Amal Clooney poursuit une ex-Daech pour viol et esclavage de Yézidies

L'avocate Amal Clooney lors d'une table ronde sur la liberté des médias au siège des Nations Unies. (Photo, AP/Archives)
L'avocate Amal Clooney lors d'une table ronde sur la liberté des médias au siège des Nations Unies. (Photo, AP/Archives)
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Publié le Mardi 22 juin 2021

Amal Clooney poursuit une ex-Daech pour viol et esclavage de Yézidies

  • Les yézidis, considérés comme hérétiques par Daech, ont connu des années de violente maltraitance
  • Sarah O. a été arrêtée en Turquie en février 2018. Après sept mois de détention, elle a été expulsée vers l'Allemagne et jugée

LONDRES : La célèbre avocate spécialisée dans la défense des droits de l’homme Amal Clooney a obtenu la poursuite d'une femme, membre de Daech, qui a abusé, réduit en esclavage et contribué au viol de femmes yézidies enlevées.

La cliente de Clooney, une femme yézidie, a été capturée par le groupe terroriste à l'âge de 14 ans.

Elle accuse une femme algérienne connue sous le nom de Sarah O. et son mari, un ressortissant germano-turc connu sous le nom d'Ismail S. de l’avoir kidnappée. Selon le Daily Mail, ce dernier est toujours en fuite.

Sarah O. a été arrêtée en Turquie en février 2018. Après sept mois de détention, elle a été expulsée vers l'Allemagne et jugée.

Le verdict a été prononcé mercredi dernier. Sarah O. a été condamnée à six ans et demi de prison.

Elle a été reconnue coupable d'appartenir à une organisation terroriste étrangère, d'agression, de privation de liberté, d’aide et de complicité de viol, d'esclavage et de persécution religieuse, ainsi que de persécution fondée sur le genre, tous classés crimes contre l'humanité.

À partir de 2015, le couple a réduit en esclavage des femmes et des filles yézidies capturées par Daech alors que celui-ci étendait son soi-disant califat à travers l'Irak et la Syrie.

Les yézidis, considérés comme hérétiques par Daech, ont connu des années de violente maltraitance. Les hommes étaient souvent tués sur le coup, et les femmes tuées ou réduites en esclavage.

Les survivants ont souvent été soumis à des actes d'une extrême cruauté, notamment l'esclavage sexuel, la torture et l'exécution sommaire.

Pendant deux ans, Sarah O. et Ismail S. ont réduit en esclavage sept femmes yézidies, dont certaines ont été vendues à d'autres personnes. L’une d’elles, une fille de 14 ans, est décédée en captivité.

Sarah O. a battu les prisonnières et a aidé son mari à les abuser sexuellement,  aidant à «les préparer» au viol. Elle les a également forcées à travailler comme esclaves dans sa maison.

La victime, dont l'identité reste cachée en vertu de la loi allemande, estime qu’aucune « condamnation ne peut compenser nos souffrances, mais je suis extrêmement reconnaissante aux procureurs fédéraux allemands et au tribunal allemand d'avoir enquêté et fait la lumière sur les crimes commis contre les yézidis, et j'espère que de nombreux autres pays suivront cet exemple».

Amal Clooney, 43 ans, milite depuis des années pour que justice soit rendue aux innombrables femmes yézidies qui ont vécu les horreurs de Daech.

L'une des collègues de Clooney qui représente des femmes yézidies à la cour de Düsseldorf, Natalie von Wistinghausen, explique c’est la «première fois qu’un tribunal prononce une condamnation pour persécution religieuse et sexiste. Cette reconnaissance est de la plus haute importance pour notre cliente et pour toutes les femmes yézidies, pour leur communauté religieuse dans son ensemble, ainsi que pour les autres victimes de violences sexistes».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.