Les bons (et moins bons) côtés de la vente en direct sur Instagram

Logos d'Instagram et Facebook. (AFP)
Logos d'Instagram et Facebook. (AFP)
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Publié le Mercredi 23 juin 2021

Les bons (et moins bons) côtés de la vente en direct sur Instagram

  • La plate-forme de partages de photos du groupe Facebook est de plus en plus utilisée comme interface de vente, par des géants mais aussi par une kyrielle de petites et moyennes entreprises
  • Revers de la médaille: des ventes très dépendantes de l'exposition

PARIS : Une après-midi de lèche-vitrines, sans sortir de chez soi: c'est ce que promet Instagram à ses utilisateurs et aux commerçants et fabricants qui s'y développent en profitant d'une audience importante. Mais les professionnels deviennent aussi tributaires de changements de visibilité parfois inexpliqués.

Lilas Cousin a la mine des mauvais jours sur son compte Instagram. Voilà cinq ans qu'elle a lancé sa marque "Mini Bandit", qui vend des produits vintage pour les bébés, et qui réalise l'essentiel de ses ventes via le réseau social comptant un milliard d'utilisateurs. Sans accroc jusque-là, bien au contraire. 

Mais depuis quelques jours, "sans avoir rien changé à (sa) façon de faire", ses publications sur le réseau social ne sont "plus vues", passant de 2 000 à "130 ou 150 vues". "Le problème, c'est que j'ai une répercussion de fou sur mes ventes", explique-t-elle à ses abonnés, suscitant un important élan de sympathie, et plusieurs témoignages similaires.

La plate-forme de partages de photos du groupe Facebook est de plus en plus utilisée comme interface de vente, par des géants mais aussi par une kyrielle de petites et moyennes entreprises. Instagram, qui organise de mercredi à vendredi un événement en ligne, "House of Instagram" pour conseiller les TPE et PME, ne publie pas de données détaillées, mais annonce 200 millions d'entreprises dans le monde utilisant les services de Facebook et Instagram.

Enorme liste d'attente

"Si vous avez une idée de business, vous pouvez très rapidement et très facilement lancer une plateforme pour la tester auprès du public" sur Instagram, explique à l'AFP Jim Squires, le vice-président Business&Creator Marketing de l'entreprise.

Mathilde, Lilloise qui s'est récemment mise à son compte pour dessiner, coudre et vendre des accessoires de mode, "avait au départ dans l'idée de faire un site internet". Mais "Instagram a pris le dessus parce qu'une influenceuse m'a acheté une banane de manière anonyme", avant de conseiller le produit à ses 150.000 abonnés. Une toute petite partie d'entre eux a passé commande dans la foulée, générant "une énorme liste d'attente" longue de plusieurs mois.

Jim Squires défend "un type de shopping très différent que ce qu'on trouve habituellement dans l'e-commerce", répondant souvent à un besoin bien identifié. "Instagram ressemble à une après-midi à flâner en centre-ville sans être certain de ce qu'on va trouver", défend-il.

"C'est un réel plus parce que la communication entraîne directement l'achat", analyse Anne-Gaëlle, fondatrice bordelaise de "L'Otarie Club", boutique d'accessoires de mode. "Les followers voient la publication et atterrissent directement sur le produit, l'acte d'achat est très court et simplifié".

Visibilité moindre

Revers de la médaille: des ventes très dépendantes de l'exposition. "Sur 10 jours récemment, j'ai eu une visibilité beaucoup moins bonne", explique Anne-Gaëlle, même en "sponsorisant" ces contenus pour qu'ils soient vus au-delà de sa base d'abonnés. Elle assure que ce n'est pas lié à la saisonnalité ou à la typologie des produits.

Jim Squires, qui préconise aux professionnels de sponsoriser davantage de contenus, assure que "cette dynamique n'est pas propre à Instagram mais s'observe aussi sur Facebook", qui dispose également d'un espace "shopping". "Il y a de plus en plus de commerces sur la plateforme", ce qui donne lieu à "davantage de compétition" pour capter l'attention du public.

Lilas Cousin a déjà essayé de sponsoriser quelques publications, sans impact sur ses ventes, assure-t-elle à l'AFP. Si elle reconnaît s'être "vraiment développée grâce à Instagram", elle se trouve à l'heure actuelle face à "un gros souci de développement" si la baisse de ses ventes s'inscrivait dans la durée.

