PARIS: Quel que soit le résultat des élections en Israël, la diplomatie française gardera son "cap" et continuera de pousser pour une solution à deux États israélien et palestinien vivant côte à côte "en paix", a déclaré mercredi le ministre français des Affaires étrangères.
"Notre cap ne variera pas" si la coalition du Premier ministre sortant Benjamin Netanyahu devait l'emporter ou si la victoire revenait au bloc de l'opposition, a affirmé Jean-Noël Barrot sur France 2.
Relations France-Israël
La France et Israël entretiennent des relations houleuses, en particulier depuis que le président Emmanuel Macron a reconnu il y a un an un État de Palestine.
Tout récemment, il a annoncé qu'il allait cesser le commerce avec les colonies israéliennes illégales situées en Cisjordanie occupée.
Le ministre français s'est néanmoins refusé à dire que la relation serait plus apaisée avec le bloc d'opposition.
Notre cap est très clair et notre position est inchangée. C'est-à-dire que ce que nous souhaitons, c'est la sécurité pour Israël, mais c'est aussi la perspective de deux États vivant côte à côte, reconnus et respectés dans leur droit, en paix, a martelé Jean-Noël Barrot.
Résultats des élections
Alors qu'aucune majorité gouvernementale ne se dessine mercredi matin après le dépouillement de la moitié des suffrages exprimés, Jean-Noël Barrot observe que le taux de participation record montre que "le peuple israélien avait quelque chose à dire".
Il faut attendre la fin du dépouillement. Il faut laisser les choses se faire. Il faut prendre les gouvernements que les peuples vous donnent. C'est ainsi que nous procédons, c'est ainsi que nous travaillons et c'est ainsi que nous allons le faire, a-t-il poursuivi.
Il a enfin relevé "le score des partis arabes qui atteignent des scores historiques". "Cela va sans doute peser dans les choix qui seront ceux du futur gouvernement, car il y aura une force nouvelle au Parlement, ou en tout cas une force plus importante", a-t-il ajouté.
Après le dépouillement de 51,8% des bulletins, le Likoud (droite) de Benjamin Netanyahu et ses alliés sont crédités de 55 sièges sur les 120 que compte la Knesset, contre 49 pour le bloc de l'opposition et 16 pour les partis arabes, selon les données publiées par la Commission électorale.
Ces résultats partiels sont susceptibles de changer grandement au fur et à mesure que le dépouillement avance. Plusieurs sondages à la sortie des urnes publiés mardi mettaient les camps au coude-à-coude et sans majorité.





