Covid-19: un premier objectif de vaccination manqué pour Biden

Le président américain Joe Biden. (Photo, AFP)
Le président américain Joe Biden. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 22 juin 2021

Covid-19: un premier objectif de vaccination manqué pour Biden

  • Il s'agit de la première cible ratée en termes de vaccination pour le président américain, qui avait fait de la montée en puissance de la campagne d'immunisation sa priorité de début de mandat
  • Pour le moment, 65,4% des personnes de 18 ans et plus ont reçu au moins une dose de l'un des trois vaccins autorisés dans le pays

WASHINGTON: La Maison Blanche a concédé mardi que l'objectif de vaccination fixé par Joe Biden pour le 4 juillet, jour de la fête nationale, serait manqué, car 70% des adultes n'auront pas reçu d'ici là au moins une injection de vaccin anti-Covid.

Il s'agit de la première cible ratée en termes de vaccination pour le président américain, qui avait fait de la montée en puissance de la campagne d'immunisation sa priorité de début de mandat. 

Ce but sera atteint « pour les adultes de 27 ans et plus » d'ici le 4 juillet, a déclaré Jeff Zients, coordinateur de la lutte contre le Covid-19 pour la Maison Blanche. Il l'est déjà pour les personnes de 30 ans et plus, a-t-il ajouté.

Mais « nous pensons que cela prendra quelques semaines de plus pour arriver à 70% de tous les adultes avec au moins une dose » reçue, a-t-il reconnu lors d'un point presse, en soulignant que ce nombre fixé par le président début mai était « très ambitieux ». 

Pour le moment, 65,4% des personnes de 18 ans et plus ont reçu au moins une dose de l'un des trois vaccins autorisés dans le pays. 

Et le rythme de vaccination actuel ne permettra pas d'atteindre les 70% en moins de deux semaines. Il se situait il y a quelques jours à 850 000 injections quotidiennes en moyenne, selon les données des autorités sanitaires (un chiffre qui inclut en outre les adolescents vaccinés dès 12 ans avec le vaccin de Pfizer/BioNTech).

« Là où le pays doit en faire plus, c'est concernant les 18-26 ans », a déclaré Jeff Zients. « La réalité est que de nombreux jeunes Américains pensent que la Covid-19 n'est pas quelque chose qui a des conséquences pour eux, et ils sont moins enclins à se faire vacciner. »

« Grandes festivités »

Joe Biden visait également 160 millions d'Américains entièrement vaccinés d'ici le 4 juillet: pour le moment, il manque 10 millions de personnes pour franchir cette barre. 

Cet objectif-là devrait être atteint d'ici « la mi-juillet », selon M. Zients.

« Soyons clair: notre campagne de vaccination est une "success story"  à l'Américaine », a défendu d'un tweet Joe Biden, peu après l'annonce. « Quand nous sommes arrivés au pouvoir, 3 000 Américains mourraient chaque jour. Aujourd'hui, les hospitalisations ont chuté de 90%. » 

Et grâce aux progrès d'ores et déjà réalisés, les Etats-Unis pourront célébrer la fête nationale en grande pompe. 

« L'Amérique se prépare à un 4 juillet historique, avec de grandes festivités », a assuré Jeff Zients.

Un millier de personnes sont par exemple attendues à la Maison Blanche.

« Les amis, nous nous dirigeons vers un été très différent comparé à l'année dernière. Un été lumineux, de joie », avait aussi déclaré vendredi Joe Biden, lors d'un discours marquant les 300 millions d'injections durant les 150 jours premiers jours de son mandat.

Disparités entre Etats

Toutefois, atteindre l'objectif des 70% ne sera pas « la ligne d'arrivée, ni la dernière manche », a rappelé mardi le Dr Anthony Fauci, également conseiller de la Maison Blanche sur la crise sanitaire. Il faut « aller bien au-delà, après le 4 juillet, durant l'été et par la suite, avec pour objectif final de complètement écraser l'épidémie aux Etats-Unis. »

" »Malheureusement, les cas et les hospitalisations ne baissent pas dans beaucoup d'endroits, dans les Etats avec des taux de vaccination bas », avait déploré vendredi le président américain.

16 Etats sur 50 ainsi que la capitale fédérale Washington ont franchi le cap des 70% d'adultes avec au moins une dose de vaccin. Il s'agit notamment de ceux situés sur les deux côtes des Etats-Unis. Mais les disparités sont grandes avec d'autres Etats bien plus réfractaires, comme le Mississippi, l'Alabama, la Louisiane ou encore le Wyoming.

« Il y a un danger réel, s'il y a une persistance continue de la réticence à la vaccination, de voir de nouvelles poussées de l'épidémie localisées », a prévenu Anthony Fauci. 

 


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.