La compétition n'est de toute façon pas à armes égales: difficile a priori pour de petits créateurs, de lutter contre les capacités de marketing de gros groupes, même si Instagram entend promouvoir les petits commerces, proposant par exemple à ses usagers de recommander les produits de ces derniers avec la mention "aidons nos commerces" sur leurs réseaux sociaux.


Airbus pénalisé par ses faibles livraisons d'avions

Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
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  • Airbus voit ses résultats baisser au T1 2026 (bénéfice -26%, CA -7%) à cause de livraisons d’avions retardées et de problèmes de moteurs
  • Le groupe maintient ses objectifs annuels et s’appuie sur la défense, tandis que Boeing prend l’avantage sur les livraisons

PARIS: L'avionneur européen Airbus est pénalisé au premier trimestre par de faibles livraisons d'avions commerciaux, qui pèsent sur ses comptes, tandis que son concurrent américain Boeing, en phase de redressement, signe des livraisons record.

En dépit de cette déconvenue due principalement à la pénurie des moteurs de l'américain Pratt & Whitney et la situation volatile au Moyen-Orient qui n'a pour l'instant "pas d'impact" sur ses activités, Airbus maintient ses objectifs pour l'année.

Il compte toujours livrer un nombre record de 870 avions commerciaux en 2026, soit plus que la meilleure année, en 2019, avant la pandémie du Covid (863 appareils).

Les livraisons d'avions commerciaux qui patinent ont fait chuter le bénéfice net de l'avionneur européen de 26% à 586 millions d'euros au premier trimestres.

Le chiffre d'affaires s'est établi à 12,65 milliards d'euros, en recul de 7% par rapport à la même période de l'année dernière.

Ces résultats "reflètent un niveau plus faible de livraisons d'avions commerciaux et une solide performance de notre division Defense and Space", a déclaré le patron d'Airbus Guillaume Faury.

- "Impact" de Pratt jusqu'en 2028  -

Depuis le début de l'année, Airbus n'a livré que 114 avions commerciaux contre 143 pour Boeing. L'an dernier l'écart s'est resserré au sein du duopole sur le terrain des livraisons, mais l'américain a pris l'avantage sur les commandes.

Pratt & Whitney "reste le principal facteur limitant de notre trajectoire de montée en cadence sur l’A320", la famille la mieux vendue d'Airbus, "avec un impact sur 2026 et 2027", a déclaré Guillaume Faury au cours d'une conférence téléphonique.

En conséquence, l’entreprise maintient sa prévision d'un rythme de production de cette famille d'avions compris entre 70 et 75 avions par mois d’ici la fin 2027, objectif revu à la baisse en février contre 75 auparavant.

Le carnet de commandes d'Airbus affiche 9.037 appareils, soit plus de dix ans de production au rythme actuel.

Airbus a également été confronté en début de l'année "à un retard administratif qui a affecté la livraison de près de 20 avions à des clients chinois", mais ce problème a été résolu.

Le problème de qualité des panneaux de l'A320 découvert en décembre aura "un impact résiduel" sur les livraisons sur le premier semestre, selon Guillaume Faury.

Le bilan des livraisons des avionneurs est toujours scruté, car il préfigure les résultats financiers, les compagnies aériennes acquittant la majorité du prix d'achat lorsqu'elles reçoivent leurs appareils.

Le "cash flow" d'Airbus qui emploie près de 170.000 personnes dans le monde s'est également nettement dégradé.

La trésorerie disponible consolidée avant financement des clients s’est ainsi établie à -2,485 milliards d’euros contre -310 millions d’euros il y a un an.

- Désaccords non résolus sur le Scaf -

Les mauvaises performances côté avions commerciaux sont toutefois contrebalancées par le succès de la branche défense.

Le chiffre d'affaires dans ce domaine a progressé de 7% à 2,8 milliards d'euros.

Interrogé sur le programme européen d'avion de combat Scaf mené par Airbus qui représente l'Allemagne et l'Espagne et Dassault Aviation pour la France, Guillaume Faury a indiqué que les discussions étaient "en cours" dans le cadre d'une mission demandée par le président français Emmanuel Macron pour réconcilier les industriels.

"Je ne dis pas que les désaccords sont résolus, mais qu’un travail est en cours entre les différents acteurs pour tenter d’identifier la meilleure voie à suivre", a-t-il poursuivi.

