Covid: le Spoutnik V protège contre tous les variants, y compris le Delta

Un membre du personnel médical prépare une dose du vaccin russe Spoutnik V,  le 27 avril 2021 (Photo, AFP)
Un membre du personnel médical prépare une dose du vaccin russe Spoutnik V, le 27 avril 2021 (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 21 juin 2021

Covid: le Spoutnik V protège contre tous les variants, y compris le Delta

Un membre du personnel médical prépare une dose du vaccin russe Spoutnik V,  le 27 avril 2021 (Photo, AFP)
  • Le concepteur du vaccin russe contre le coronavirus Spoutnik V a affirmé lundi qu'il protégeait contre «tous les variants connus» y compris le Delta
  • Saint-Pétersbourg, qui accueille actuellement des matchs de l'Euro-2020 de football et est également touchée par la flambée, a annoncé vouloir vacciner 65% des fonctionnaires locaux d'ici août

MOSCOU: Le concepteur du vaccin russe contre le coronavirus Spoutnik V a affirmé lundi qu'il protégeait contre « tous les variants connus » y compris le Delta, responsable d'une flambée de l'épidémie de Covid-19 en Russie. 
La capitale russe et sa région, ainsi que la deuxième ville du pays, Saint-Pétersbourg, sont particulièrement touchées par cette nouvelle vague, entraînant des records de contamination tandis que la campagne de vaccination patine. 
La région de Moscou a ainsi enregistré lundi sa plus forte hausse quotidienne depuis le début de la pandémie avec 1 811 cas, tandis que la capitale affiche 7 584 nouvelles infections. En fin de semaine dernière, les cas quotidiens dépassaient les 9 000. 

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Cas de Covid-19 et décès quotidiens liés au Covid-19 officiellement recensés en Russie au 18 juin (Graphique, AFP)

Selon le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, environ 90% des nouveaux cas sont dus au variant Delta, plus contagieux, apparu en Inde et qui menace de submerger les hôpitaux de la capitale. 
Dans ce contexte, Alexandre Guintsbourg, directeur du centre Gamaleïa à l'origine du Spoutnik V, a affirmé que la double injection « protège contre tous les variants actuellement connus, en commençant par le britannique et jusqu'au variant Delta, le variant indien ». 
Ces propos visent à encourager la population russe à se faire vacciner, alors que la campagne d'immunisation est à la traîne sur fond de méfiance et malgré les appels répétés du président Vladimir Poutine. 
A Moscou, les autorités ont décrété la semaine dernière la vaccination obligatoire des employés du secteur des services. Quelque 60% d'entre eux, soit deux millions de personnes environ, doivent être vaccinés d'ici au 15 août. 
Saint-Pétersbourg, qui accueille actuellement des matchs de l'Euro-2020 de football et est également touchée par la flambée, a annoncé vouloir vacciner 65% des fonctionnaires locaux d'ici août. 
Dans cette ville, de nouvelles restrictions sont entrées en vigueur lundi, avec notamment l'interdiction de vente de nourriture dans les fan-zones de l'Euro et la fermeture des espaces de restauration des centres commerciaux. 
Le nombre d'infections quotidiennes y a dépassé lundi le millier de cas pour la première fois depuis février. 
Des vidéos diffusées par les médias locaux ont montré un hôpital de Saint-Pétersbourg débordé, avec des patients allongés à même le sol. 
D'autres vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ont montré des trains de banlieue noires de monde avec des habitants locaux, pour la plupart sans masques, quittant la ville pour la campagne sur fond de vague de chaleur. 
S'exprimant devant les députés lundi, Vladimir Poutine a souligné que « le danger du coronavirus est toujours présent » et que « la situation s'aggrave dans plusieurs régions ». Mais il s'est félicité que son pays a « réussi à atténuer le premier coup de l'épidémie, le plus dur » l'année dernière. 
Son porte-parole, Dmitri Peskov, a lui reconnu que « la situation réelle est difficile » et que « la tendance est mauvaise ». 
La Russie est, avec 129 801 morts recensés par le gouvernement, le pays européen le plus endeuillé. L'agence des statistiques Rosstat, qui a une définition plus large des décès liés à la Covid, comptabilise elle quelque 270 000 morts depuis le début de la pandémie. 


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.