Décès de Gérard Fromanger, peintre engagé et maître de la Figuration narrative

« Gérard Fromanger était un ami, un camarade, un compagnon de route, un visionnaire. Un artiste engagé dans la défense de toutes les libertés, un poète à la palette enjouée et multicolore », a réagi, à l'annonce de la mort de l'artiste, l'ancien ministre de la Culture de François Mitterrand, Jack Lang. (Photo, Archives/AFP)
« Gérard Fromanger était un ami, un camarade, un compagnon de route, un visionnaire. Un artiste engagé dans la défense de toutes les libertés, un poète à la palette enjouée et multicolore », a réagi, à l'annonce de la mort de l'artiste, l'ancien ministre de la Culture de François Mitterrand, Jack Lang. (Photo, Archives/AFP)
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Publié le Samedi 19 juin 2021

Décès de Gérard Fromanger, peintre engagé et maître de la Figuration narrative

  • L’artiste, qui a fréquenté Giacometti, César, Prévert, Godard, Foucault, Deleuze… gardait des souvenirs émus de la « fête somptueuse » qu'avait été Mai 68
  • Il était un des fondateurs du courant de la Figuration narrative consistant à créer des récits et des histoires avec des figures, en contraste avec l'art abstrait

PARIS : Le peintre français Gérard Fromanger, artiste engagé et représentant majeur de la Figuration narrative, est décédé à l'âge de 81 ans, a annoncé vendredi l'Académie des Beaux-Arts à Paris.

« C'est avec émotion que l'Académie des Beaux-arts a appris le décès du peintre Gérard Fromanger », a indiqué sur Twitter l'institution, qui avait fait dialoguer ses œuvres avec celles d'impressionnistes dans une exposition montée en 2019 au Musée Marmottan Monet à Paris.

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Artiste française et petite-fille de Jacques Prevert, Eugénie Bachelot Prevert pose près d'un tableau de Gérard Fromanger mettant en scène Prevert (1976) le 23 octobre 2008 lors de l'exposition "Jacques Prevert, Paris la Belle (Paris la belle)" à la mairie de la capitale française. (Photo, Archives/AFP)

« Gérard Fromanger était un ami, un camarade, un compagnon de route, un visionnaire. Un artiste engagé dans la défense de toutes les libertés, un poète à la palette enjouée et multicolore », a réagi l'ancien ministre de la Culture de François Mitterrand, Jack Lang.

Cet artiste né en 1939 à Pontchartrain, près de Paris, était le prototype de l'artiste empathique, engagé dans son époque: « L'angoisse est mondiale: du temps, du fric, du marché », expliquait-il à l'AFP il y a deux ans, à l'occasion de cette exposition.

Descendant d'une longue lignée de peintres, il faisait partie d'un groupe d'artistes qui ont formé dans les années 1960 le courant de la Figuration narrative (ou « nouvelle figuration »), consistant à créer des récits et des histoires avec des figures, en contraste avec l'art abstrait.

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Gérard Fromanger est un des fondateurs de la Figuration narrative (ou « nouvelle figuration »), consistant à créer des récits et des histoires avec des figures. (Photo, Archives/AFP)

Dans une exposition de 1964 regroupant plusieurs artistes, alors que lui-même était inconnu, « on avait mis mon tableau dans les toilettes », racontait-il. « C’est là que Giacometti, demi-Dieu sur terre, a vu et aimé mon tableau. Je me suis présenté. L’histoire de l’art est une course de relais. Si on ne saisit pas le témoin, on n'est pas dans la course ».

Il a notamment réalisé de nombreuses toiles mettant en scène des foules de silhouettes colorées, et avait aussi une très forte prédilection pour la couleur rouge qu'il sublimait dans ses créations.

Cet artiste qui a fréquenté Giacometti, César, Prévert, Godard, Foucault, Deleuze… s'inscrira toujours à gauche et gardait des souvenirs émus de la « fête somptueuse » qu'avait été Mai 68. Il avait exposé en Chine, en Amérique, en Afrique et en Europe. Le centre Pompidou à Paris lui avait consacré une grande rétrospective en 2016.

