Les électeurs critiquent des sénateurs américains pour leur visite en Israël

Le sénateur américain Ted Cruz, à gauche, et le sénateur américain Bill Hagerty, s'exprimant lors d'une interview avec l'Associated Press à Jérusalem, le lundi 31 mai 2021 (Photo AP)
Le sénateur américain Ted Cruz, à gauche, et le sénateur américain Bill Hagerty, s'exprimant lors d'une interview avec l'Associated Press à Jérusalem, le lundi 31 mai 2021 (Photo AP)
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Publié le Mercredi 02 juin 2021

Les électeurs critiquent des sénateurs américains pour leur visite en Israël

  • En se rendant en Israël, les Républicains Lindsey Graham, Ted Cruz, et Bill Hagerty ont voulu exprimer leur soutien après la dernière guerre contre Gaza
  • «Ils misent sur le vote résolument évangélique dans leur État», affirme Kelley Vlahos, conseillère principale auprès du Quincy Institute for Responsible Statecraft

ATLANTA: Trois sénateurs républicains américains ont été critiqués sur les réseaux sociaux pour avoir visité Israël lors d'une importante fête nationale, le week-end dernier. 

Lindsey Graham, de Caroline du Sud; Ted Cruz, du Texas; et Bill Hagerty, du Tennessee, ont atterri en Israël samedi dernier pour exprimer leur soutien à ce pays à la suite de sa dernière guerre contre Gaza, qui a duré onze jours. 

Au moins 255 Palestiniens ont été tués, dont 66 enfants et 39 femmes, et 1 910 personnes ont été blessées, selon le ministère de la Santé de Gaza. 

Des milliers de maisons et de propriétés palestiniennes ont été complètement détruites. Douze personnes en Israël ont été tuées. 

Graham et Cruz ont publié des photos et des vidéos d'eux rencontrant le Premier ministre, Benjamin Netanyahou, et d'autres dirigeants israéliens. Les sénateurs se sont engagés à soutenir Israël avec plus de fonds et d'armes. 

En 2016, les États-Unis se sont engagés à fournir à Israël 38 milliards de dollars (environ 31 milliards d’euros) sur une période de dix ans, à partir de 2018, lui donnant plus d'argent que tout autre pays dans le monde. 

«Il est important que nous soyons ici, maintenant, pour déclarer sans équivoque que les États-Unis se tiennent aux côtés d’Israël», a déclaré Cruz sur Twitter. Ses électeurs ont toutefois pointé sur le réseau social qu’il avait choisi de passer des vacances avec sa famille au Mexique à la mi-février, alors que des dizaines de maisons et de propriétés ont été endommagées dans son État par une tempête. 

«Attendez un instant, je ne comprends pas. Ted se rend en Israël quand ce pays est bombardé, mais il va sur une plage dans un autre pays pendant l'une des pires catastrophes naturelles du Texas?», a par exemple tweeté l’un d’eux. 

Se référant à la prise d'assaut du Capitole, aux États-Unis, par des partisans de l'ancien président Donald Trump, un utilisateur de Twitter a blâmé Hagerty et Cruz. «Tenez-vous aux côtés des citoyens américains, après l’attaque que nous avons subie contre la démocratie le 6 janvier… Honte à vous!». 

Les électeurs de Graham lui ont reproché d'avoir quitté son État le week-end du Memorial Day, qui honore les soldats américains morts en accomplissant leurs devoirs militaires. Il est lui-même ancien officier de l'armée américaine. Un électeur l'a qualifié de «criminel rendant visite à un autre criminel», en référence à Netanyahou. 

Saul Anuzis, ancien président du Parti républicain du Michigan, a cependant déclaré que la visite des sénateurs en Israël ne leur coûterait pas de capital politique, leur électorat étant en grande partie composé de chrétiens évangéliques conservateurs. 

«Personne ne devrait être surpris de la visite des trois sénateurs en Israël, car elle est conforme aux opinions de leurs électeurs», explique-t-il à Arab News. «Le principal problème ici est le moment choisi pour le faire.» 

Kelley Vlahos, conseillère principale auprès du Quincy Institute for Responsible Statecraft, un groupe de réflexion sur la politique étrangère basé à Washington, affirme que «les sénateurs considèrent leur soutien à Israël comme une croisade à la fois politique et religieuse. Ils misent sur un vote résolument évangélique dans leur État». 

Évoquant l'absence de toute référence aux victimes palestiniennes du récent conflit, Vlahos explique que les sénateurs ne sont tout simplement pas intéressés par leur sort. «Des conservateurs comme ceux-ci n'ont jamais été dérangés par la question des droits humains palestiniens», conclut-elle.  

