Des soldats israéliens déguisés en Arabes tuent deux agents de sécurité palestiniens et un combattant

Des Palestiniens devant la Cour centrale israélienne de Jérusalem-Est manifestent contre le projet d'expulsion de familles arabes du quartier Silwan. (Photo, AFP)
Des Palestiniens devant la Cour centrale israélienne de Jérusalem-Est manifestent contre le projet d'expulsion de familles arabes du quartier Silwan. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 11 juin 2021

Des soldats israéliens déguisés en Arabes tuent deux agents de sécurité palestiniens et un combattant

  • Nabil Abu Rudeineh, porte-parole du président palestinien, Mahmoud Abbas, appelle la communauté internationale et les États-Unis à intervenir pour mettre fin à de telles attaques
  • Les médias israéliens ont rapporté que des forces spéciales se sont rendues à Jénine afin d’arrêter deux membres du groupe Djihad islamique lorsqu'ils ont été attaqués

JÉNINE, Cisjordanie : Les troupes israéliennes ont abattu trois Palestiniens, dont deux agents de sécurité, lors d'une fusillade qui a éclaté dans la ville occupée de Jénine en Cisjordanie au cours de ce qui semblait être un raid israélien dans la nuit, ont déclaré jeudi des responsables palestiniens.

Le porte-parole du président palestinien, Mahmoud Abbas, condamne ce qu'il a qualifié de «dangereuse escalade israélienne», affirmant que les trois hommes ont été tués par les forces spéciales israéliennes déguisées en Arabes pour mener un raid.

Nabil Abu Rudeineh appelle la communauté internationale et les États-Unis à intervenir pour mettre fin à de telles attaques.

L'armée et la police israéliennes n'ont pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires.

Les médias israéliens ont rapporté que des forces spéciales se sont rendues à Jénine afin d’arrêter deux membres du groupe Djihad islamique lorsqu'elles ont été attaquées. L'un des suspects palestiniens a été tué, en plus des deux agents de sécurité, selon les médias. Aucune victime israélienne n'a été signalée.

L'Autorité palestinienne a déclaré que les deux officiers tués, Adham Aliwi, âgé de 23 ans, et Tayseer Issa, âgé de 33 ans, étaient membres de sa force de renseignement militaire. Le Djihad islamique a identifié le troisième homme comme étant Jamil Alamouri, l'un de ses combattants.

Une vidéo en ligne semble montrer des officiers palestiniens s’abritant derrière un véhicule alors que des coups de feu se font entendre en arrière-plan. L'un d'eux crie qu'ils échangent des tirs avec les forces israéliennes «déguisées en civils».

En vertu des accords intérimaires de paix signés dans les années 1990, l'Autorité palestinienne dispose d’une autonomie limitée dans des enclaves dispersées qui, ensemble, représentent près de 40 % de la Cisjordanie occupée.

Israël dispose de l'autorité de sécurité suprême en Cisjordanie et effectue régulièrement des raids destinés à procéder à des arrestations dans les villes palestiniennes administrées par l'Autorité palestinienne.

Israël et l'Autorité palestinienne coordonnent sur le territoire les opérations de sécurité contre le Hamas et d'autres groupes militants considérés comme une menace pour les deux parties. Cette coordination a contribué à la colère grandissante des Palestiniens contre l'Autorité palestinienne.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur arabnews.com


Emirats: deux morts et trois blessés à Abou Dhabi après l'interception d'un missile 

Deux personnes ont été tuées et deux autres blessées par la chute de débris d'un missile intercepté dans la périphérie de la capitale émiratie Abou Dhabi, ont annoncé jeudi les autorités locales au 27e jour de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
Deux personnes ont été tuées et deux autres blessées par la chute de débris d'un missile intercepté dans la périphérie de la capitale émiratie Abou Dhabi, ont annoncé jeudi les autorités locales au 27e jour de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • Deux personnes ont été tuées et deux autres blessées par la chute de débris d'un missile intercepté dans la périphérie de la capitale émiratie Abou Dhabi
  • "L'incident a entraîné la mort de deux personnes non identifiées, fait trois blessés et endommagé plusieurs voitures", ont indiqué les autorités d'Abou Dhabi sur X

ABOU DHABI: Deux personnes ont été tuées et deux autres blessées par la chute de débris d'un missile intercepté dans la périphérie de la capitale émiratie Abou Dhabi, ont annoncé jeudi les autorités locales au 27e jour de la guerre au Moyen-Orient.

"L'incident a entraîné la mort de deux personnes non identifiées, fait trois blessés et endommagé plusieurs voitures", ont indiqué les autorités d'Abou Dhabi sur X.

 

 


Expulsion de l'ambassadeur d'Iran: le Hezbollah boycotte une réunion du gouvernement 

Les ministres du Hezbollah pro-iranien et d'un mouvement allié ont boycotté une réunion jeudi du gouvernement libanais pour protester contre la décision d'expulser l'ambassadeur d'Iran, auquel des dizaines de personnes ont manifesté leur soutien devant l'ambassade près de Beyrouth. (AFP)
Les ministres du Hezbollah pro-iranien et d'un mouvement allié ont boycotté une réunion jeudi du gouvernement libanais pour protester contre la décision d'expulser l'ambassadeur d'Iran, auquel des dizaines de personnes ont manifesté leur soutien devant l'ambassade près de Beyrouth. (AFP)
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  • Un cinquième ministre chiite indépendant a pour sa part annoncé dans un communiqué avoir choisi d'y participer
  • Devant l'ambassade d'Iran, des dizaines de partisans du Hezbollah ont manifesté jeudi après-midi, brandissant des drapeaux iraniens et de la formation chiite, scandant "Mort à l'Amérique, Mort à Israël!"

BEYROUTH: Les ministres du Hezbollah pro-iranien et d'un mouvement allié ont boycotté une réunion jeudi du gouvernement libanais pour protester contre la décision d'expulser l'ambassadeur d'Iran, auquel des dizaines de personnes ont manifesté leur soutien devant l'ambassade près de Beyrouth.

Le Hezbollah et son allié chiite, le mouvement Amal, ont fustigé la décision inédite des autorités sommant l'ambassadeur de partir d'ici dimanche, et lui ont demandé de demeurer dans le pays.

En signe de mécontentement, les deux ministres représentant le Hezbollah et les deux autres représentant Amal, dirigé par le président du Parlement Nabih Berri, ont décidé de ne pas se rendre à la réunion du gouvernement, a indiqué à l'AFP un responsable libanais sous couvert d'anonymat.

Un cinquième ministre chiite indépendant a pour sa part annoncé dans un communiqué avoir choisi d'y participer.

Devant l'ambassade d'Iran, des dizaines de partisans du Hezbollah ont manifesté jeudi après-midi, brandissant des drapeaux iraniens et de la formation chiite, scandant "Mort à l'Amérique, Mort à Israël!", selon une équipe de l'AFP.

"Nous sommes contre cette décision du gouvernement, qui ne passera pas", dit à l'AFP Elham al-Mokdad, une des protestataires, devant le bâtiment situé à la lisière de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah bombardé par Israël.

Le ministre des Affaires étrangères Youssef Raggi a pris la décision d'expulser l'ambassadeur pour "ingérence" dans les affaires intérieures libanaises.

"Nous réclamons que l'ambassadeur américain soit expulsé, ainsi que le ministre des Affaires étrangères", affirme une autre manifestante, Farida Noureddine, 43 ans.

La décision d'expulser l'émissaire iranien intervient dans le cadre des pressions des autorités libanaises sur le Hezbollah et son parrain iranien.

Elles ont interdit les activités militaires du Hezbollah, seul groupe non-étatique armé, ainsi que la présence et l'action des Gardiens de la Révolution iraniens qui, selon le Premier ministre Nawaf Salam, dirigent les opérations du groupe contre Israël.

Le Liban a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, après une attaque du Hezbollah contre Israël en solidarité avec l'Iran. L'armée israélienne mène depuis une campagne de frappes aériennes qui a fait plus de 1.000 morts et un million de déplacés.


Le Conseil du Golfe veut participer à toutes les discussions sur la guerre avec l’Iran

Le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jasem Mohamed Al-Budaiwi. (Archive/AFP)
Le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jasem Mohamed Al-Budaiwi. (Archive/AFP)
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  • Le chef du CCG a appelé à un arrêt immédiat des attaques visant les infrastructures énergétiques dans le Golfe
  • Le Conseil du Golfe a indiqué que ses membres souhaitent être impliqués dans toute discussion sur la guerre avec l’Iran

DUBAÏ : Le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jasem Mohamed Al-Budaiwi, a accusé jeudi l’Iran d’alimenter l’escalade régionale et a appelé à un arrêt immédiat des attaques visant les infrastructures énergétiques dans le Golfe, tout en exhortant à inclure les États du Golfe dans tout effort diplomatique visant à résoudre la crise.

Dans une série de déclarations, Jasem Mohamed Al-Budaiwi a affirmé que l’Iran était responsable de la récente escalade et a averti que ses actions constituaient une menace directe pour la stabilité régionale.

Il a indiqué que des attaques iraniennes avaient visé des raffineries de pétrole en Arabie saoudite, au Qatar, aux Émirats arabes unis et au Koweït, qualifiant ces frappes de « systématiques » et dirigées contre des installations énergétiques critiques.

« Nous insistons sur la nécessité d’impliquer les pays du CCG dans toute discussion ou accord visant à résoudre cette crise, de manière à renforcer leur sécurité et leur stabilité », a déclaré Al-Budaiwi dans une allocution télévisée, ajoutant que si les États du Golfe ont le droit de se défendre, ils privilégient la voie diplomatique.

« La communauté internationale doit adresser un message unifié à l’Iran pour qu’il mette fin à ses attaques », a-t-il ajouté, appelant à une pression mondiale coordonnée pour éviter une nouvelle escalade.

Le secrétaire général a également rejeté toute tentative de redessiner la carte de la région après le conflit, mettant en garde contre toute modification des frontières géopolitiques une fois la crise terminée.

Al-Budaiwi a en outre accusé l’Iran d’exiger des paiements de la part des navires transitant par le détroit d’Ormuz, une voie maritime essentielle par laquelle transite une part importante du pétrole mondial.

Le chef du CCG est le premier haut responsable régional à formuler publiquement une telle accusation.

Al-Budaiwi, qui dirige le bloc composé de Bahreïn, du Koweït, d’Oman, du Qatar, de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis, a fait ces déclarations lors d’une conférence de presse à Riyad. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com