Riyad prolonge les visas des ressortissants de pays sur la liste rouge

La direction saoudienne des passeports a prolongé jusqu'au 7 juillet les visas de sortie et de retour des expatriés coincés à l’extérieur de leur pays. (Photo, SPA)
La direction saoudienne des passeports a prolongé jusqu'au 7 juillet les visas de sortie et de retour des expatriés coincés à l’extérieur de leur pays. (Photo, SPA)
La Direction générale des passeports a révélé que les visas seront prolongés automatiquement, et ce sans frais. (Photo, SPA/Archives)
La Direction générale des passeports a révélé que les visas seront prolongés automatiquement, et ce sans frais. (Photo, SPA/Archives)
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Publié le Mercredi 09 juin 2021

Riyad prolonge les visas des ressortissants de pays sur la liste rouge

  • Les visas seront prolongés automatiquement, et entrent en vigueur immédiatement
  • Le Royaume compte cocher la case de l'immunité collective le plus tôt possible

DJEDDAH : Sur les directives du roi Salmane, la Direction générale des passeports a prolongé mardi les visas de sortie et de rentrée des expatriés coincés à l’extérieur de leur pays jusqu'au 7 juillet, et ce sans frais supplémentaires.

La prolongation s'applique aux ressortissants des pays placés sur la liste rouge, et qui font actuellement face à une interdiction de voyage en raison de la pandémie du coronavirus à l’origine de la Covid-19. 

Les visas seront prolongés automatiquement, et entrent en vigueur immédiatement.

La validité des visas de visite des personnes clouées à l’intérieur du Royaume sera également prolongée jusqu'au 7 juillet.

Mesures

La Direction des affaires sanitaires de Riyad a ordonné la fermeture d’un laboratoire médical privé. L’installation était accréditée pour effectuer des tests de réaction en chaîne par polymérase (PCR) pour ceux qui souhaitent voyager en dehors du Royaume. 

Le ministère de la Santé indique avoir détecté des échantillons médicaux transportés de manière aléatoire. 

Une fois saisis, leur parcourt virtuel a mené les autorités au laboratoire à Riyad. Ils ont pu constater un nombre de violations, comme des échantillons déclarés négatifs alors qu’ils n'étaient même pas encore parvenus au laboratoire.

D'autres violations comprennent entre autres le non-respect des mesures sanitaires contre la pandémie. De plus, le laboratoire avait conclu des ententes avec un grand nombre d'institutions médicales, et recevait donc plus d'échantillons par jour qu’il ne pouvait en traiter.

 

En Bref

  • L'Arabie saoudite a signalé 1 261 nouveaux cas de la Covid-19 mard
  • Le nombre de morts est passé à 7 488 avec 17 décès supplémentaires liés au virus

Le ministère affirme que le laboratoire encourt des amendes, une suspension de son permis, l'interdiction d'obtenir une autre autorisation d’exercice pendant deux ans, ou même une fermeture définitive.

Le ministère effectue quotidiennement des inspections périodiques et non planifiées des laboratoires dans toutes les régions du Royaume.

Il se penche aussi sur tous les rapports de violations présumées rapportés par les citoyens au numéro sans frais 973. 

Immunité collective 

Le Dr Abdallah Assiri, sous-ministre adjoint de la Santé préventive, a annoncé sur son compte Twitter que le Royaume compte cocher la case de l'immunité collective le plus tôt possible, en plus d’offrir une protection maximale aux groupes à haut risque. 

«Les objectifs à court terme sont de vacciner 70% des personnes âgées de 18 ans et plus, avec au moins une dose, d'ici la fin juillet 2021, (et) de programmer la deuxième dose dans les trois mois qui suivent pour les groupes à haut risque», a-t-il ajouté.

L'Arabie saoudite a signalé mardi dix-sept décès supplémentaires liés à la Covid-19, ce qui porte le bilan à 7 488 morts.

1 261 nouveaux cas ont été enregistrés, ce qui signifie que 459 968 personnes dans le pays ont contracté la maladie. Au total, 9 698 cas sont actifs, et 1 580 patients se trouvent dans un état critique.

Le ministère a en outre affirmé que 922 patients s'étaient rétablis de la maladie, portant le nombre total de rétablissement dans le Royaume à 442 782.

L'Arabie saoudite a jusqu'à présent effectué 19 929 037 tests PCR, dont 92 398 au cours des dernières 24 heures.

Les centres de test et de traitement à travers le pays ont accueilli des centaines de milliers de personnes depuis le début de la pandémie de la Covid-19.

À ce jour, 15 130 213 personnes dans le pays ont reçu un vaccin contre la Covid-19. 