 

 

 

 


Cambridge remet au Nigeria une statue pillée il y a un siècle

L’archiviste Robert Athol montre la statue de coq en bronze appelée l’Okukor, au Jesus College, de l’Université Cambridge, le vendredi 15 octobre 2021. (Photo, AP)
L’archiviste Robert Athol montre la statue de coq en bronze appelée l’Okukor, au Jesus College, de l’Université Cambridge, le vendredi 15 octobre 2021. (Photo, AP)
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  • La prestigieuse université devient la première institution britannique à restituer un objet volé pendant la colonisation
  • L’œuvre d'art, offerte en 1905 par un soldat britannique, père d'un étudiant, fait partie de centaines de sculptures, gravures et bronzes pillés en 1897

CAMBRIDGE : Sous les acclamations et avec une fanfare de trompettes, l'université de Cambridge a remis officiellement mercredi au Nigeria une sculpture de coq en bronze pillée il y a un siècle, devenant ainsi la première institution britannique à restituer un objet volé pendant la colonisation.


Une délégation de responsables nigérians a reçu lors de cette cérémonie hautement symbolique organisée par le Jesus College de Cambridge cette fine sculpture, connue sous le nom "d'Okukor", point culminant d'une procédure déclenchée par une manifestation d'étudiants en 2016.


L’œuvre d'art, offerte en 1905 par un soldat britannique, père d'un étudiant, fait partie de centaines de sculptures, gravures et bronzes pillés en 1897 dans le royaume du Bénin, qui correspond aujourd'hui au sud-ouest du Nigeria.


"Je suis vraiment fière que nous soyons la première institution à aller jusqu'au bout de cet impératif moral de rendre un bronze du Bénin", a déclaré à l'AFP la directrice du collège, Sonita Alleyne.


"Nous sommes ravis qu'il soit désormais entre les mains de son propriétaire légitime", a-t-elle affirmé au cours de la cérémonie, saluant une "occasion vraiment historique".  


Son institution a retiré en 2016 le coq, qui décorait autrefois le réfectoire, après une campagne menée par une partie de ses étudiants contre les symboles rappelant le passé colonial britannique.


Un questionnement encore renforcé dans le sillage du mouvement Black lives matter: après la mort de George Floyd, Américain noir tué par un policier blanc en mai 2020, contestations, questionnement et introspection ont essaimé au Royaume-Uni autour de son passé colonial et de sa représentation dans l'espace public.

«Exemple pour d'autres»
A la fin de la cérémonie, la délégation nigériane - composée entre autres d'Aghatise Erediauwa, frère de l'Oba du Bénin - a brandi le bronze sous les acclamations et applaudissements. 


"Je vous remercie pour cette merveilleuse initiative. Le peuple nigérian vous en est reconnaissant", a déclaré l'ambassadeur au Royaume-Uni, Sarafa Tunji Isola, transmettant les remerciements du président nigérian Muhammadu Buhari.


"Heureux de voir que cet objet ancien, qui a été éloigné du Nigeria pendant des décennies, est en excellente forme", le professeur Abba Isa Tijani, directeur de la Commission nationale nigériane pour les musées et monuments, a estimé que l'acte du Jesus college constituait "un grand exemple pour d'autres institutions et d'autres pays". 


Certaines institutions européennes et américaines ont en effet annoncé leur intention de rendre plusieurs objets pillés. Ainsi, la France acte mercredi la restitution au Bénin de 26 œuvres des trésors royaux d'Abomey, conservées jusqu'ici au musée du Quai Branly à Paris.


Abba Isa Tijani, qui doit se rendre aussi jeudi en Écosse pour recevoir un bronze béninois de l'université d'Aberdeen, a exhorté le British Museum, qui possède la plus grande collection de bronzes au monde, à adopter la même voie, ce à quoi l'institution britannique se refuse pour le moment.


