Politique de la chaise vide des oppositions à l'Assemblée face à Woerth rallié à Macron

Député LR et président de la commission des finances de l'Assemblée nationale Eric Woerth. (AFP).
Député LR et président de la commission des finances de l'Assemblée nationale Eric Woerth. (AFP).
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Politique de la chaise vide des oppositions à l'Assemblée face à Woerth rallié à Macron

Politique de la chaise vide des oppositions à l'Assemblée face à Woerth rallié à Macron
  • Les oppositions ont bruyamment quitté la commission des Finances à l'Assemblée face à son président Eric Woerth passé de LR au camp macroniste
  • Le règlement de l'Assemblée stipule que le président de la commission doit appartenir à l'opposition au moment de son élection mais pas forcément au-delà

PARIS: Les oppositions ont bruyamment quitté mercredi la commission des Finances à l'Assemblée face à son président Eric Woerth passé de LR au camp macroniste, qui a une nouvelle fois refusé de démissionner de son poste.

L'ancien ministre sarkozyste a annoncé il y a une semaine qu'il soutiendrait Emmanuel Macron plutôt que Valérie Pécresse pour la présidentielle, et a quitté dans la foulée le groupe LR pour devenir apparenté au groupe LREM.

Or la présidence de la commission des Finances revient de droit à un député d'opposition.

Par la voix de Véronique Louwagie, les députés LR ont demandé "solennellement" mercredi matin à M. Woerth de "démissionner", au nom "des droits de l'opposition" et d'un "esprit d'équilibre démocratique".

La cheffe de file des députés socialistes Valérie Rabault a fait de même, réclamant de "l'exemplarité" et soulignant que la commission "peut être convoquée à tout moment" dans les quatre mois restant de la législature.

"Assumez votre choix", a renchéri Michel Zumkeller (UDI), suivi par Charles de Courson (Libertés et territoires) qui a plaidé pour une "clarification".

Eric Coquerel (LFI) a indiqué qu'il se porterait candidat le cas échéant.

Mais la majorité a fait bloc derrière sa nouvelle recrue. Le règlement de l'Assemblée stipule que le président de la commission doit appartenir à l'opposition au moment de son élection mais pas forcément au-delà, a fait valoir le rapporteur du budget Laurent Saint-Martin (LREM).

Et la commission des Finances "mérite mieux que l'importation d'un débat politique et symbolique".

Impavide, Eric Woerth a affirmé: "je ne démissionnerai pas, c'est ainsi". "Je ne soutiens pas le premier mandat d'Emmanuel Macron, j'ai dit que j'allais soutenir le 2e mandat d'Emmanuel Macron", a-t-il ajouté, se faisant aussitôt huer.

Les députés d'opposition ont alors quitté la salle, laissant la réunion se poursuivre en présence de la majorité autour de diverses auditions.