L’ONU avertit que la vie des Palestiniens est en jeu, après les allégations concernant l'UNRWA

Stephane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a déclaré à Arab News que l'ONU « ferait tout ce qui est en son pouvoir pour apaiser les inquiétudes des donateurs. Et bien sûr, nous avons aussi ces préoccupations » (Photo, Reuters).
Stephane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a déclaré à Arab News que l'ONU « ferait tout ce qui est en son pouvoir pour apaiser les inquiétudes des donateurs. Et bien sûr, nous avons aussi ces préoccupations » (Photo, Reuters).
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Publié le Mardi 30 janvier 2024

L’ONU avertit que la vie des Palestiniens est en jeu, après les allégations concernant l'UNRWA

  • Le secrétaire général Antonio Guterres s'est dit «horrifié» par les allégations selon lesquelles des travailleurs de l’UNRWA ont participé aux attaques du 7 octobre contre Israël
  • Stephane Dujarric, porte-parole du secrétaire général, déclare à Arab News que l'ONU est préoccupée par les attaques contre l'Unrwa et le manque de financement de l'agence

NEW YORK: L'ONU a déclaré qu'elle prenait des « mesures rapides » en réponse aux allégations de ces derniers jours selon lesquelles plusieurs employés de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (Unrwa) ont participé aux attaques du 7 octobre contre Israël.

Stephane Dujarric, porte-parole du Secrétaire général Antonio Guterres, a révélé qu'une enquête du Bureau des services de contrôle interne de l'ONU (BSCI) avait été immédiatement lancée.

Il a déclaré à Arab News que les Nations unies « feraient tout ce qui est en leur pouvoir pour apaiser les inquiétudes des donateurs. Et bien sûr, nous avons aussi ces préoccupations ».

Plusieurs donateurs importants, dont le Royaume-Uni, la Finlande et l'Union européenne, se sont joints aux États-Unis pour annoncer, au cours du week-end, la suspension du financement de l’Unrwa.

Cette annonce intervient alors que la Cour internationale de justice de La Haye a appelé à une action « immédiate et efficace » pour garantir l'acheminement de l'aide humanitaire aux civils de Gaza.

Lors d'un appel téléphonique avec Guterres dimanche, Josep Borrell, haut représentant de l'Union européenne (UE) pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, a exprimé sa « vive inquiétude » face à la situation humanitaire désastreuse à Gaza. Il s'est engagé à ce que l'UE, l'un des principaux donateurs de l'Unrwa, ne prévoie pas de verser de nouveaux fonds à l'agence avant au moins la fin du mois de février, mais qu'elle continue néanmoins à fournir une aide essentielle aux Palestiniens de Gaza « sans relâche, par l'intermédiaire d'organisations partenaires ».

La Commission européenne a indiqué qu'elle réexaminerait la décision de suspendre le financement lorsque l'enquête de l'ONU sur l'agence sera terminée. Elle a ajouté qu'elle attendait de l'Unrwa qu'il accepte que des experts indépendants nommés par l'UE procèdent à un audit de l'agence et, en particulier, des systèmes mis en place « afin d’empêcher l'implication éventuelle de son personnel dans des activités terroristes ».

La commission a également demandé une vérification de « tout le personnel de l'Unrwa (pour) confirmer qu'il n'a pas participé aux attaques du 7 octobre ».

M. Dujarric a signalé que Guterres était personnellement horrifié par les accusations portées contre les employés de l'Unrwa, mais il a ajouté que le message du secrétaire général aux donateurs, en particulier ceux qui ont suspendu leur financement, est de « garantir au moins la continuité des opérations de l'Unrwa, car nous avons des dizaines de milliers d'employés dévoués qui travaillent dans toute la région ».

Ce n'est pas tant l'existence de l'Unrwa qui est en jeu, a prévenu M. Dujarric, « c'est la vie des personnes que l'agence sert qui est en jeu ».

Les perspectives pour l'agence et « les millions de personnes qu'elle sert, non seulement à Gaza, mais aussi à Jérusalem-Est, en Cisjordanie, en Jordanie, au Liban et en Syrie, sont très sombres », a-t-il ajouté.

Martin Griffiths, sous-secrétaire général des Nations unies aux affaires humanitaires, a insisté sur le fait que la population de Gaza endurait depuis des mois « des horreurs et des privations impensables ». Leurs besoins n'ont jamais été aussi importants et la capacité humanitaire des Nations unies à leur venir en aide n'a jamais été aussi menacée, a-t-il alerté.

« Nous devons être à plein régime pour donner à la population de Gaza un moment d'espoir. Ce n'est pas le moment de les laisser tomber », a souligné M. Griffiths.

