PARIS: La ville de Calais, dans le nord de la France, est depuis plusieurs années la scène d’un ballet qui se répète : les migrants qui y voient un point de passage privilégié pour rejoindre l’Angleterre face aux services de police qui tentent de les en empêcher.
Jusqu’à 2018, les migrants tentaient le passage en s’introduisant dans -ou sous- des camions embarquant sur des ferrys ou utilisant le tunnel sous la Manche. Face aux contrôles renforcés des forces de l’ordre et à un dispositif de barricades destinées à stopper l’accès à ces véhicules, le phénomène s’est déporté sur les plages.
Les traversées migratoires à bord de petites embarcations se sont ainsi multipliées cette année, avec plus de 15 000 migrants recensés au 31 août, au risque d'un danger accru, selon Philippe Dutrieux, préfet maritime de la Manche et de la mer du Nord.
Depuis le démantèlement en 2016 de la “Jungle” située près de la ville, une ancienne décharge devenue campement de fortune pour les réfugiés, leur situation s’est encore dégradée. Les forces de l’ordre évacuent régulièrement les camps de fortune qui se forment sur le littoral, et ont pris pour habitude de chasser les migrants qu’ils trouvent en ville toutes les 48h.
Théâtre de cette lutte, l’agglomération a pour priorité de retrouver son image de ville touristique, quelque peu écornée.
Mais la confrontation entre migrants et autorités est loin d'être finie. Tant que la question des migrations en provenance de pays en crise vers l’Union européenne ne sera pas réglée, Calais continuera d'être une plateforme importante pour celles et ceux qui veulent, parfois au péril de leur vie, rejoindre à tout prix l’Angleterre.