Des comédiens musulmans en tournée au Royaume-Uni pour aider les gens à se remettre de la pandémie

La vedette Azeem Mohammed, originaire de Saint-Louis dans le Missouri, a rejoint la tournée Penny Appeal en 2018 et connaît depuis un succès grandissant. (Photo AN, Sarah Glubb)
La vedette Azeem Mohammed, originaire de Saint-Louis dans le Missouri, a rejoint la tournée Penny Appeal en 2018 et connaît depuis un succès grandissant. (Photo AN, Sarah Glubb)
Organisée par l’œuvre caritative britannique Penny Appeal, les recettes et les fonds récoltés cette année seront destinés à la campagne Thirst Relief de l’organisation humanitaire internationale. (Photo AN, Sarah Glubb)
Organisée par l’œuvre caritative britannique Penny Appeal, les recettes et les fonds récoltés cette année seront destinés à la campagne Thirst Relief de l’organisation humanitaire internationale. (Photo AN, Sarah Glubb)
La Britannique Fatiha el-Ghorri, originaire du Maroc, est connue pour repousser les limites avec sa comédie. (Photo AN, Sarah Glubb)
La Britannique Fatiha el-Ghorri, originaire du Maroc, est connue pour repousser les limites avec sa comédie. (Photo AN, Sarah Glubb)
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  • Débutant à Londres, la tournée se dirige vers le nord et s’arrête dans dix villes, dont Manchester, Birmingham et Glasgow
  • Cette année, on retrouve certains des anciens favoris, ainsi que de nouveaux artistes, mais aucun d’entre eux ne souhaite centrer ses blagues sur la pandémie

LONDRES: Après environ deux ans de confinement, de restrictions, d’isolement et de variants très contagieux, le rire pourrait-il être le meilleur remède?

Le UK Super Muslim Comedy Tour espère prouver cela, tout en célébrant les pouvoirs de la comédie musulmane au profit d’œuvres caritatives.

«Nous n’avons pas pu organiser la tournée l’année dernière en raison de la pandémie de Covid-19. C’était une période difficile pour bon nombre de personnes car elles n’ont pas pu recevoir leur dose de divertissement, leur thérapie», explique l’animateur du spectacle, l’acteur et humoriste pakistano-britannique Abdallah Afzal, à Arab News en marge de la tournée à Wembley.

«C’était également difficile pour nous humoristes, car nous sommes tellement habitués à être sur scène et à nous produire, mais tout cela nous a été enlevé soudainement. Toute l’énergie perdue l’année dernière, nous l’apportons cette année, donc deux fois plus d’énergie, et nous espérons pouvoir divertir la foule deux fois plus aussi.»

Afzal, âgé de 32 ans et originaire de Manchester, anime la tournée, qui en est à sa sixième année, mais elle a été annulée en 2020, comme tout le reste, à cause de la pandémie.

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(De gauche à droite) Les humoristes Salmane Malik, Prince Abdi, Abdallah Afzal et Fatiha el-Ghorri se sont produits devant des foules dans l’est et l’ouest de Londres. (Photo fournie)

 

Débutant à Londres, la tournée se dirige vers le nord et s’arrête dans dix villes, dont Manchester, Birmingham et Glasgow, et tous les billets sont vendus.

«Nous espérons vraiment que les gens viendront pour célébrer la diversité dans notre routine, dans notre spectacle et dans les personnes qui montent sur scène», lance Afzal, qui fait largement participer le public à ses représentations et utilise son origine pour mêler des blagues sur le mariage conventionnel et la romance moderne.

Cette année, on retrouve certains des anciens favoris, ainsi que de nouveaux artistes, mais aucun d’entre eux ne souhaite centrer ses blagues sur la pandémie.