Dès qu'il a été informé de l'implication présumée d'employés de l'Unrwa dans les attaques contre Israël, le commissaire général de l'agence, Philippe Lazzarini, a déclaré qu'il avait immédiatement mis fin à leurs contrats et lancé une enquête sur ces allégations.

« Tout employé de l'Unrwa impliqué dans des actes de terrorisme devra rendre des comptes, notamment par le biais de poursuites pénales », a assuré M. Lazzarini, faisant écho à l'engagement pris par M. Dujarric.

« Ces allégations choquantes surviennent alors que plus de deux millions de personnes à Gaza dépendent de l'aide vitale que l'agence fournit depuis le début de la guerre. Quiconque trahit les valeurs fondamentales des Nations unies trahit également ceux que nous servons à Gaza, dans la région et ailleurs dans le monde », a-t-il mentionné.

Interrogé sur les raisons pour lesquelles une procédure régulière n'a pas été suivie pour couper les liens avec les employés visés par les allégations, M. Dujarric a répondu: « Historiquement, les chefs d'agence et le secrétaire général ont le pouvoir de licencier immédiatement du personnel lorsqu'ils disposent d'informations qui les amènent à penser que ce personnel doit être licencié immédiatement. »

Plusieurs organisations humanitaires se sont déclarées choquées par la décision « irréfléchie » de certains donateurs de suspendre leur financement à l'Unrwa et ont réitéré leurs avertissements concernant les risques croissants de famine et d'épidémies dans la bande de Gaza.

Les organisations non gouvernementales ont demandé aux pays donateurs de réaffirmer leur soutien à l'agence, d'annuler les suspensions de financement et d'augmenter les niveaux d'aide humanitaire qu'ils fournissent afin de répondre aux besoins urgents à Gaza et dans l'ensemble de la région.

M. Dujarric s'est félicité de ce message de soutien à l'agence: « Je crois que les membres de la communauté des organisations non gouvernementales comprennent le travail essentiel que l'Unrwa accomplit actuellement pour maintenir les gens en vie, les résultats qu'ils ont obtenus depuis le début de ce conflit, mais aussi, plus largement, tout le travail qu'ils accomplissent, non seulement à Gaza, mais aussi en Cisjordanie, au Liban, en Syrie et en Jordanie. »

Interrogé par Arab News sur le moment de ces allégations contre les 12 employés de l'Unrwa et sur le lien éventuel entre ces allégations et la décision de la Cour internationale de justice selon laquelle des actes de génocide pourraient être commis à Gaza, M. Dujarric a répondu : « Nous n’avons aucun contrôle ni aucun commentaire sur le continuum espace-temps dans lequel nous vivons. »

Sur la question de savoir si Guterres est préoccupé par la possibilité qu’il y ait un effort délibéré pour détruire l'Unrwa, étant donné que le gouvernement israélien n'a cessé d'attaquer l'agence depuis le début de la guerre et qu'un ministre a même déclaré que la guerre ne pouvait être gagnée sans sa destruction, M. Dujarric a répondu : « Bien sûr. Bien sûr, nous sommes préoccupés par les attaques et le manque de financement de l'Unrwa. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La médiation saoudienne permet la libération de détenus pakistanais en Afghanistan

Les trois Pakistanais ont été remis à la délégation saoudienne en visite. (X/@Zabehulah_M33)
Les trois Pakistanais ont été remis à la délégation saoudienne en visite. (X/@Zabehulah_M33)
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  • Le porte-parole du gouvernement afghan a indiqué que les détenus ont été libérés en signe de bonne volonté

DUBAÏ : L’Arabie saoudite a facilité la libération de trois détenus pakistanais retenus en Afghanistan, suite à une demande du Royaume et à la visite d’une délégation saoudienne à Kaboul avant le mois sacré du Ramadan.

Le porte-parole du gouvernement afghan, Zabihullah Mujahid, a déclaré mardi que les détenus avaient été libérés en signe de bonne volonté, reflétant la politique de l’Afghanistan de maintenir des relations positives avec les autres pays et en reconnaissance des efforts de médiation saoudiens.

Les trois Pakistanais avaient été capturés lors d’affrontements frontaliers entre les forces afghanes et pakistanaises le 12 octobre 2025, et ont été remis à la délégation saoudienne en visite.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Israël accusé de vouloir étendre Jérusalem vers la Cisjordanie

Des ONG israéliennes ont dénoncé mardi un projet gouvernemental prévoyant la construction d'une nouvelle colonie en bordure de Jérusalem, qui reviendrait selon elles à étendre la ville en empiétant sur la Cisjordanie, occupée depuis 1967. (AFP)
Des ONG israéliennes ont dénoncé mardi un projet gouvernemental prévoyant la construction d'une nouvelle colonie en bordure de Jérusalem, qui reviendrait selon elles à étendre la ville en empiétant sur la Cisjordanie, occupée depuis 1967. (AFP)
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  • Ces mesures ont été qualifiées d'"illégales" par l'ONU et nombre de capitales arabes et occidentales, alors que la croissance des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée atteint un niveau record
  • Le ministère de la Construction et du Logement a annoncé le 3 février un projet d'extension vers l'ouest de la colonie de Geva Binyamin, ou Adam, située en Cisjordanie occupée, qui aboutirait à la création d'un nouveau quartier en bordure de Jérusalem-Est

