A la ferme verticale Jungle, les herbes aromatiques voient la vie en rose

Le système d’agriculture verticale de la start-up française « Jungle » à Château-Thierry, dans l'est de Paris. (Eric Piermont/AFP)
Le système d’agriculture verticale de la start-up française « Jungle » à Château-Thierry, dans l'est de Paris. (Eric Piermont/AFP)
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Publié le Vendredi 25 juin 2021

A la ferme verticale Jungle, les herbes aromatiques voient la vie en rose

Le système d’agriculture verticale de la start-up française « Jungle » à Château-Thierry, dans l'est de Paris. (Eric Piermont/AFP)
  • La ferme fonctionne en hydroponie, c'est-à-dire sans terre, les plants poussant sur un substrat et recevant de l'eau chargée en nutriments
  • "Mettre la puissance de l'innovation industrielle au service de la vie végétale": telle est la devise de Jungle

CHATEAU-THIERRY, France : Dans un vaste entrepôt d'une zone industrielle à 100 km de Paris, herbes aromatiques et micro-pousses prospèrent sur des plateaux empilés les uns au dessus des autres, sous la lumière rosée et violacée des LED horticoles: bienvenue chez Jungle, une ferme verticale qui vise la première place en France.

Fondée en 2016 par un ex-financier, Gilles Dreyfus, et un entrepreneur, Nicolas Séguy, cette jeune pousse a ouvert son premier site à Château-Thierry (nord-est). Elle prévoit d'en ouvrir deux autres d'ici à fin 2022, et de devenir numéro un des fermes verticales maraîchères dans le pays.

La ferme fonctionne en hydroponie, c'est-à-dire sans terre, les plants poussant sur un substrat et recevant de l'eau chargée en nutriments. Le tout éclairé de LED horticoles, dans une atmosphère chaude et humide. 

Deux "tours" de production, avec des plateaux sur dix mètres de haut, fonctionnent. "D'ici la fin de l'année, on en aura dix-neuf", déclare à l'AFP Gilles Dreyfus, le président de Jungle.

Une tour peut produire 400.000 plantes par an. Lorsque toutes seront montées, la production annuelle sera de 8 millions de plantes, explique cet ancien financier de 38 ans.

Goût

Jungle y fait pousser des herbes aromatiques (basilic, persil, coriandre, ciboulette), des micro-pousses (moutarde, radis pourpre, shiso rouge, wasabi) et des salades (laitue, roquette).

Ses produits, qui jouent sur l'ultra-frais, sont destinés à la grande distribution, et ses herbes sont déjà proposées dans certains magasins parisiens.

"Mettre la puissance de l'innovation industrielle au service de la vie végétale": telle est la devise de Jungle. "On va répondre aux usages et aux nouveaux besoins des consommateurs avec des plantes sans pesticides, qui ont du goût, qui sont vivantes, qui sont traçables et qui, surtout, sont produites très près de là où elle sont vendues et consommées", vante Gilles Dreyfus.

Dans l'entrepôt, le parcours des graines, disposées sur un plateau, commence sur un tapis automatisé. Elles sont semées avec précision dans un petit récipient rempli de substrat.

Cap ensuite sur les chambres de germination, à l'atmosphère tropicale, où les plants resteront quelques jours. Avant de rejoindre les tours de culture pour se développer et atteindre la maturité.

Dans la tour, un ordinateur contrôle tous les paramètres (eau, nutriments, éclairage, température, humidité, CO2, ventilation) et les ajuste sans cesse en fonction du but recherché.

"En jouant sur le spectre lumineux et les différents rapports de couleurs, on peut faire fleurir une plante plus vite, la rendre plus compacte, avoir des feuilles plus grandes, modifier sa morphologie", explique l'agronome Mickaël Mitterrand, responsable de la recherche et développement et chef de culture.

Robot

Un robot est à la manoeuvre pour manipuler les plateaux disposés sur quinze niveaux et contrôler leur état sanitaire.

"On a une productivité extrêmement importante car on optimise tous les paramètres", souligne Gilles Dreyfus. "En pleine terre, vous avez 3 à 5 récoltes maximum de basilic par an. Nous, nous en avons 14".

Il vise la rentabilité fin 2022, lorsque le deuxième site sera à la moitié de sa capacité.

Jungle mise aussi sur la production de plantes pour les fabricants de parfum et les marques de cosmétiques. Cette activité représente déjà 30% de son chiffre d'affaires mais la société reste muette sur les fleurs produites.

La zone de production est cachée aux visiteurs. Il s'y cultive "une fleur rare", qui entrera dans la recette d'un parfum, se contente de dire Gilles Dreyfus.

Après dix ans dans la finance, il décide de changer de vie en 2015 après avoir lu un article évoquant l'agriculture verticale et se rend à New York pour rencontrer "le père du concept", Dickson Despommier, professeur émérite à l'Université de Columbia. Il enchaîne sur une conférence mondiale sur l'agriculture verticale en Californie.

"Je suis rentré à Paris, j'ai plaqué mon job. Et je suis parti faire le tour du monde pour voir ce qui existait déjà". Chemin faisant il rencontre Nicolas Dupuy, devenu son associé.

Jungle vient de lever 42 millions d'euros pour prendre son envol.


Les villages patrimoniaux transforment Al-Baha en un pôle de tourisme culturel

Les villages patrimoniaux de la région d’Al-Baha, en Arabie saoudite, attirent cet été des visiteurs nationaux et internationaux. Grâce aux festivals, événements culturels et musées vivants, ces sites historiques vieux de plusieurs siècles deviennent de grandes destinations touristiques. (SPA)
Les villages patrimoniaux de la région d’Al-Baha, en Arabie saoudite, attirent cet été des visiteurs nationaux et internationaux. Grâce aux festivals, événements culturels et musées vivants, ces sites historiques vieux de plusieurs siècles deviennent de grandes destinations touristiques. (SPA)
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  • Plus de 72 villages patrimoniaux et sites historiques sont actuellement restaurés et développés grâce à des partenariats entre les autorités publiques et les communautés locales
  • Parmi les destinations les plus connues figurent le village patrimonial de Dhee Ayn, le palais Bin Raqoush, la forteresse Bin Allas, Al-Atawlah, Al-Abadilah et le village Al-Mousa

RIYAD : Les villages patrimoniaux de la région d’Al-Baha attirent de nombreux visiteurs cet été alors que festivals, événements culturels et musées vivants transforment des sites centenaires en attractions touristiques majeures, soutenant les ambitions du Royaume de développer le tourisme culturel dans le cadre de Vision 2030.

Plus de 72 villages patrimoniaux et sites historiques sont restaurés et valorisés grâce à la coopération entre les autorités et les communautés locales. Ces initiatives permettent de préserver l’identité culturelle saoudienne tout en créant de nouvelles opportunités économiques pour les habitants dans les secteurs du tourisme, de l’hospitalité et des petites entreprises.

Parmi les destinations les plus connues de la région figurent le village patrimonial de Dhee Ayn, le palais Bin Raqoush, la forteresse Bin Allas, Al-Atawlah, ainsi que les villages d’Al-Abadilah et d’Al-Mousa. Situés dans les hauteurs d’Al-Baha et dans la plaine de la Tihama, ces sites mettent en valeur l’architecture traditionnelle, l’histoire locale et les anciennes civilisations, tout en accueillant des spectacles folkloriques, des jeux traditionnels, des démonstrations de broderie et d’artisanat, des ateliers de calligraphie arabe, des expositions de vêtements patrimoniaux et des expériences culinaires locales.

Le Festival patrimonial d’Al-Atawlah, l’un des événements phares de l’été dans la région, se déroule sur dix jours et recrée des traditions anciennes, notamment les cortèges nuptiaux et les rites d’hospitalité, offrant aux visiteurs une immersion dans le mode de vie et les coutumes sociales des générations précédentes.

Mahdi Al-Kanani, responsable du comité média du festival, a déclaré que ces villages sont devenus un pilier important de la préservation culturelle et du développement touristique.

« Ces villages permettent aux visiteurs de découvrir la vie sociale des générations précédentes, ainsi que les coutumes, les arts traditionnels et les métiers historiques de la région », a-t-il déclaré à Arab News. « Ils sont devenus un moteur important du tourisme et contribuent aux objectifs de Vision 2030. »

Mohammed Lafi, habitant d’Al-Baha, a indiqué que les projets de restauration ont permis de préserver le caractère historique des villages tout en améliorant les infrastructures afin d’accueillir un nombre croissant de visiteurs.

« Ces projets ont préservé l’identité architecturale authentique des villages tout en améliorant les services et les infrastructures, les transformant en destinations culturelles et touristiques sans compromettre leur valeur historique », a-t-il déclaré.

Lafi attribue l’augmentation du nombre de visiteurs à l’amélioration des infrastructures, à l’élargissement de l’offre d’événements et à une meilleure sensibilisation du public aux attractions de la région.

