Les talibans contrôlent la principale route de sortie afghane vers le Tadjikistan et le nord

Un véhicule blindé des forces afghanes à l’entrée de Kunduz, le 22 juin (Photo, AFP).
Un véhicule blindé des forces afghanes à l’entrée de Kunduz, le 22 juin (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 22 juin 2021

Les talibans contrôlent la principale route de sortie afghane vers le Tadjikistan et le nord

  • Selon un officier qui a refusé d'être identifié, «les talibans ont commencé à attaquer la nuit dernière et au matin, ils étaient partout, des centaines»
  • Face à la progression éclair des talibans dans le nord, le ministère de la Défense a procédé la nuit dernière à l'envoi en renfort à Kunduz de centaines d'hommes

KABOUL: Les talibans ont pris mardi le contrôle de la principale route de sortie de l'Afghanistan vers le Tadjikistan, un axe névralgique dans les relations économiques avec l'Asie centrale, en plein retrait des forces américaines.

Les insurgés tiennent désormais le principal poste-frontière et les autres voies de passage avec le Tadjikistan, ainsi que les districts qui conduisent à la capitale du nord-est, Kunduz, distante d'une cinquantaine de kilomètres, ont dit plusieurs responsables locaux. 

Deux membres du Conseil provincial, Amruddin Wali et Khaliddin Hakmi, ont confirmé la prise du poste-frontière de Shir Khan « et de tous les autres postes frontaliers, après une heure de combat ».

Selon un officier qui a refusé d'être identifié, « les talibans ont commencé à attaquer la nuit dernière et au matin, ils étaient partout, des centaines ».

« Nous avons été forcés d'abandonner toutes nos positions ainsi que le poste-frontière. Certains de nos soldats ont traversé (la frontière) jusqu'au Tadjikistan » pour se mettre à l'abri, a-t-il ajouté.

Le porte-parole des insurgés Zabihullah Mujahid a affirmé qu'ils « étaient en train de rétablir une situation normale » à la frontière.

« Rassurer » le Tadjikistan

Il a aussi souhaité « rassurer » le Tadjikistan : « Nous ne lui voulons aucun mal et nous allons garder la frontière côté afghan », a-t-il insisté.

Face à la progression éclair des talibans dans le nord, le ministère de la Défense a procédé la nuit dernière à l'envoi en renfort à Kunduz de centaines d'hommes, pour la plupart issus des commandos des forces spéciales, a assuré un responsable.

A 50 km de la frontière, cette capitale provinciale déjà tombée deux fois, en 2015 et 2016, aux mains des insurgés est maintenant encerclée.  

Le correspondant de l’AFP sur place a entendu mardi, du centre-ville, des tirs, ce qui témoigne de la présence proche des insurgés.

Selon le porte-parole de la Chambre de commerce et d'industrie de Kunduz, Massoud Wahdat, « il y avait 150 camions chargés de marchandises quand Shir Khan est tombé. Nous n'avons aucune nouvelle, ce sera une perte financière énorme si ces biens sont perdus dans les combats ». 

Le passage de la frontière est matérialisé par un pont enjambant le Panj, une rivière qui permet de relier Kaboul à Douchanbé, la capitale tadjike, et au reste de l'Asie centrale : son inauguration en 2007 a considérablement renforcé les échanges commerciaux régionaux.   

Les talibans multiplient leurs offensives sur le terrain depuis le début, en mai, du retrait des soldats américains, qui progresse très vite.

Un appel à une mobilisation nationale

Mais le Pentagone a laissé entendre lundi que ces opérations pourraient être volontairement ralenties pour faire face à ces attaques - tout en respectant la date-butoir du 11 septembre pour un départ complet.      

L'homme fort du nord, l'ex-gouverneur de la province de Balkh Mohammad Atta Noor, a appelé mardi le gouvernement à décréter une « mobilisation nationale » pour contrer les offensives des talibans.

L'armée afghane est assaillie de toutes parts, en particulier dans les provinces du nord, d'est en ouest - Kunduz, Baghlan, Badakhshan, Faryab, Maimana - et perd du terrain à un rythme très rapide.

