PARIS: Le président Emmanuel Macron a reçu aujourd’hui à l'Elysée son homologue Ismaïl Omar Guelleh, pour un déjeuner de travail.
Cette visite, qui fait suite au voyage du président français en Djibouti en mars 2019, vise à "renouveler son accord de défense avec Djibouti" , qui lui reproche régulièrement son manque d'investissements économiques dans le pays, la France prend soin de vanter "les bénéfices mutuels de ce partenariat".
Ilot de stabilité prisé dans une région troublée, Djibouti offre un point d'appui stratégique à la France qui compte y maintenir sa plus grande base militaire à l'étranger, à l'issue de la renégociation de ses accords de défense avec le petit Etat d'Afrique de l'Est.
Liée à l'ancienne colonie française par des accord signés en 1977 puis 2011, Paris a de multiples raisons de vouloir conserver sa place sur ce confetti d'un million d'habitants, situé à quelques encablures du détroit stratégique de Bab-el-Mandeb, où transite un grande part du commerce mondial entre Asie et Occident.
Moyennant un loyer annuel de 40 millions de dollars et la défense de l'espace aérien djiboutien, "nous jouissons ici d'une liberté d'action et d'entraînement inégalée", fait valoir le commandant de la base aérienne des FFDJ, le colonel Olivier Saunier.
Surtout, dans cette enclave cernée par les pays en crise, entre Yémen, Erythrée et Somalie, "l'intérêt de notre présence est d'offrir à nos autorités une appréciation de situation", souligne le commandant des FFDJ, le général Stéphane Dupont. De cette base, les 1 500 militaires français peuvent accueillir et projeter rapidement des forces en cas de crise dans la sous-région, vers l'océan Indien ou le Moyen-Orient.