La Britannique Fatiha el-Ghorri, originaire du Maroc, est de retour pour la deuxième fois. Sa carrière a décollé en 2019. Elle s’est produite dans l’émission de Jonathan Ross «Comedy Club» et sur Comedy Central lors du festival Fringe d’Édimbourg. Puis, quand la pandémie a frappé, l’humoriste s’est attaquée à Zoom.

«La pandémie a été vraiment pénible, mais pendant cette période, je faisais beaucoup de spectacles sur Zoom et sur d’autres plates-formes en ligne», indique-t-elle. «C’est un format complètement différent, la scène est différente, et le public n’est pas en face de vous. C’est donc vraiment bizarre quand vous le faites pour la première fois.»

Soulagée et enthousiaste à l’idée de reprendre ses spectacles physiques, la quadragénaire de l’est de Londres est connue pour repousser les limites avec sa comédie et plaisanter sur ses expériences et ses observations sur le mariage, les relations, les rencontres amoureuses et le port du hijab.

«J’aime provoquer les gens dans mes numéros et j’aime briser les stéréotypes, mais évidemment ce sont des blagues halal parce que c’est une tournée musulmane», précise-t-elle, ajoutant qu’elle avait décidé de ne pas utiliser le coronavirus comme base pour ses blagues pendant la tournée «parce que c’était une période assez difficile pour tout le monde. Je ne pouvais donc pas voir d’humour dans tout ce qui se passait et je suis juste contente que la situation commence à s’améliorer.»

Cependant, elle a admis que cette expérience était très stressante car cela faisait longtemps qu’elle ne s’était pas produite sur scène.

«On a toujours le trac lorsqu’on prend notre travail à cœur. Je suis toujours stressée sur scène, mais maintenant j’ai l’impression que nous avons tous le trac en remontant sur scène. En revanche, cela fait plaisir de voir que la salle est pleine à craquer, que beaucoup de gens sont là et qu’ils sont venus pour rire.»

Salmane Malik, du sud de Londres, est soulagé que les spectacles sur Zoom laissent de nouveau place aux spectacles en direct, et il est heureux de voir que le public est venu en «grand nombre».

Ce Bahreïno-Pakistanais de 35 ans, qui s’est installé au Royaume-Uni en 2004 et qui participe à la tournée pour la première fois, se base sur ses origines arabo-asiatiques pour la plupart de ses textes, ainsi que sur son expérience de l’immigration, son mariage interracial et le fait d’être père de trois enfants.

«Je présente des numéros en quatre langues: urdu, anglais, punjabi et hindi. C’est vraiment agréable de voir que les possibilités sont infinies et de travailler sur mon art.  Mes sketches racontent essentiellement mon immigration au Royaume-Uni, en toute légalité.»

 

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C’est la première fois que l’humoriste bahreïno-pakistanais Salmane Malik, du sud de Londres, participe au Super Muslim Comedy Tour. (Photo AN, Sarah Glubb)

 

Organisée par l’œuvre caritative britannique Penny Appeal, les recettes et les fonds récoltés cette année seront destinés à la campagne Thirst Relief de l’organisation humanitaire internationale, qui contribue à fournir de l’eau potable aux communautés défavorisées du monde entier.

L’humoriste Prince Abdi, 32 ans, connu pour avoir travaillé avec certains des plus grands noms de la scène, notamment Dave Chappelle, Trevor Noah et Chris Rock, a épaté la foule avec ses impressions et ses anecdotes sur ses blagues et pitreries.

«Je suis somalo-britannique, je parle donc du fait d’avoir grandi dans le ghetto du sud de Londres, qui n’est pas vraiment un ghetto parce que je suis originaire de Somalie, vous savez», dit-il.

Abdi s’est lancé dans la comédie à la suite d’un pari avec des amis et, après plusieurs tentatives ratées dans le même club de comédie brutal, il a finalement connu son premier succès et ne s’est «jamais retourné».