"La France, l'Allemagne et l'Espagne ont chacune leurs attentes et travaillent actuellement à résoudre ces divergences", a-t-il conclu. 


Vision Golfe 2026 : France-CCG, de la coopération à la transformation

L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
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  • La France et les pays du Golfe intensifient leur partenariat économique avec un forum stratégique axé sur des projets concrets et des investissements mesurables
  • Les secteurs clés incluent l’IA, les énergies propres et les infrastructures, dans un contexte où la géopolitique redéfinit les échanges mondiaux

DUBAÏ: Dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques croissantes, des mutations profondes des flux commerciaux et des impératifs liés à la transition énergétique, la France et les États du Conseil de coopération du Golfe (CCG) s’apprêtent à franchir une nouvelle étape dans leur relation stratégique. Les 18 et 19 juin 2026, Paris accueillera la quatrième édition de Vision Golfe, un forum de haut niveau destiné à accélérer les échanges économiques, les investissements et les coopérations industrielles entre les deux régions.

Organisé par Business France sous le haut patronage du président Emmanuel Macron, cet événement réunira ministres, décideurs publics et dirigeants d’entreprises au ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique. Il s’inscrit dans une dynamique de renforcement institutionnel des relations franco-golfiques, fondée sur la recherche de résilience économique et d’autonomie stratégique.

Au fil des éditions, Vision Golfe s’est imposé comme une plateforme incontournable pour transformer le dialogue en projets concrets. La dernière édition a rassemblé plus de 1 250 participants et généré plus de 2 000 rencontres B2B, témoignant d’une forte demande pour des échanges ciblés et opérationnels. L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » (“From Cooperation to Transformation”), entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats, notamment à travers le co-investissement, l’innovation conjointe et la collaboration industrielle.

Les relations économiques entre la France et les pays du Golfe connaissent une croissance soutenue. En 2025, les échanges commerciaux entre la France et les Émirats arabes unis ont atteint 10,8 milliards d’euros, en hausse de 27 % sur un an. À l’échelle régionale, le commerce entre la France et le CCG s’est élevé à 24,9 milliards d’euros, porté notamment par l’Arabie saoudite, le Koweït et le Qatar. Ces chiffres illustrent la solidité du corridor économique en construction, tout en laissant entrevoir un potentiel encore largement inexploité.

Dans un environnement où la géopolitique influence directement les décisions économiques — qu’il s’agisse de contrôle des exportations, de politiques industrielles ou de sécurité des chaînes d’approvisionnement — le partenariat entre la France et le Golfe apparaît de plus en plus complémentaire. Les pays du Golfe apportent leur capacité d’investissement, leur rapidité d’exécution et leur ambition technologique, tandis que la France contribue par son expertise industrielle, ses standards réglementaires et son accès aux marchés européens.

Comme le souligne Axel Baroux, directeur de Business France pour le Proche et Moyen-Orient : « Dans un monde où l’inaction est l’ennemi de la croissance, Vision Golfe 2026 vise à générer des avancées concrètes et mesurables. Le forum réunit les bons acteurs pour catalyser des initiatives, mobiliser des investissements et transformer les échanges en projets à fort impact. »

Le programme de Vision Golfe 2026 mettra en avant des secteurs stratégiques tels que l’intelligence artificielle, les énergies propres, l’industrie avancée, la mobilité intelligente, les systèmes de santé et le développement urbain durable. La notion de sécurité, au sens large, sera également centrale, englobant les infrastructures critiques, la sécurité alimentaire, la gestion de l’eau ou encore les corridors logistiques et maritimes.

Au-delà des panels et des discussions, l’événement privilégiera des formats orientés action : rencontres B2B et B2G, sessions de networking et événements exclusifs comme la « French Gulf Night » au Palais Galliera. L’objectif est clair : accélérer la prise de décision et transformer les convergences stratégiques en projets concrets, investissements et créations d’emplois.

Vision Golfe 2026 s’affirme ainsi comme un catalyseur de la prochaine phase du partenariat entre la France et le CCG, où l’enjeu n’est plus seulement de coopérer, mais bien de transformer durablement les économies des deux régions.


Les Emirats annoncent leur retrait de l'Opep à partir de mai 

Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
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  • Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep)
  • "Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale"

DUBAI: Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie.

"Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale", explique l'agence Wam.