Présidentielle: Macron défend son projet, un «candidat-caméléon» pour Pécresse

Présidentielle: Macron défend son projet, un «candidat-caméléon» pour Pécresse
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Présidentielle: Macron défend son projet, un «candidat-caméléon» pour Pécresse

Présidentielle: Macron défend son projet, un «candidat-caméléon» pour Pécresse
  • Les derniers sondages confirment l'érosion de Valérie Pécresse, à 10,5%, soit à la 5ème place
  • Marine Le Pen a stigmatisé un président qui pendant cinq ans a fait une gestion de technicien, confiée à des techniciens

PARIS: Le président-candidat Emmanuel Macron a retrouvé le terrain vendredi pour défendre son projet de second mandat donnant un coup d'accélérateur à la campagne présidentielle qui voit Valérie Pécresse reculer un peu plus dans les sondages, à 23 jours du premier tour.

Au lendemain d'une conférence de presse fleuve, Emmanuel Macron  a assuré à Pau le service après vente d'un programme aux allures de "mi-mandat" qui promet 15 milliards d'euros de baisses d'impôts et vise le "plein emploi" d'ici cinq ans.

Interrogé pendant trois heures et demie par des lecteurs de la presse régionale, il a notamment assuré que la nouvelle réforme des retraites - âge de départ à 65 ans, suppression de régimes spéciaux - sera "moins chamboule-tout" que celle de 2020.

"Le système universel, ça changeait trop les règles, c'était trop anxiogène", a-t-il reconnu. 

La réforme des retraites en 2020 s'était heurtée à un tir de barrage des partenaires sociaux et déclenché un vaste mouvement de grèves, avant d'être enterrée au début de la pandémie de Covid-19.

«Spectacle de catch truqué»

Fort de son statut de favori et de chef de l'Etat en pleine guerre en Ukraine, le président, qui s'est entretenu de nouveau avec Vladimir Poutine pendant plus d'une heure vendredi après-midi, impose à la fois son tempo et son agenda à la campagne, prenant l'initiative et laissant ses adversaires réagir et critiquer l'absence de débat démocratique.

M. Macron refuse de débattre directement avec eux et n'a pour l'heure prévu qu'un seul meeting, le 2 avril à Paris.

Dans le camp Pécresse, qui craint le "vote utile" à droite en faveur de M. Macron, on s'est efforcé vendredi de se démarquer du président-candidat, après l'avoir accusé la veille de piller leurs idées.

En réunion publique à Toulouse, la candidate LR a concentré ses attaques sur un "candidat caméléon", qui "cède à la rue", avant d'exhorter ses sympathisants: ""Ne laissez personne vous dire que tout est joué, que cette élection est déjà écrite".

Mais pour son rival d'extrême droite Eric Zemmour, Mme Pécresse et M. Macron sont des "clones".