 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Liban: les «négociations directes» avec Israël, seule voie pour sortir de la guerre 

Jean-Pierre Lacroix (à droite), sous-secrétaire général des Nations unies chargé des opérations de paix, serre la main du ministre libanais des Affaires étrangères, Youssef Raggi, lors d'une rencontre à Beyrouth le 7 janvier 2026. (AFP)
Jean-Pierre Lacroix (à droite), sous-secrétaire général des Nations unies chargé des opérations de paix, serre la main du ministre libanais des Affaires étrangères, Youssef Raggi, lors d'une rencontre à Beyrouth le 7 janvier 2026. (AFP)
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  • "La prétendue résistance menée par le Hezbollah (pro-iranien) n'a ni libéré Jérusalem, ni pu sauver Gaza, n'a même pas pu défendre le Liban"
  • "Au contraire, ça nous a précipité dans encore plus de violence, encore plus d'occupation (israélienne)"

PARIS: Les "négociations directes" entre le gouvernement libanais et Israël sont "la seule voie" pour rétablir la paix au Liban, a estimé mercredi le ministre libanais des Affaires étrangères lors d'une audition devant l'Assemblée nationale française.

"Le Hezbollah fait tout ce qu'il peut pour empêcher ces négociations directes", a déploré Youssef Raggi, entendu par la Commission des Affaires étrangères. "Mais pour l'Etat libanais, pour le gouvernement, c'est la seule voie pour essayer de voir comment régler le problème dans sa globalité", a-t-il ajouté, appelant au pragmatisme et soulignant que l'option militaire avait "prouvé son inefficacité".

"La prétendue résistance menée par le Hezbollah (pro-iranien) n'a ni libéré Jérusalem, ni pu sauver Gaza, n'a même pas pu défendre le Liban", a également affirmé le ministre libanais, violemment hostile au Hezbollah et à son parrain iranien.

"Au contraire, ça nous a précipité dans encore plus de violence, encore plus d'occupation (israélienne)".

Il a en outre jugé "absurde" l'argumentaire du Hezbollah qui dit défendre "le pays contre l'invasion et contre l'occupation israélienne" puisque Israël a assuré n'avoir "aucune ambition territoriale sur le Liban".

Israël occupe une partie du sud du Liban le long de sa frontière, et a avancé en profondeur dans le Liban comme jamais en près de 30 ans depuis le début de cette nouvelle guerre.

Le ministre a enfin avancé qu'il ne s'agissait pas de désarmer le Hezbollah "pour faire plaisir aux Etats-Unis, ni aux Arabes, ni à la communauté internationale". C'est une demande, c'est une exigence purement libanaise" - également réclamée avec force par Israël.

"Nous voulons que le Hezbollah, comme toutes les autres petites organisations qui lui sont alliées (...) soient désarmées pour que nous puissions enfin vivre dans un pays normal".

Le Hezbollah a entraîné le 2 mars le Liban dans la guerre pour soutenir l'Iran attaqué par les Etats-Unis et Israël.

Les frappes israéliennes ont depuis fait 3.666 morts, selon le dernier bilan des autorités libanaises.


L'Égypte condamne les attaques iraniennes contre la Jordanie, Bahreïn et le Koweït

La ligne d'horizon de Manama lors du troisième jour des essais de pré-saison de Formule 1 sur le circuit international de Bahreïn à Sakhir, le 28 février 2025. (File/AFP)
La ligne d'horizon de Manama lors du troisième jour des essais de pré-saison de Formule 1 sur le circuit international de Bahreïn à Sakhir, le 28 février 2025. (File/AFP)
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  • L'Egypte met en garde contre les attaques qui menacent la stabilité régionale et réaffirme son soutien aux Etats arabes du Golfe
  • Dans une déclaration, le ministère égyptien des affaires étrangères a exprimé la "pleine solidarité" du Caire avec les trois États du Golfe

DUBAI : L'Egypte a condamné mercredi les attaques iraniennes visant la Jordanie, Bahreïn et le Koweït, les décrivant comme une escalade dangereuse et une violation de la souveraineté et de l'intégrité territoriale des trois pays.

Le Koweït, Bahreïn et la Jordanie ont signalé des interceptions de drones, des sirènes de raids aériens et des tirs de missiles dans le cadre des attaques iraniennes contre des cibles liées aux États-Unis dans la région.

Dans une déclaration, le ministère égyptien des affaires étrangères a exprimé la "pleine solidarité" du Caire avec les trois États du Golfe et a affirmé son soutien aux mesures visant à protéger leur sécurité, leur stabilité et leurs biens nationaux.