Il a fait une tournée en Afrique, notamment au Nigeria, en Afrique du Sud et au Kenya, et s’est également produit aux Émirats arabes unis. Il affirme qu’il aimerait un jour parcourir le Moyen-Orient et raconter des blagues arabes.

«Rien n’est facile dans la vie, il faut travailler pour y arriver. La comédie est toujours aussi difficile aujourd’hui, et le succès d’un humoriste dépend de la qualité de son dernier spectacle», souligne-t-il.

Abdi raconte qu’il s’est ennuyé pendant la pandémie et qu’il faisait des farces aux gens pour tester leur curiosité raciale et culturelle, notamment en se promenant dans la ville avec une photo de lui et en demandant aux personnes blanches si elles avaient «vu cet homme?».

 

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La vedette Azeem Mohammed, originaire de Saint-Louis dans le Missouri, a rejoint la tournée Penny Appeal en 2018 et connaît depuis un succès grandissant. (Photo AN, Sarah Glubb)

 

«Tout le monde se rassemble, ce qui est bien car le rire est le meilleur remède. Nous avons tous besoin de rire, surtout avec ce qui se passe dans le monde.»

La vedette Azeem Mohammed, originaire de Saint-Louis dans le Missouri, a rejoint la tournée Penny Appeal en 2018 pour voir si sa comédie pouvait «transcender» des États-Unis à la Grande-Bretagne, et il connaît depuis un succès grandissant.

Le père de sept enfants, au débit rapide, fait rire le public avec ses blagues sur la famille et ses interactions avec le public, et tant pis pour ceux qui ne peuvent pas suivre, «c’est de leur propre faute, car ils auraient dû aller à l’université», plaisante-t-il.

Mohammed, 48 ans, s’est converti à l’islam à l’âge de 17 ans et, neuf ans plus tard, s’est lancé dans sa carrière d’humoriste.

En 2004, il est devenu l’un des membres fondateurs de la toute première tournée de comédie musulmane au monde, intitulée «Allah Made Me Funny» («Allah m’a créé drôle»), à laquelle participaient également Preacher Bryant Moss et Azhar Usman.

Il a confié que durant ces années de tournée, il avait trouvé des nuances pour mieux expliquer au public britannique majoritairement musulman ce que c’est que d’être musulman aux États-Unis.

«Ensuite, je me suis rendu compte que, peu importe nos origines, les sujets dont je parle, à savoir le mariage, le divorce, les enfants, le travail, la santé, la Sunnah (traditions et pratiques du prophète Mahomet), sont des sujets auxquels on peut s’identifier. Ils sont universels, donc ce qui nous séparerait normalement nous rapproche davantage maintenant.»

 

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Organisée par l’œuvre caritative britannique Penny Appeal, les recettes et les fonds récoltés cette année seront destinés à la campagne Thirst Relief de l’organisation humanitaire internationale. (Photo AN, Sarah Glubb)

 

Keyaan Hussain, âgé de 13 ans et originaire de Londres, a jugé le spectacle très agréable, très drôle et très divertissant, ajoutant que son préféré était Mohammed «parce qu’il interagissait davantage avec le public».

Ifrah Quraishi, également originaire de Londres, a mentionné que c’était le premier spectacle de comédie auquel elle assistait et a indiqué qu’elle se renseignait déjà sur la tournée de l’année prochaine.

«Honnêtement, j’ai trouvé le spectacle incroyable. J’ai mal aux joues tellement j’ai ri», ajoute Quraishi, 26 ans. «Je souhaite certainement assister à d’autres événements comiques comme celui-ci, et j’espère vraiment être présente à la prochaine tournée.»