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Le roi Charles à New York pour célébrer les liens entre Royaume-Uni et Etats-Unis

Ce troisième jour de la visite d'Etat du roi intervient au lendemain d'un discours devant le Congrès américain, le premier pour un souverain britannique depuis 1991, et d'un banquet à la Maison Blanche. (AFP)
Ce troisième jour de la visite d'Etat du roi intervient au lendemain d'un discours devant le Congrès américain, le premier pour un souverain britannique depuis 1991, et d'un banquet à la Maison Blanche. (AFP)
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  • Charles III se rend mercredi à New York pour assister à une cérémonie au mémorial du 11-Septembre et célébrer les liens culturels et économiques entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis
  • Mercredi, Charles III et la reine Camilla commenceront leur visite à New York par une cérémonie de dépôt de gerbe au mémorial des attentats du 11 septembre 2001, qui ont tué près de 3.000 personnes il y a 25 ans

NEW YORK: Charles III se rend mercredi à New York pour assister à une cérémonie au mémorial du 11-Septembre et célébrer les liens culturels et économiques entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis à un moment de tensions entre les deux alliés historiques.

Ce troisième jour de la visite d'Etat du roi intervient au lendemain d'un discours devant le Congrès américain, le premier pour un souverain britannique depuis 1991, et d'un banquet à la Maison Blanche.

Mercredi, Charles III et la reine Camilla commenceront leur visite à New York par une cérémonie de dépôt de gerbe au mémorial des attentats du 11 septembre 2001, qui ont tué près de 3.000 personnes il y a 25 ans. Le nouveau maire de New York, Zohran Mamdani, sera présent.

"Cette tragédie a été un moment fondateur pour l'Amérique, et votre douleur, votre choc a été ressenti de par le monde", a déclaré mardi le souverain devant les parlementaires américains.

"Nous nous sommes alors tenus à vos côtés. Et nous sommes aujourd'hui a vos côtés pour se souvenir de ce jour qui ne devra jamais être oublié", a ajouté Charles III à la tribune du Congrès, avant d'appeler Washington à rester fidèle à ses alliés occidentaux et lancé quelques critiques voilés à l'attention de Donald Trump.

Winnie l'ourson 

Il rencontrera ensuite des secouristes du 11-Septembre et des familles de victimes, avant d'aller visiter un projet de ferme urbaine.

Pendant ce temps, Camilla va célébrer le 100e anniversaire de Winnie l'ourson à la bibliothèque municipale de New York en offrant un jouet à l'effigie de Petit Gourou, un autre personnage de cet univers.

Le roi doit ensuite participer à un événement économique centré sur la coopération entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis, en présence d'investisseurs et de patrons d'entreprises.

Donald Trump a laissé planer mi-avril la menace d'un retrait des Etats-Unis de l'accord conclut avec Londres sur les droits de douane, arme économique favorite d'un président américain résolument protectionniste.

Le milliardaire républicain est agacé par la réticence du gouvernement britannique à aider Washington dans sa guerre contre l'Iran menée avec Israël.

En fin de journée, Charles III se rendra à une réception pour son association d'aide à la jeunesse, The King's Trust. Le couple royal reviendra à Washington jeudi avant de se rendre sur le territoire britannique des Bermudes.

Cette visite d'Etat de plusieurs jours devait aider à recoller les morceaux d'une "relation spéciale" fissurée par les désaccords politique entre Donald Trump et le Premier ministre travailliste Keir Starmer à propos de la guerre en Iran.

En cette année qui marque le 250e anniversaire de la Déclaration d'indépendance, par laquelle des colonies britanniques sont devenues les Etats-Unis d'Amérique, le président républicain a affiché sa fascination pour la monarchie en recevant le chef d'Etat britannique avec tous les honneurs: militaires en tenue d'apparat, fanfare, 21 coups de canon et survol de la Maison Blanche par des avions de combat.


Le chef du Pentagone va s'expliquer sur la guerre en Iran devant les députés américains

 Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth va devoir s'expliquer mercredi sur la conduite la guerre en Iran lors de sa première audition parlementaire depuis le début du conflit. (AFP)
Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth va devoir s'expliquer mercredi sur la conduite la guerre en Iran lors de sa première audition parlementaire depuis le début du conflit. (AFP)
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  • Depuis le début de la guerre, le 28 février, des parlementaires des deux bords ont critiqué l'exécutif américain pour le manque d'information qui leur a été fourni, alors qu'ils est d'usage que certains soient régulièrement informés
  • Pete Hegseth, figure particulièrement clivante du gouvernement de Donald Trump, risque ainsi de faire face à des questions appuyées de l'opposition démocrate

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth va devoir s'expliquer mercredi sur la conduite la guerre en Iran lors de sa première audition parlementaire depuis le début d'un conflit qui s'enlise, malgré un cessez-le-feu prolongé par Donald Trump.

