La Finlande est en sécurité depuis son adhésion à l'Otan, selon son ministre des AE

La Finlande est en sécurité depuis son adhésion à l'Otan, selon son ministre des AE
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La Finlande est en sécurité depuis son adhésion à l'Otan, selon son ministre des AE

La Finlande est en sécurité depuis son adhésion à l'Otan, selon son ministre des AE
  • Pekka Haavisto a exprimé sa gratitude à l'Arabie saoudite pour avoir fourni une tribune aux factions soudanaises pour discuter du cessez-le-feu
  • Il a offert le soutien d'Helsinki à l'économie circulaire, un modèle également soutenu par l'Arabie saoudite

HELSINKI: Malgré son armée d’envergure, composée d’un corps de conscrits et de 300 000 réservistes, la Finlande se sent plus en sécurité depuis qu'elle a rejoins l'Otan, a déclaré Pekka Haavisto, son ministre des Affaires étrangères, à Arab News.

L'invasion de l'Ukraine par la Russie en février 2022 a déclenché une série d'événements qui ont abouti à ce que la Finlande devienne le 4 avril le 31e membre de l'alliance militaire occidentale, doublant ainsi la longueur de la frontière de la Russie avec l'Otan.

«Si nous jamais sommes attaqués, nous sommes plus en sécurité puisque nous pouvons obtenir le soutien de l'Otan à tout moment», a signalé Haavisto lors d'un entretien à Helsinki, qui a porté sur des questions allant de la guerre en Ukraine aux crises dans la Corne de l'Afrique, en passant par le rôle prépondérant de son pays en tant que champion du développement durable.

En réponse à la décision de la Finlande, les autorités russes ont proféré des menaces à peine voilées à l'encontre du pays qui, jusqu'à l'année dernière, maintenait une politique de non-alignement militaire. Le Kremlin a qualifié l'adhésion à l'Otan d'«empiètement sur notre sécurité et sur les intérêts nationaux de la Russie», ce qui obligerait la Russie à «prendre des contre-mesures».

Haavisto, qui a officiellement remis le mois dernier le document d'adhésion de la Finlande à l'Otan au secrétaire d'État américain, Antony Blinken, à Bruxelles, a qualifié d'«imprévisible» la possibilité que la Russie lance une attaque contre la Finlande.

«Ce que nous craignons, bien sûr, c'est que la Russie puisse faire d'autres erreurs de calcul en Europe, et nous ne voulons pas faire partie d'une erreur de calcul», a-t-il indiqué.

Haavisto a précisé que la Finlande disposait de «l'option Otan» depuis 2004, ce qui signifie que même si le pays est hors de l'organisation, tout événement préoccupant peut l'amener à demander l'adhésion.

«Mais notre estimation de la situation a changé», a-t-il révélé, faisant allusion à l'invasion de l'Ukraine. «Nous avons décidé, avec la Suède, de demander l'adhésion à l'Otan pour notre propre sécurité.

«Nous ne menacerons personne. Nous ne sommes pas menacés actuellement. Mais, bien sûr, quand on voit une guerre en Europe, on peut toujours imaginer ce qu'une escalade de la guerre pourrait signifier.»

Alors que la Finlande et la Suède ont demandé leur adhésion à l'Otan le 5 juillet de l'année dernière, leur adhésion à l'alliance a été bloquée pendant des mois. Pour qu'un pays rejoigne l'Otan, tous les membres existants doivent ratifier l'adhésion, et dans le cas de la Suède et de la Finlande, la Turquie et la Hongrie ont initialement refusé de le faire.

La Turquie a notamment adressé plusieurs demandes à la Suède et à la Finlande, dont l'extradition de plusieurs personnes qu'elle considère comme des terroristes et la levée de l’embargo sur les armes, imposé à Ankara après l'envoi de ses forces dans le nord de la Syrie en 2019.

Dans le cadre des négociations, la Suède a annoncé qu'elle autoriserait à nouveau les exportations d'armes vers la Turquie et qu'elle adopterait des lois antiterroristes plus strictes. La Finlande a fait de même en janvier.

Bien que la Turquie ait finalement ratifié l'adhésion de la Finlande, la candidature suédoise est toujours à l’étude.

«Il y a de bonnes chances qu'avant le sommet de l'Otan en juillet à Vilnius, la Suède soit approuvée en tant que membre de l'Otan», a affirmé Haavisto.

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, ayant été réélu pour un nouveau mandat de cinq ans. Haavisto suit de près plusieurs questions de politique étrangère liées à la Turquie, en plus de la demande d'adhésion de la Suède à l'Otan.

Il a souligné l'importance des relations entre la Turquie et la Syrie, affirmant que «les destins de la Turquie et de la Syrie sont fortement interdépendants» et a appelé à «une voie pacifique» vers une solution politique en Syrie.