L'Arabie saoudite s'engage pour l'IA et la révolution industrielle lors de réunions avec des experts italiens

Une illustration montrant la cité de Neom, qui sera construite dans la province de Tabuk, en Arabie saoudite (Neom.com)
Une illustration montrant la cité de Neom, qui sera construite dans la province de Tabuk, en Arabie saoudite (Neom.com)
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Publié le Mercredi 23 juin 2021

L'Arabie saoudite s'engage pour l'IA et la révolution industrielle lors de réunions avec des experts italiens

Une illustration montrant la cité de Neom, qui sera construite dans la province de Tabuk, en Arabie saoudite (Neom.com)
  • Les leaders saoudiens de la technologie ont déclaré lors d’une table ronde qu'ils avaient de grandes ambitions pour le secteur de l'intelligence artificielle
  • Les futurs mégaprojets saoudiens comme Neom fourniront un terrain d'essai pour développer l’IA

ROME: L'Arabie saoudite s'est engagée à devenir un leader mondial de l'intelligence artificielle (IA) lors d'une table ronde avec des experts italiens en technologie. 

Mardi, lors de la réunion, le Royaume s'est engagé à jouer un rôle prépondérant dans ce domaine d’ici à huit ans, conformément aux projets de restructuration de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, et a réaffirmé son intérêt à coopérer avec l'Italie. 

La robotique et l'IA étaient les principaux thèmes de la table ronde virtuelle, organisée par le Saudi Center for International Strategic Partnerships (Centre saoudien pour les partenariats stratégiques internationaux), l'ambassade d'Italie à Riyad, et l'ICE Agenzia (Institut italien pour le commerce extérieur), en collaboration avec l'Association des fabricants italiens de machines-outils, de robots, de systèmes automatisés, et de produits auxiliaires, (Ucimu), l'Institut italien de technologie, et l'Institut polytechnique de Turin. 

L'Arabie saoudite était représentée par le responsable du Centre national pour l'intelligence artificielle de la Saudi Data and AI Authority (SDAIA) (Autorité saoudienne pour les données et l’IA), Majed al-Tuwaijri, le PDG du National Industrial Development & Logistic Program (Programme national de développement industriel & logistique), Souleiman al-Mazroua, le conseiller du vice-ministre de l'Industrie et des Ressources minières, et responsable du programme Industry 4.0, le Dr Majed A. al-Gwaiz. 

Le directeur scientifique de l'Institut italien de technologie, le professeur Giorgio Motta, le président de l'Ucimu-Sistemi Per Produrre, la Dr Barbara Colombo, et la directrice du Hub for AI, de l'Institut polytechnique de Turin, la professeure Barbara Caputo, représentaient l’Italie. 

Les conférenciers saoudiens ont affirmé que le Royaume disposait de bases solides pour ses ambitions en matière d'IA, fondées sur le capital du pays, et sa position comme puissance d'investissements. Le Royaume possède également une population jeune,  et le désir de réaliser des programmes à grande échelle. Les mégaprojets saoudiens à venir, tels que Neom et les villes intelligentes, fourniront un terrain d'essai pour une IA avancée. 

Les intervenants ont rappelé que le SDAIA et le secrétariat saoudien du G20 ont organisé le Sommet mondial de l'intelligence artificielle en 2020, qui a fourni la première plate-forme de dialogue au monde pour définir l'avenir de l'IA. 

L'Arabie saoudite a profité de l'occasion pour dévoiler sa National Strategy for Data and AI (Stratégie nationale pour les données et l'IA), qui vise à attirer 20 milliards de dollars (environ 16,75 milliards d’euros) d'investissements étrangers et locaux d'ici à 2030. 

En ce qui concerne l'Industry 4.0, les intervenants saoudiens ont affirmé que le pays entendait drainer le savoir-faire, et encourager les partenariats et les investissements pour réaliser la transformation numérique du secteur industriel. 

L'ambassade saoudienne à Rome a déclaré dans un communiqué que le Royaume prévoyait de soutenir la révolution industrielle en mettant en œuvre des projets, grâce à des investissements de 453 millions de dollars (environ 380 millions d’euros), et des budgets de 2,5 milliards de dollars (environ 2,1 milliards d’euros) pour la construction d'infrastructures numériques dans les secteurs de l'industrie, des mines, de la logistique, de la santé et de l'énergie. 

Les principaux objectifs sont d'augmenter le nombre d'installations pouvant bénéficier de l’avancée des avantages de l’Industry 4.0 de 10 en 2021 à 43 en 2025, et du développement de quatre centres spécialisés visant à faire progresser les nouvelles technologies. 

Le Royaume dépensera également 800 millions de dollars (environ 670 millions d’euros) pour la transformation de 100 usines, avec un soutien garanti par le Fonds saoudien de développement industriel. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.