Le Mozambique doit accepter une aide militaire «mesurée» contre le djihadisme

Les gens passent devant une petite boutique du camp de déplacés internes '25 de junho', à Metuge. (Photo, AFP)
Les gens passent devant une petite boutique du camp de déplacés internes '25 de junho', à Metuge. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 11 juin 2021

Le Mozambique doit accepter une aide militaire «mesurée» contre le djihadisme

  • Cette aide doit servir à soutenir et former l'armée locale, tout en évitant un « déploiement massif » de troupes étrangères, exhorte le rapport
  • « Il faut un niveau approprié de soutien militaire pour faire pression sur ces groupes (...) afin qu'ils envisagent de se rendre. Mais aussi leur offrir une porte de sortie »

JOHANNESBURG : Le gouvernement mozambicain, jusqu'ici réticent à toute intervention étrangère, doit accepter une aide militaire « mesurée » pour combattre les djihadistes qui terrorisent le nord du pays depuis plus de trois ans, recommande le groupe de réflexion International Crisis Group (ICG) dans un rapport publié vendredi.

Cette aide doit servir à soutenir et former l'armée locale, tout en évitant un « déploiement massif » de troupes étrangères, exhorte le rapport. Car « cela pourrait finir par pousser d'autres djihadistes à venir combattre une intervention internationale », met en garde l'expert du Crisis Group et principal auteur du rapport, Dino Mahtani. 

« Il faut un niveau approprié de soutien militaire pour faire pression sur ces groupes (...) afin qu'ils envisagent de se rendre. Mais aussi leur offrir une porte de sortie », poursuit-t-il, encourageant au dialogue avec les rebelles notamment sur une amnistie.

Des groupes armés connus localement sous le nom d' « Al-Shabab » (« les jeunes » en arabe), multiplient depuis 2017 les attaques dans la province pauvre et à majorité musulmane du Cabo Delgado, frontalière de la Tanzanie. Selon le Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) dans un communiqué vendredi, 800 000 personnes ont fui les violences, qui ont déjà fait 2 800 morts. 

Quelque 70 000 personnes ont fui la ville portuaire de Palma après une attaque d'ampleur le 24 mars, qui a fait des dizaines de morts, dans ce qui est considéré comme l'un des pires raids depuis le début des attaques dans la région et a suscité la réaction de la communauté internationale.

Mais le président mozambicain, Filipe Nyusi, a insisté sur la souveraineté du pays, indépendant depuis 1975, en réponse à toute proposition d'aide étrangère. 

Le groupe de réflexion recommande également au gouvernement mozambicain d' « apaiser les tensions locales », en finançant des projets de développement dans cette région pauvre, qui pourraient donner des moyens de subsistance à ceux "qui envisagent de rejoindre l'insurrection". 

La découverte d'immenses gisements de gaz naturel et de rubis dans la région n'a jamais bénéficié aux communautés locales, poussant une jeunesse désenchantée dans les bras des rebelles, selon M. Mahtani, qui décrit le Cabo Delgado comme un « creuset » de facteurs économiques et sociaux qui nourrissent le djihadisme. Des djihadistes originaires de Tanzanie ont également grossi les rangs, selon le rapport. 

Depuis l'attaque de Palma, des milliers de personnes errent encore aux alentours de la ville, « dans des zones peu sûres avec un accès limité à l'aide humanitaire », selon le HCR. Ceux qui ont fui décrivent une situation dans la ville « très instable, avec des tirs réguliers la nuit et des incendies de maisons », rapporte l'organisation. 

De « nombreuses personnes » ont tenté de passer en Tanzanie, souligne le HCR, ajoutant que selon les autorités mozambicaines, plus de 9 600 Mozambicains ont été renvoyés de la frontière depuis janvier.

       


Rejoindre le Conseil de la paix reflète l’engagement saoudien à mettre fin au conflit à Gaza, affirme le prince Faisal

Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
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  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères signe la charte fondatrice de l’initiative menée par les États-Unis lors d’une cérémonie au Forum économique mondial de Davos
  • L’Arabie saoudite fait partie des huit pays arabes et islamiques ayant annoncé mercredi leur adhésion à l’initiative, qui vise à stabiliser et reconstruire Gaza

​​​​​​DAVOS : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a signé jeudi la charte fondatrice du « Conseil de la paix » du président américain Donald Trump.

Cette décision de participation reflète le soutien du Royaume aux efforts visant à instaurer une paix durable à Gaza, a-t-il déclaré.

L’Arabie saoudite figure parmi les huit pays arabes et islamiques qui ont annoncé mercredi leur adhésion à cette initiative, dont l’objectif est de stabiliser et de reconstruire le territoire palestinien ravagé par la guerre.

Le prince Faisal a signé le document lors d’une cérémonie organisée en marge du Forum économique mondial de Davos, où le président Donald Trump a lancé la charte à l’occasion d’un événement réunissant plusieurs autres pays fondateurs, dont la Turquie et le Qatar.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a indiqué que la signature du document témoignait de « l’engagement du Royaume à soutenir le conseil de la paix en tant qu’organe transitoire visant à mettre fin au conflit à Gaza, conformément à la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies ».

Cette initiative reflète également le soutien de l’Arabie saoudite à la reconstruction de Gaza et sa volonté de promouvoir une paix durable, tout en saluant les efforts de paix du président Trump, a ajouté le ministère.

Le président américain a contribué à la médiation d’un accord de paix en septembre, qui a largement mis fin à la guerre de deux ans menée par Israël contre Gaza, un conflit qui a dévasté le territoire et coûté la vie à plus de 70 000 Palestiniens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump signe la charte fondatrice de son «Conseil de paix» à Davos

 Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
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  • "Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt
  • Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza

DAVOS: Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies.

"Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche, lors de cette cérémonie en présence d'un parterre d'une vingtaine de dirigeants ayant accepté l'invitation de Washington à rejoindre le "Conseil".

Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais sa "charte" prévoit un mandat bien plus vaste lui assigne une mission beaucoup plus vaste, censée l'impliquer dans la gestion d'autres conflits.

Gaza est l'endroit "où le Conseil de paix a vraiment débuté (...) Je pense que nous pourrons l'étendre à d'autres choses à mesure que nous réussirons à Gaza", a fait valoir Donald Trump.

“Une fois que le Conseil sera complètement formé, nous pourrons faire à peu près ce que nous voulons et nous le ferons en coordination avec les Nations unies", a-t-il ajouté, reprochant de nouveau à l'Onu de n'avoir "pas utilisé" le "formidable potentiel" dont elle dispose.

 


Etats-Unis et Danemark vont renégocier leur accord de défense de 1951 sur le Groenland 

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
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  • Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland
  • "La position du Danemark et celle du Groenland sont identiques, et aucune négociation n'a eu lieu hier avec l'Otan au sujet de notre souveraineté", a déclaré la Première ministre, Mette Frederiksen, à la télévision danoise

DAVOS: Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland, a indiqué jeudi à l'AFP une source proche des discussions ayant eu lieu la veille à Davos entre Donald Trump et le chef de l'Otan Mark Rutte.

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions.