire qui puisse empêcher ou entraver l'action des autorités légitimes qui ont en charge l'ordre public".

Même début de main tendue du côté des Républicains: dans une logique de "responsabilité", Eric Ciotti a appelé au "sens de l'unité nationale" pour permettre "le retour à l'ordre républicain".