Le collège de Samuel Paty a porté plainte pour menace

Le président français Emmanuel Macron rendant hommage à Samuel Paty dans la cour de l'Université de la Sorbonne à Paris le 21 octobre 2020. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron rendant hommage à Samuel Paty dans la cour de l'Université de la Sorbonne à Paris le 21 octobre 2020. (AFP)
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Le collège de Samuel Paty a porté plainte pour menace

Le collège de Samuel Paty a porté plainte pour menace
  • Cette plainte a été déposée «pour outrage et menace de crime ou de délit contre personne chargée de mission de service public»
  • Selon le rectorat, la cheffe d'établissement a porté plainte le 10 décembre «suite à un message menaçant sur la boîte vocale du collège»

PARIS : La principale du Bois d'Aulne à Conflans-Saint-Honorine, où enseignait Samuel Paty, a porté plainte après avoir reçu un message vocal «menaçant», qui accusait le collège de laxisme dans la défense du professeur décapité, a-t-on appris mardi de sources concordantes.

Cette plainte a été déposée «pour outrage et menace de crime ou de délit contre personne chargée de mission de service public», a indiqué le parquet de Versailles, sollicité par l'AFP.

Selon le rectorat, la cheffe d'établissement a porté plainte le 10 décembre «suite à un message menaçant sur la boîte vocale du collège».

Une source proche de l'enquête en cours a, de son côté, précisé à l'AFP que ce message était constitué d' «un mélange d'insultes et de menaces» visant le collège et l'accusant, en substance, de laxisme dans la défense de M. Paty.

Le 16 octobre, Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie de 47 ans, a été décapité par un Russe tchétchène radicalisé, après avoir montré des caricatures du prophète Mahomet à ses élèves, dans le cadre de cours sur la liberté d'expression.

Début décembre, une enquête administrative de l'Education nationale a été publiée, restituant les événements survenus avant son assassinat. Le rapport conclut notamment que l'institution et l'établissement ont pris «des dispositions avec réactivité pour gérer le trouble».

A l'inverse, l'avocate de la famille de M. Paty, Virginie Le Roy, a jugé que «les institutions», dont l'Education nationale, n'avaient «pas su protéger» le professeur.