Immigration clandestine: Kamala Harris plaide au Guatemala l'entraide et l'espoir

Kamala Harris salue à son arrivée à l'Aeropuerto Internacional La Aurora de Guatemala City le 6 juin 2021. JIM WATSON / AFP
Kamala Harris salue à son arrivée à l'Aeropuerto Internacional La Aurora de Guatemala City le 6 juin 2021. JIM WATSON / AFP
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Publié le Lundi 07 juin 2021

Immigration clandestine: Kamala Harris plaide au Guatemala l'entraide et l'espoir

Kamala Harris salue à son arrivée à l'Aeropuerto Internacional La Aurora de Guatemala City le 6 juin 2021.
  • «Il est dans notre intérêt collectif que nous travaillions ensemble là où nous pouvons trouver la possibilité de résoudre des problèmes de longue date», a déclaré Kamala Harris
  • Ceux qui migrent sont «en train de fuir un danger ou parce qu'ils ne peuvent tout simplement pas satisfaire leurs besoins fondamentaux», a-t-elle ajouté

GUATEMALA: "La plupart des gens ne veulent pas quitter leur maison", mais le font parce qu'"ils ne peuvent pas satisfaire leurs besoins fondamentaux", a assuré lundi au Guatemala la vice-présidente américaine Kamala Harris, appelant le pays à collaborer pour s'attaquer aux causes de l'émigration clandestine vers les Etats-Unis. 

"Il est dans notre intérêt collectif que nous travaillions ensemble là où nous pouvons trouver la possibilité de résoudre des problèmes de longue date", a déclaré Mme Harris lors d'une table ronde avec le président guatémaltèque Alejandro Giammattei. 

Selon la vice-présidente américaine, "la plupart des gens ne veulent pas quitter leur maison, ils ne veulent pas quitter l'endroit où leur grand-mère a grandi, l'endroit où ils prient, l'endroit où ils parlent leur langue et où leur culture est familière". 

Ceux qui migrent sont "en train de fuir un danger ou parce qu'ils ne peuvent tout simplement pas satisfaire leurs besoins fondamentaux", a-t-elle ajouté, soulignant le besoin de donner "un sentiment d'espoir, que l'aide est en route" dans une région durement touchée par le Covid-19, la violence et la pauvreté exacerbées en 2020 par le passage de deux ouragans. 

Or selon elle, "l'espoir n'existe pas en soi. Il doit être associé à des relations de confiance, il doit être associé à des résultats tangibles" afin de "convaincre les gens qu'il y a une raison d'espérer en leur avenir". 

Dans un pays où près de 60% des 17 millions d'habitants vivent dans la pauvreté, M. Giammattei a souligné la "nécessité de construire des murs de prospérité, en particulier dans les départements proches de la frontière avec le Mexique", en créant des emplois. 

La première tournée internationale de la vice-présidente américaine, chargée du dossier de l'immigration clandestine, s'inscrit dans le cadre de la promesse du président démocrate Joe Biden d'adopter une politique migratoire plus "humaine" que celle de son prédécesseur républicain Donald Trump. 

Elle a ensuite adressé un message aux candidats au voyage clandestin: "Ne venez pas. Ne venez pas. Les Etats-Unis continueront à appliquer leurs lois et à sécuriser leurs frontières... Si vous venez à notre frontière, vous serez refoulés", a-t-elle dit lors d'une conférence de presse commune. 

Elle a également annoncé la création d'un groupe de travail conjoint sur la contrebande et la traite des êtres humains, la mise en place d'un programme visant à augmenter les opportunités économiques pour les femmes, ainsi qu'un groupe de travail anti-corruption destiné à former les procureurs guatémaltèques à retracer l'itinéraire de l'argent de la corruption transnationale. 

"Nous avons parlé de l'importance de lutter contre la corruption et d'avoir un système judiciaire indépendant", a souligné Mme Harris, annonçant par ailleurs l'envoi par les Etats-Unis de 500.000 doses de vaccins contre le Covid-19 au Guatemala.  

Le nombre de migrants sans papiers arrêtés à la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis a atteint en avril son plus haut niveau depuis 15 ans.  

Parmi ces plus de 178.600 migrants dont des mineurs arrivés seuls, 82% venaient du Mexique et du "triangle nord" de l'Amérique centrale - Guatemala, Honduras et Salvador. 

Mardi, la vice-présidente sera au Mexique pour rencontrer le président Andres Manuel Lopez Obrador. 


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.