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 

 


Al-Murabba accueille les visiteurs avec de la musique et de la gastronomie entre autres, à l’occasion de la Riyadh Season

Al-Murabba, l'une des 14 zones de la Riyadh Season, offre aux visiteurs une riche expérience musicale, culturelle et gastronomique. (Photo: Huda Bashatah)
Al-Murabba, l'une des 14 zones de la Riyadh Season, offre aux visiteurs une riche expérience musicale, culturelle et gastronomique. (Photo: Huda Bashatah)
Al-Murabba, l'une des 14 zones de la Riyadh Season, offre aux visiteurs une riche expérience musicale, culturelle et gastronomique. (Photo: Huda Bashatah)
Al-Murabba, l'une des 14 zones de la Riyadh Season, offre aux visiteurs une riche expérience musicale, culturelle et gastronomique. (Photo: Huda Bashatah)
Al-Murabba, l'une des 14 zones de la Riyadh Season, offre aux visiteurs une riche expérience musicale, culturelle et gastronomique. (Photo: Huda Bashatah)
Al-Murabba, l'une des 14 zones de la Riyadh Season, offre aux visiteurs une riche expérience musicale, culturelle et gastronomique. (Photo: Huda Bashatah)
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  • Al-Murabba propose différents choix culinaires luxueux avec une gamme de restaurants internationaux célèbres – italiens, japonais, argentins, français et autres
  • D'autres parties de la zone accueillent des confiseries, des jardins nocturnes baignés de lumière, des concept stores, des boutiques d'art ainsi que des magasins de vêtements traditionnels

RIYAD: Al-Murabba, l'une des 14 zones de la Riyadh Season, accueille cette semaine les visiteurs dans le cadre des festivités de la ville. 

Les visiteurs se voient offrir un avant-goût de l'authentique hospitalité saoudienne lorsqu'ils sont accueillis à l’entrée principale avec du café arabe, de l'encens et de la musique. 

La zone offre diverses possibilités haut de gamme, reflétant la grande diversité des cultures culinaires à travers le monde, avec de célèbres restaurants internationaux – italiens, japonais, argentins, français et autres. Les réservations peuvent être effectuées via l'application The Chefz. 

Outre la gastronomie, les visiteurs peuvent profiter d’un grand nombre de représentations musicales et artistiques. 

Le musicien Re'aab Bukhari a confié à Arab News qu'il jouait de la musique saoudienne dans la zone pour de célèbres chanteurs locaux. 

«Je suis ici avec mon équipe pour participer à la Riyadh Season dans la zone d'Al-Murabba. Je suis venu à la première Riyadh Season il y a quelques années, et le niveau d'organisation dont j'ai été témoin est au-delà du professionnel», a-t-il affirmé. 

D'autres parties de la zone accueillent des confiseries – comme celle de Pierre Hermé, célèbre pâtissier français –, des jardins nocturnes baignés de lumière, des concept stores, des boutiques d'art et des magasins de vêtements traditionnels présentant le travail de créateurs locaux. 

Les visiteurs désireux de goûter à la cuisine japonaise peuvent réserver leur table au restaurant Bar Masa qui propose des créations authentiques du chef Masa Takayama, connu pour son restaurant trois étoiles Michelin de Manhattan, à New York. 

Le charmant restaurant de style parisien Oplaisir accueille ses clients avec de la musique et une carte riche en plats uniques. Le Petit Trois, un autre restaurant français célèbre et primé, est également présent à Al-Murabba. 

Dareen Rajeh, spécialiste senior auprès de Takamol Holding, qui est venue à Al-Murabba pour les festivités, a partagé avec Arab News ses sentiments sur la Riyadh Season. 

«Une partie de moi n'arrive pas à y croire et l'autre partie est reconnaissante parce que nous ne nous attendions pas à revenir à la normale aussi rapidement, d'autant plus que tout ce que nous lisions disait que la vie ne reviendrait jamais à la normale. Mais, en un temps record, nous sommes de retour», a-t-elle déclaré. 

Ayant précédemment connu Riyadh Season, Rajeh était ravie de vivre à nouveau le festival. 

«Je suis également ravie de visiter Winter Wonderland cette année, car l'hiver approche. Je tiens aussi à faire l'expérience du Crystal Maze», a-t-elle ajouté. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com