JERUSALEM: Des ONG israéliennes ont dénoncé mardi un projet gouvernemental prévoyant la construction d'une nouvelle colonie en bordure de Jérusalem, qui reviendrait selon elles à étendre la ville en empiétant sur la Cisjordanie, occupée depuis 1967, à l'heure où les critiques se multiplient face à une annexion rampante du territoire.

Ce projet, encore au stade initial, a été publié début février alors que différentes mesures gouvernementales visant à renforcer le contrôle israélien sur la Cisjordanie font redouter une annexion par Israël de ce territoire palestinien.

Ces mesures ont été qualifiées d'"illégales" par l'ONU et nombre de capitales arabes et occidentales, alors que la croissance des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée atteint un niveau record.

Le ministère de la Construction et du Logement a annoncé le 3 février un projet d'extension vers l'ouest de la colonie de Geva Binyamin, ou Adam, située en Cisjordanie occupée, qui aboutirait à la création d'un nouveau quartier en bordure de Jérusalem-Est, la partie de la ville sainte occupée et annexée par Israël en 1967 après la conquête de la Cisjordanie.

Les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est, dont l'annexion n'est pas reconnue par la communauté internationale, la capitale du futur Etat auquel ils aspirent.

Un projet "symbolique" 

Le nouveau projet, selon le ministère, prévoit la construction de "2.780 unités de logement et une vaste modernisation des infrastructures" dans le cadre de l'extension de Geva Binyamin, pour un montant d'environ 120 millions de shekels (33 millions d'euros).

Mais selon l'ONG La Paix maintenant, opposée à la colonisation, ce projet reviendrait à "une extension" pure et simple de Jérusalem en Cisjordanie, sans précédent depuis 1967.

"Le nouveau quartier sera partie intégrante de la ville de Jérusalem et en particulier de la colonie de Neve Yaakov, construite dans le nord de Jérusalem", a expliqué mardi à l'AFP Lior Amihai, directeur exécutif de La Paix maintenant.

"Ce qui est unique dans ce cas, c'est que le quartier sera relié directement à Jérusalem (...) mais se trouvera intégralement sur le territoire de la Cisjordanie, adjacent à Jérusalem", a-t-il ajouté, en voyant dans ce projet une dimension "symbolique".

"Tout changement touchant à Jérusalem est sensible, pour l'opinion israélienne mais aussi pour les Palestiniens", souligne-t-il.

"Comme des habitants de Jérusalem" 

Aviv Tatarsky, un chercheur de l'ONG Ir Amim, qui travaille sur la place de Jérusalem dans le conflit israélo-palestinien, affirme lui aussi que ce projet équivaut dans les faits à une expansion de la ville.

"Si des gens y vivent, ils vivront là comme des habitants de Jérusalem", a-t-il déclaré à l'AFP. "Dans la pratique, ce n'est pas la colonie qui sera étendue, mais Jérusalem".

A l'heure où une annexion formelle reste difficilement réalisable, "il est beaucoup plus facile de créer une situation de fait sur le terrain", ajoute le chercheur.

La Paix maintenant a souligné, dans un communiqué illustré par une carte, que le nouveau quartier serait séparé de la colonie d'Adam par le mur érigé par Israël dans les années 2000, qui longe la quasi-totalité de la frontière avec la Cisjordanie mais dont le tracé à cet endroit ne suit pas exactement la limite administrative et dévie vers l'est en contournant une colline.

Il n'existera donc "aucune connexion territoriale" entre la nouvelle colonie et celle d'Adam, ajoute l'ONG.

Hormis Jérusalem-Est, plus de 500.000 Israéliens vivent aujourd'hui en Cisjordanie dans des colonies que l'ONU juge illégales au regard du droit international, au milieu de quelque trois millions de Palestiniens.

La colonisation s'est poursuivie sous tous les gouvernements israéliens, de gauche comme de droite depuis 1967. Elle s'est nettement intensifiée sous l'actuel gouvernement dirigé par Benjamin Netanyahu, l'un des plus à droite de l'histoire d'Israël, en particulier depuis le début de la guerre à Gaza le 7 octobre 2023.

L'expansion de la colonisation juive en Cisjordanie est considérée par l'ONU, avec la poursuite des violences entre populations locales palestiniennes, colons juifs et armée israélienne, comme l'un des principaux obstacles à la résolution du conflit israélo-palestinien.

