PARIS: Il n'y a pas que chez les pros que la saison fut houleuse: arbitres agressés, encadrants malmenés, le football amateur français s'inquiète après une saison marquée par la violence et les incivilités, et tente d'en tirer des conséquences.
Théo Boucher, un jeune arbitre de 18 ans violemment frappé par des joueurs et des spectateurs après une rencontre de moins de 17 ans dans la Somme, a été l'une des victimes de cette inquiétante année.
"Une mère de famille m'a agressé en me giflant. Je ne comprends toujours pas son geste car j'aurais pu être son fils. Je ne sais pas ce qui lui est passé par la tête", témoigne-t-il pour l'AFP. "J'avais déjà subi des insultes sur un terrain de la part de parents ou de pseudo-supporters. J'avais d'ailleurs parfois préféré en rire, mais je n'avais jamais subi d'actes aussi graves", reconnaît le jeune homme, qui a repris l'arbitrage.
Et le cas n'est pas isolé. Si le monde professionnel a fait la Une des journaux pour des débordements de supporters, le football du dimanche a lui aussi vécu un exercice marqué par l'insécurité.
Suspension des entraînements à Boulogne-Billancourt pour protester contre les incivilités de parents, report d'un week-end de compétition en Seine-et-Marne après l'agression d'un arbitre à Melun, durcissement des sanctions en Ligue Auvergne-Rhône-Alpes après une autre agression d'arbitre... Les instances locales ont multiplié les mesures.