Le ministère a déclaré que les attentats menaçaient la sécurité et la stabilité de l'ensemble de la région, soulignant que la sécurité des États arabes faisait "partie intégrante" de la sécurité nationale égyptienne et arabe.

L'Égypte a également réitéré son rejet de toute action qui porte atteinte à la souveraineté des États ou menace l'intégrité territoriale, tout en appelant à la désescalade et au respect du droit international afin de préserver la stabilité régionale.


Gaza: les discussions du Caire butent sur la question clef du désarmement

Les discussions au Caire en vue d'avancer vers une fin de la guerre à Gaza butent sur un différend entre mouvements palestiniens et médiateurs sur la question clef du désarmement de ce territoire et du Hamas, a appris l'AFP mardi de sources palestiniennes. (AFP)
Les discussions au Caire en vue d'avancer vers une fin de la guerre à Gaza butent sur un différend entre mouvements palestiniens et médiateurs sur la question clef du désarmement de ce territoire et du Hamas, a appris l'AFP mardi de sources palestiniennes. (AFP)
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  • Faisant état d'"avancées", un dirigeant de mouvement palestinien a confirmé le blocage, reconnaissant que "la question des armes est l'un des dossiers les plus sensibles qui ont été abordés" et que la balle était "dans le camp d'Israël et des médiateurs"
  • Les groupes palestiniens "restent attachés" au principe selon lequel la question du désarmement doit être liée à au "retrait total d'Israël de la bande de Gaza", a-t-il ajouté

LE CAIRE: Les discussions au Caire en vue d'avancer vers une fin de la guerre à Gaza butent sur un différend entre mouvements palestiniens et médiateurs sur la question clef du désarmement de ce territoire et du Hamas, a appris l'AFP mardi de sources palestiniennes.

"Les consultations se poursuivent [...] dans un contexte de divergences nettes de vision [...] la question des armes restant le seul point de discorde", a déclaré à l'AFP une source politique palestinienne au fait des pourparlers.

Faisant état d'"avancées", un dirigeant de mouvement palestinien a confirmé le blocage, reconnaissant que "la question des armes est l'un des dossiers les plus sensibles qui ont été abordés" et que la balle était "dans le camp d'Israël et des médiateurs", soit l'Egypte, le Qatar et la Turquie.

Les groupes palestiniens "restent attachés" au principe selon lequel la question du désarmement doit être liée à au "retrait total d'Israël de la bande de Gaza", a-t-il ajouté.

Validé par l'ONU, le plan de paix par étapes du président américain Donald Trump en vue de mettre fin à la guerre déclenchée le 7 octobre 2023 par l'attaque sans précédent du mouvement islamiste Hamas sur Israël, n'entrevoit au contraire qu'à très long terme la possibilité d'un retrait total des troupes israéliennes, qui contrôlent aujourd'hui environ 60% de ce territoire.

Et Israël continue d'exiger un désarmement complet du Hamas et des autres groupes palestiniens avant toute progression dans la feuille de route fixée par M. Trump.

Plus tôt mardi, plusieurs sources palestiniennes impliquées dans les discussions avaient fait état d'un accord entre les différents mouvements pour que les groupes militarisés de la bande de Gaza remettent une partie de leurs armes à une instance palestinienne ad hoc, restant à créer.

Une telle proposition n'ayant a priori aucune chance d'être acceptée par Israël, "l'Egypte et les médiateurs travaillent à élaborer une nouvelle formule acceptable tenant compte de ce consensus", avait indiqué un des participants.

Parmi les mouvements présents au Caire figurent le Hamas, le Jihad islamique et le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) parmi les plus importants, mais pas le Fatah, la formation du président palestinien Mahmoud Abbas.

Les discussions du Caire se tiennent alors que les frappes israéliennes - visant, selon Israël, des membres de groupes armés - se poursuivent à un rythme quasi-quotidien en dépit du cessez-le-feu annoncé en octobre 2025.

Les parties se renvoient mutuellement la responsabilité de la situation, le Hamas accusant Israël de ne pas respecter ses engagements, notamment humanitaires.

Les pourparlers entre le Hamas et les médiateurs doivent reprendre mercredi, selon un dirigeant du mouvement islamiste.

Le Hamas a déjà plusieurs fois déclaré ne pas être opposé à rendre une partie de son arsenal, mais uniquement dans le cadre d'un processus politique palestinien.

Son ancien numéro un, Khaled Mechaal, a aussi évoqué un "gel" ou un "stockage" des armes, ce qui avait été immédiatement rejeté par Israël.