La croissance des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée a atteint en 2025 un niveau record depuis le début du suivi de l'ONU en 2017, selon un rapport de l'ONU.


Syrie: les autorités évacuent le camp de proches de jihadistes d'al-Hol

Les autorités syriennes ont commencé à transférer mardi les habitants restants du camp d'al-Hol vers un autre site du nord de la Syrie, après l'évasion de milliers de proches de jihadistes étrangers qui y étaient détenus. (AFP)
Les autorités syriennes ont commencé à transférer mardi les habitants restants du camp d'al-Hol vers un autre site du nord de la Syrie, après l'évasion de milliers de proches de jihadistes étrangers qui y étaient détenus. (AFP)
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  • Selon un responsable gouvernemental ayant requis l'anonymat, les autorités ont commencé à transférer les familles d'al-Hol vers le camp d'Akhtarin, au nord d'Alep
  • Al-Hol, le plus grand camp de proches de jihadistes de l'Etat islamique (EI) en Syrie, était contrôlé par les forces kurdes jusqu'à fin janvier. Elles s'en sont retirées sous pression militaire du pouvoir central, qui a ensuite repris la main

DAMAS: Les autorités syriennes ont commencé à transférer mardi les habitants restants du camp d'al-Hol vers un autre site du nord de la Syrie, après l'évasion de milliers de proches de jihadistes étrangers qui y étaient détenus.

"L'évacuation a commencé aujourd'hui", a déclaré à l'AFP le responsable intérimaire du camp, Fadi al-Qassem, ajoutant: "le camp va être entièrement évacué d'ici une semaine, et il ne restera personne".

"Nous avons évalué les besoins du camp et avons constaté qu'il manquait les conditions essentielles pour y habiter, et avons donc décidé en urgence de transférer" la population vers "des camps existants à Alep", a-t-il ajouté.

Selon un responsable gouvernemental ayant requis l'anonymat, les autorités ont commencé à transférer les familles d'al-Hol vers le camp d'Akhtarin, au nord d'Alep.

Al-Hol, le plus grand camp de proches de jihadistes de l'Etat islamique (EI) en Syrie, était contrôlé par les forces kurdes jusqu'à fin janvier. Elles s'en sont retirées sous pression militaire du pouvoir central, qui a ensuite repris la main.

Entre temps, des milliers de femmes et d'enfants de jihadistes étrangers se sont enfuis du camp qui abritait quelque 24.000 personnes, dont environ 6.300 étrangers, pour une destination inconnue.

Des sources humanitaires et des témoins avaient indiqué la semaine dernière à l'AFP que l'Annexe, une section de haute sécurité du camp où étaient détenues les familles de jihadistes étrangers, était désormais presque vide.

L'Annexe comptait des familles de 42 nationalités, dont un grand nombre originaires de Russie, du Caucase et des républiques d'Asie centrale, que leurs pays respectifs refusent de rapatrier.

"Diminution significative" 

Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a constaté "une diminution significative du nombre de résidents dans le camp d'Al-Hol au cours des dernières semaines", a précisé sa porte-parole Céline Schmitt.

"Il reste important que le gouvernement puisse identifier les ressortissants étrangers partis afin que les processus de rapatriement appropriés puissent être poursuivis", a-t-elle souligné, précisant que le HCR avait aussi été informé par les autorités du plan de transfert vers le camp d'Akhtarin.

Les forces kurdes avaient été le fer de lance de la lutte contre l'EI en Syrie, avec l'appui de la coalition multinationale dirigée par les Etats-Unis. Elles avaient incarcéré des milliers de jihadistes dans des prisons, et placé leurs familles dans des camps.

Après la prise de contrôle par les forces gouvernementales de vastes pans du nord et du nord-est de la Syrie et le retrait des Kurdes, les Etats-Unis ont transféré plus de 5.700 jihadistes de 61 nationalités vers l'Irak voisin.

Parmi eux figurent 3.543 Syriens, 467 Irakiens et 710 ressortissants d'autres pays arabes, ainsi que plus de 980 autres étrangers, notamment des Européens (Allemagne, Pays-Bas, France, Belgique, entre autres), des Américains et des Australiens.

Ces détenus transférés en Irak "risquent la disparition forcée, des procès inéquitables, la torture, les mauvais traitements et des violations du droit à la vie", a prévenu mardi Human Rights Watch dans un communiqué.

Les forces kurdes gardent pour le moment le contrôle d'un camp plus petit, Roj, où sont détenus des proches de jihadistes, pour la plupart des étrangers dont des Occidentaux, parmi lesquels des Français.

Lundi, les autorités kurdes avaient libéré 34 Australiens, proches de jihadistes, mais ils ont dû revenir dans ce camp en raison d'un problème de papiers. L'Australie a affirmé qu'elle ne leur fournirait aucune aide.