NATIONS UNIES: Aucune organisation ne peut "remplacer" l'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), qu'Israël accuse de "cacher des terroristes", afin d'aider la population de la bande de Gaza, a mis en garde mardi une haute responsable de l'ONU.
"Il n'y a en aucune manière une organisation capable de remplacer ou de se substituer à la capacité énorme et au tissu de l'Unrwa, et à sa connaissance de la population de Gaza", a déclaré à la presse la coordinatrice humanitaire de l'ONU pour le territoire, Sigrid Kaag.
Elle s'exprimait au siège de l'ONU à New York après une réunion à huis clos du Conseil de sécurité.
Dans la bande de Gaza, territoire palestinien totalement assiégé par Israël et en proie à une crise humanitaire majeure, des quartiers entiers ont été détruits par les bombardements qui ont poussé 1,7 million des 2,4 millions d'habitants à fuir leur foyer, selon l'ONU.
Mais les opérations d'aide aux civils de l'Unrwa sont depuis le week-end dernier menacées après qu'Israël a accusé 12 de ses 30.000 employés régionaux d'implication dans l'attaque sanglante du 7 octobre menée par le mouvement palestinien Hamas.
Le gouvernement israélien a accusé mardi l'agence onusienne d'être "fondamentalement compromise", en laissant notamment le Hamas "utiliser ses infrastructures" pour mener ses activités militaires et "cacher des terroristes".
L'agence a aussi "embauché massivement des terroristes" parmi ses 13.000 employés à Gaza et s'est "appuyée sur le Hamas pour la distribution de l'aide", a affirmé le porte-parole du gouvernement Eylon Levy, dans une vidéo.
"Environ 10%" des employés sont des membres du Hamas et du Jihad islamique", l'autre important mouvement islamiste à Gaza, et "environ 50% sont parents au premier degré de ces membres", a-t-il affirmé.
Il n'a pas avancé de preuves pour étayer ces accusations, que l'AFP n'a pas été en mesure de vérifier.
Les accusations portées par Israël sont intervenues peu après une décision très attendue de la Cour internationale de Justice, plus haute juridiction de l'ONU, qui avait demandé vendredi à Israël d'empêcher d'éventuels actes de "génocide" à Gaza et de "prendre des mesures immédiates" pour permettre la fourniture de l'aide humanitaire.





