Aux Etats-Unis, les salons de coiffure afro-américains mis à contribution pour vacciner

Aux Etats-Unis comme ailleurs, les barbiers sont prisés comme des endroits d'échange, où employés et clients lient souvent des relations de confiance. Photo prise le 12 novembre 2020, à Los Angeles, Californie. (Photo, AFP)
Aux Etats-Unis comme ailleurs, les barbiers sont prisés comme des endroits d'échange, où employés et clients lient souvent des relations de confiance. Photo prise le 12 novembre 2020, à Los Angeles, Californie. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 03 juin 2021

Aux Etats-Unis, les salons de coiffure afro-américains mis à contribution pour vacciner

  • Aux Etats-Unis comme ailleurs, les barbiers sont prisés comme des endroits d'échange, où employés et clients lient souvent des relations de confiance
  • La vice-présidente Kamala Harris voyagera durant le mois de juin, notamment dans le Sud du pays, pour promouvoir les bénéfices de la vaccination

WASHINGTON : Les salons de coiffure tenus par des Afro-Américains vont être mis à contribution aux Etats-Unis pour convaincre leur clientèle d'ajouter à leur coupe une piqûre de vaccin contre le Covid-19, a annoncé mercredi Joe Biden. 

L'initiative fait partie d'une ribambelle d'actions visant à encourager la population à continuer à se vacciner tout au long du mois de juin, décrété "mois national d'action". 

Le but: atteindre l'objectif fixé par le président démocrate de 70% d'adultes ayant reçu au moins une dose de vaccin d'ici le 4 juillet, jour de la fête nationale.

"Les coiffeurs et barbiers locaux" vont devenir "des promoteurs clés pour la vaccination dans leurs communautés, en offrant des informations aux clients, en prenant pour eux des rendez-vous, et même en utilisant leurs propres commerces comme lieux de vaccination", a déclaré Joe Biden lors d'une allocution.

L'initiative est notamment menée en partenariat avec l'organisation "Black Coalition Against Covid", et une entreprise de produits capillaires, a précisé la Maison Blanche dans un communiqué.

Aux Etats-Unis comme ailleurs, les barbiers sont prisés comme des endroits d'échange, où employés et clients lient souvent des relations de confiance. 

Selon une analyse la semaine dernière de la fondation Kaiser Family, le nombre de personnes noires vaccinées est, dans la plupart des Etats, plus faible que la proportion de population qu'ils y représentent.

"Nous avons besoin de tout le monde à travers le pays pour nous conduire jusqu'à la ligne d'arrivée", a martelé Joe Biden. "S'il vous plaît, exercez votre liberté, ne vivez plus dans la peur", a-t-il demandé, en réclamant notamment une mobilisation des moins de 40 ans et en promettant, en cas de succès, "un été de joie, de rassemblements et de fêtes". 

A l'heure actuelle, près de 63% des adultes ont reçu au moins une dose de l'un des trois vaccins autorisés dans le pays. En comptant les adolescents vaccinés entre 12 et 17 ans, plus de 168 millions de personnes ont reçu au moins une dose, soit plus de 50% de la population. 

Mais après un pic début avril, le rythme de la vaccination s'est essoufflé, malgré un léger rebond il y a deux semaines.

Pour contrer la tendance, l'exécutif a par ailleurs annoncé des offres pour que les parents puissent faire garder gratuitement leurs enfants pendant qu'ils se font vacciner, en partenariat avec des entreprises de garde d'enfants.

Enfin, la vice-présidente Kamala Harris voyagera durant le mois de juin, notamment dans le Sud du pays, pour promouvoir les bénéfices de la vaccination. 


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.