Le chef du Pentagone, très critiqué par l'opposition démocrate, fera face aux questions des membres de la Commission des forces armées de la Chambre des représentants aux côtés de Dan Caine, le chef d'état-major américain.

Depuis le début de la guerre, le 28 février, des parlementaires des deux bords ont critiqué l'exécutif américain pour le manque d'information qui leur a été fourni, alors qu'ils est d'usage que certains d'entre-eux soient régulièrement informés avec des renseignements classés secret défense.

Pete Hegseth, figure particulièrement clivante du gouvernement de Donald Trump, risque ainsi de faire face à des questions appuyées de l'opposition démocrate, alors que les conséquences économiques de la guerre se font sentir dans le monde entier et jusque dans l'opinion américaine avec une hausse des prix à la pompe.

"Le ministre Hegseth va enfin se présenter devant la Commission des forces armées de la Chambre cette semaine, a salué la députée démocrate Maggie Goodlander. Il est temps qu'il réponde d'une guerre lancée par choix".

Donald Trump et son gouvernement ont multiplié les déclarations contradictoires sur les buts de guerre de Washington et sur les manières de mettre fin au conflit.

Demande d'enquête 

Les négociations pour y mettre fin piétinent, alors qu'un cessez-le-feu est en vigueur depuis trois semaines. En attendant, Téhéran exerce un quasi-blocage de la navigation au détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures, tandis que Washington a mis en place un blocus des ports iraniens.

La marine américaine a déployé trois de ses porte-avions dans la région, une première depuis plus de vingt ans.

La conduite de la guerre par Pete Hegseth irrite depuis le début les élus de l'opposition démocrate, qui ont lancé six procédures visant à le démettre de ses fonctions, sans réel espoir d'y parvenir.

Nombre de parlementaires, y compris des républicains, regrettent aussi que l'exécutif américain n'ait pas consulté davantage le Congrès avant de déclencher ce conflit, alors que la Constitution exige son accord pour formellement "déclarer" la guerre.

Les démocrates ont plusieurs fois échoué à faire passer une résolution visant à limiter les pouvoirs militaires de Donald Trump en Iran.

Plus d'une dizaine d'entre eux ont aussi demandé la semaine dernière l'ouverture d'une "enquête formelle et immédiate" sur la mort de six soldats américains au Koweït dans les premiers jours du conflit, estimant que le ministre a "induit le public en erreur sur les circonstances de l'attaque".

Au total, 13 militaires américains ont été tués depuis le 28 février, et 400 ont été blessés.

Explosion du budget 

Les parlementaires pourraient aussi interroger Pete Hegseth sur le coût de la guerre, tant d'un point de vue strictement budgétaire que sur l'utilisation à grande échelle de missiles aux stocks limités, certains craignant un épuisement critique d'armements stratégiques.

L'audition porte officiellement sur la demande de l'exécutif américain d'augmenter de 42% le budget américain de la défense, déjà faramineux, pour le porter à 1.500 milliards de dollars en 2027, l'équivalent du produit intérieur brut (PIB) de l'Indonésie ou des Pays-Bas.

L'audition de mercredi pourrait aussi porter sur la vague de départ dans les plus hauts postes du Pentagone, ou sur l'utilisation de l’intelligence artificielle au sein des forces armées.

L'entreprise Anthropic est en conflit avec le ministère de la Défense pour avoir refusé que ses outils d'IA soient utilisés pour la surveillance de masse des citoyens américains et pour rendre des armes totalement autonomes.


Grèce: un homme de 89 ans recherché après deux fusillades

Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque. (AFP)
Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque. (AFP)
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  • L'homme âgé, présenté comme souffrant de troubles psychologiques, a abandonné son arme en s'enfuyant du tribunal, dans le centre d'Athènes, où il venait de blesser légèrement trois personnes, selon la même source
  • Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque

ATHENES: La police grecque recherche mardi un homme de 89 ans, en fuite et soupçonné d'être l'auteur de deux fusillades dans des bâtiments publics à Athènes qui ont fait quatre blessés légers, selon l'agence de presse grecque ANA.

L'homme âgé, présenté comme souffrant de troubles psychologiques, a abandonné son arme en s'enfuyant du tribunal, dans le centre d'Athènes, où il venait de blesser légèrement trois personnes, selon la même source.

Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque.