Un futur haut diplomate américain pour l'Asie promet de resserrer les liens avec Taïwan

Lorsque les sénateurs lui ont demandé s'il était favorable à un changement, M. Kritenbrink a répondu que la politique américaine actuelle, y compris l'accord consistant à ne reconnaître que Pékin, a "assuré la stabilité entre les deux rives du détroit et la sécurité de Taïwan pendant de nombreuses décennies".  (Photo, AFP)
Lorsque les sénateurs lui ont demandé s'il était favorable à un changement, M. Kritenbrink a répondu que la politique américaine actuelle, y compris l'accord consistant à ne reconnaître que Pékin, a "assuré la stabilité entre les deux rives du détroit et la sécurité de Taïwan pendant de nombreuses décennies".  (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 16 juin 2021

Un futur haut diplomate américain pour l'Asie promet de resserrer les liens avec Taïwan

  • Les tensions ont poussé certains analystes et responsables politiques américains à appeler Washington à l'abandon de sa politique «d'ambiguïté stratégique»
  • Kritenbrink a affirmé lors de son audition au Sénat que la relation des Etats-Unis avec Taïwan était «plus forte qu'elle ne l'a jamais été» depuis 1979

WASHINGTON: Le diplomate pressenti pour devenir secrétaire d'Etat adjoint pour l'Asie de l'Est a promis mardi que le président Joe Biden continuerait à renforcer ses relations avec Taïwan, sans toutefois soutenir clairement l'idée d'une révision des délicats accords avec la Chine sur cette question.

Daniel Kritenbrink, diplomate de carrière, a affirmé lors de son audition au Sénat que la relation des Etats-Unis avec Taïwan était "plus forte qu'elle ne l'a jamais été" depuis 1979, date à laquelle Washington a reconnu Pékin comme le seul représentant officiel de la Chine.

"Il nous incombe également de développer davantage nos relations solides avec Taïwan dans tous les secteurs", a déclaré M. Kritenbrink, interrogé par les sénateurs qui préconisent un soutien accru des Etats-Unis à l'île.

La Chine considère Taïwan comme une de ses provinces et a accru sa pression, en envoyant notamment 28 avions militaires chinois dans sa zone de défense aérienne mardi, quelques mois après avoir restreint les libertés publiques à Hong Kong. 

Les tensions ont poussé certains analystes et responsables politiques américains à appeler Washington à l'abandon de sa politique "d'ambiguïté stratégique" -s'abstenir de dire clairement quelles circonstances les amèneraient à intervenir militairement- pour promettre explicitement de défendre l'île. 

Lorsque que les sénateurs lui ont demandé s'il était favorable à un changement, M. Kritenbrink a répondu que la politique américaine actuelle, y compris l'accord consistant à ne reconnaître que Pékin, a "assuré la stabilité entre les deux rives du détroit et la sécurité de Taïwan pendant de nombreuses décennies". 

"Au fur et à mesure que le menace de la République Populaire de Chine s'accroît" et que "le comportement agressif et intimidant vis-à-vis de Taïwan s'accroît, je pense que notre réponse doit être également calibrée", a-t-il déclaré, se disant toutefois convaincu que le "cadre" existant "nous donne tous les outils pour le faire."

Joe Biden, s'inscrivant dans les pas de l'administration Trump, a notamment poussé à l'inclusion de Taïwan dans les organisations internationales.

Jeudi, la représentante américaine au Commerce s'est entretenue avec un ministre taïwanais pour discuter d'un approfondissement des relations commerciales.

Daniel Kritenbrink, alors ambassadeur au Vietnam, avait enflammé internet en février en publiant une vidéo de lui rappant pour célébrer le nouvel an lunaire.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.