PARIS: Le Conseil français du culte musulman (CFCM) est comme un être né avec une malformation congénitale grave. L’altération de cette malformation négligée au fil du temps place aujourd’hui cette association dans une situation d’agonie.
Alors que les musulmans de France se trouvent dans l’obligation de concilier les exigences du mois sacré du ramadan avec celles de la pandémie de Covid, le CFCM, instance censée les représenter auprès des autorités publiques, est en proie à des querelles internes qui font planer le doute sur sa pérennité.
Jusqu’au mois de mars dernier, pourtant, l’association paraissait en parfait état de marche.
Un cap d’une grande importance a été franchi avec l’adoption d’une charte très attendue qui doit réguler le statut des imams en France et l’annonce de la création d’un Conseil national des imams.
Le texte a été signé le 17 janvier dernier en présence de président français, Emmanuel Macron, par toutes les fédérations du CFCM, à l’exception de trois d’entre elles.
Les non-signataires sont le Millî Gôrüs, que l’on dit proche du parti kurde PKK, le Comité de coordination des musulmans turcs de France (CCMTF) et le mouvement Foi et pratique ou «Tabligh».