Elle a récemment subi de lourdes pertes, y compris dans les rangs de ses forces d'élite et a été contrainte d'abandonner des avant-postes assiégés dans des zones reculées.

Les talibans sont aujourd'hui présents dans presque toutes les provinces afghanes et encerclent plusieurs grandes villes, comme ils l'avaient fait dans les années 1990 pour s'emparer de la quasi-totalité du pays et installer un régime islamique autoritaire, chassé par l'intervention américaine en 2001.

Un responsable taliban a réaffirmé dimanche la volonté d'instaurer « un authentique régime islamique par la négociation », mais les pourparlers inter-afghans entamés en septembre dernier à Doha, la capitale du Qatar, avec le gouvernement sont au point mort.


Etats-Unis et Danemark vont renégocier leur accord de défense de 1951 sur le Groenland 

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
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  • Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland
  • "La position du Danemark et celle du Groenland sont identiques, et aucune négociation n'a eu lieu hier avec l'Otan au sujet de notre souveraineté", a déclaré la Première ministre, Mette Frederiksen, à la télévision danoise

DAVOS: Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland, a indiqué jeudi à l'AFP une source proche des discussions ayant eu lieu la veille à Davos entre Donald Trump et le chef de l'Otan Mark Rutte.

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions.

 

 


Après sa marche arrière sur le Groenland, Trump dévoile son «Conseil de paix» à Davos

Le président américain Donald Trump dévoile jeudi son nouveau "Conseil de paix" et rencontre son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky à Davos, après avoir désamorcé la veille le conflit sur le Groenland qu'il avait lui-même provoqué. (AFP)
Le président américain Donald Trump dévoile jeudi son nouveau "Conseil de paix" et rencontre son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky à Davos, après avoir désamorcé la veille le conflit sur le Groenland qu'il avait lui-même provoqué. (AFP)
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  • Donald Trump a prévu de rencontrer le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, après le lancement de son "Conseil de paix"
  • A Davos mercredi, il a affirmé que la Russie et l'Ukraine seraient "stupides" de ne pas arriver à un accord pour mettre fin au conflit, qu'il avait promis de régler en une journée en prenant ses fonctions il y a un an

DAVOS: Le président américain Donald Trump dévoile jeudi son nouveau "Conseil de paix" et rencontre son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky à Davos, après avoir désamorcé la veille le conflit sur le Groenland qu'il avait lui-même provoqué.

Après des semaines de déclarations agressives, le président américain, invité au Forum économique mondial, a subitement annoncé mercredi soir "le cadre d'un futur accord" sur le Groenland. Il a levé ses menaces douanières autant que militaires.

Jeudi, M. Trump, qui s'autoproclame faiseur de paix, doit participer à 10H30 (09H30 GMT) dans la station huppée des Alpes suisses à une cérémonie de signature de la charte fondatrice d'un "Conseil de paix" à sa main, censé œuvrer à la résolution des conflits dans le monde, en concurrence avec les Nations unies.

Cette instance avait initialement été conçue pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais sa "charte" prévoit un mandat bien plus vaste que la seule question du territoire palestinien.

Ticket d'entrée à un milliard 

Le ticket d'entrée est d'un milliard de dollars pour un siège permanent.

Donald Trump a affirmé à Davos que Vladimir Poutine avait accepté l'invitation. Un peu plus tôt, le président russe avait seulement indiqué que son ministère des Affaires étrangères avait été "chargé d'étudier" la proposition américaine.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a fait savoir qu'il avait accepté de siéger.

La France a dit "non" tandis que d'autres alliés clés des Etats-Unis, notamment le Royaume-Uni, également membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, ont exprimé leur scepticisme face à ce "Conseil de paix". Mais de nombreux pays du Moyen-Orient sont partants, dont l'Arabie saoudite ou le Qatar.

Environ 35 dirigeants ont déjà accepté de s'y rallier, sur quelque 50 invitations envoyées, a indiqué mercredi un haut responsable de l'administration Trump aux journalistes.

"Je pense que c'est le meilleur conseil jamais formé", s'est vanté Donald Trump mercredi lors d'une rencontre avec son homologue égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, qui fait partie de ceux ayant accepté l'invitation.

Le président américain ne cache pas sa frustration de ne pas avoir eu le prix Nobel de la paix, alors qu'il affirme régulièrement avoir mis fin à huit guerres, un bilan contesté.

Rencontre avec Zelensky 

L'invitation de Vladimir Poutine inquiète particulièrement les alliés des Etats-Unis, notamment l'Ukraine qui cherche à mettre fin à presque quatre ans de guerre avec la Russie qui a envahi son pays en février 2022.

Donald Trump a prévu de rencontrer le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, après le lancement de son "Conseil de paix".

A Davos mercredi, il a affirmé que la Russie et l'Ukraine seraient "stupides" de ne pas arriver à un accord pour mettre fin au conflit, qu'il avait promis de régler en une journée en prenant ses fonctions il y a un an.

Et il a répété que les présidents russe et ukrainien étaient proches d'un accord, une affirmation qu'il a souvent répétée même s'il a alternativement blâmé l'un ou l'autre pour l'absence de cessez-le-feu.

"Il ne reste qu'un point à régler" dans les négociations, a affirmé jeudi à Davos l'envoyé spécial américain Steve Witkoff, qui doit se rendre dans la journée à Moscou, avec le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, pour des discussions avec Vladimir Poutine.

Volodymyr Zelensky s'est dit "inquiet" mardi d'une perte d'attention internationale sur le conflit en Ukraine, le plus sanglant en Europe depuis la Deuxième guerre mondiale, à cause du différend causé par les velléités du président américain de s'emparer du Groenland.

Donald Trump a assuré mercredi avoir conçu avec le chef de l'Otan Mark Rutte "le cadre d'un futur accord concernant le Groenland".

Il y a "encore beaucoup de travail à faire" pour trouver un accord sur le Groenland, a cependant déclaré à l'AFP M. Rutte.

La porte-parole de l'Otan, Allison Hart a précisé que "le secrétaire général n'avait proposé aucun compromis sur la souveraineté" du Danemark.

Le Danemark souhaite poursuivre "un dialogue constructif avec ses alliés" à propos du Groenland et de la sécurité dans l'Arctique mais dans le respect de son "intégrité territoriale", a affirmé de son côté la Première ministre danoise Mette Frederiksen.


Le chef de la diplomatie saoudienne rencontre ses homologues français et néerlandais à Davos

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a rencontré Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères. (SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a rencontré Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères. (SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et Gabriela Sommerfeld, ministre équatorienne des Affaires étrangères, ont signé un accord visant à renforcer les relations entre leurs pays. (SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et Gabriela Sommerfeld, ministre équatorienne des Affaires étrangères, ont signé un accord visant à renforcer les relations entre leurs pays. (SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a rencontré son homologue néerlandais, David van Weel, lors du Forum économique mondial 2026. (SPA)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a rencontré son homologue néerlandais, David van Weel, lors du Forum économique mondial 2026. (SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane participe au Forum économique mondial annuel
  • Il a signé un accord de coopération avec la ministre équatorienne des Affaires étrangères

LONDRES : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a tenu plusieurs réunions avec ses homologues étrangers mercredi, en marge du Forum économique mondial annuel à Davos, en Suisse.

Il s’est entretenu avec Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, afin d’évoquer les derniers développements régionaux ainsi que les efforts conjoints visant à renforcer la sécurité et la stabilité.

Le prince Faisal a également discuté des relations du Royaume avec l’Équateur lors d’une rencontre avec Gabriela Sommerfeld, ministre équatorienne des Affaires étrangères. Les deux responsables ont passé en revue la coopération bilatérale dans plusieurs domaines et signé un accord destiné à renforcer les relations entre les deux pays.

Mardi soir, il a par ailleurs échangé avec le ministre néerlandais des Affaires étrangères, David van Weel, au sujet des principaux enjeux régionaux et internationaux.

D’autres responsables saoudiens ont pris part à ces rencontres, notamment l’ambassadeur du Royaume en Suisse, Abdulrahman Al-Dawood, ainsi que Mohammed Al-Yahya, conseiller du ministre des Affaires étrangères.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com