« La hausse du nombre de visiteurs est portée par la diversité des événements, l’amélioration des services, de meilleures routes et infrastructures, ainsi que par les efforts médiatiques qui ont permis de faire découvrir les villages patrimoniaux, les fermes, les hébergements ruraux et les paysages montagneux uniques d’Al-Baha », a-t-il déclaré.

Il a souligné que les communautés locales jouent un rôle essentiel dans le succès des festivals en accueillant les visiteurs, en organisant des événements et en valorisant l’artisanat et les produits traditionnels.

« Les habitants d’Al-Baha sont des partenaires de cette réussite grâce à leur hospitalité, leur participation à l’organisation des événements, la mise en valeur des produits locaux et la préservation des coutumes et traditions qui reflètent l’authenticité de la société saoudienne », a-t-il ajouté.

Selon Lafi, les festivals d’été ont également stimulé l’activité des hôtels, restaurants, cafés et entreprises familiales, tout en créant des opportunités d’emplois saisonniers pour les jeunes Saoudiens.

« Les festivals offrent aux familles productives une plateforme pour commercialiser leurs produits et augmenter leurs revenus, tout en donnant aux jeunes de précieuses opportunités d’emploi et d’expérience », a-t-il déclaré.

La restauration et la mise en valeur des villages patrimoniaux d’Al-Baha s’inscrivent dans la stratégie plus large de l’Arabie saoudite visant à préserver les sites historiques tout en les transformant en sites culturels et touristiques durables, contribuant à la diversification économique du Royaume et à la préservation de son patrimoine architectural et culturel pour les générations futures.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Tom Holland livre sa meilleure performance à ce jour dans « Spider-Man: Brand New Day »

Tom Holland dans le rôle de Peter Parker dans « Spider-Man: Brand New Day ». (Photo fournie)
Tom Holland dans le rôle de Peter Parker dans « Spider-Man: Brand New Day ». (Photo fournie)
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  • Tom Holland livre sa performance la plus aboutie dans un Spider-Man plus sombre, vulnérable et profondément humain
  • Grâce à la réalisation de Destin Daniel Cretton, le film renouvelle la franchise avec une approche émotionnelle, portée par une excellente alchimie entre Holland et Zendaya

DUBAÏ : « Spider-Man: Brand New Day » est l'épisode le plus sombre et le plus introspectif à ce jour consacré au sympathique héros de quartier de Marvel. Destin Daniel Cretton (« Short Term 12 », « Shang-Chi et la Légende des Dix Anneaux », « Wonder Man ») s'impose comme un choix étonnamment parfait pour ce virage tonal. Depuis longtemps salué pour son travail avec les acteurs dans des drames intimistes, Cretton apporte cette même sensibilité à une superproduction, permettant à Tom Holland de livrer une interprétation brute et profondément incarnée qui entraîne le personnage dans des territoires véritablement troublants.

Dans la continuité des séquelles émotionnelles de « No Way Home », le film retrouve Peter Parker dans un état de profond déracinement. Avec l'aide de Doctor Strange, il a effacé des mémoires du monde entier le secret de son identité. Son meilleur ami, Ned Leeds (Jacob Batalon), et l'amour de sa vie, MJ (Zendaya), poursuivent désormais leur existence comme s'il n'avait jamais existé. Le cœur brisé et totalement seul, Parker consacre ses jours et ses nuits à combattre le crime, comme si l'épuisement pouvait combler le vide laissé par sa vie d'autrefois.

Le récit s'appuie pleinement sur cette solitude, qui devient le moteur thématique central du film. Le scénario interroge Peter Parker sur ce qu'il se refuse à vivre lorsqu'il choisit d'ignorer ce qui le rend profondément humain : ses relations avec les autres. Et à mesure qu'il se replie sur lui-même, son corps comme son esprit commencent à se transformer d'une manière qu'il ne maîtrise plus totalement. C'est une métaphore audacieuse du choix du confort de la solitude face à l'inconfort de l'intimité et du changement, flirtant avec le body horror et le thriller psychologique. Mais la mise en scène maîtrisée de Cretton et la vulnérabilité de Holland empêchent l'ensemble de basculer dans le ridicule.

Pendant ce temps, Spider-Man affronte un tout nouvel adversaire, capable de prendre possession du corps de simples civils et déterminé à mettre la main sur un élément conservé au sein de l'agence gouvernementale Damage Control, dirigée par William « Bill » Metzger, brillamment incarné par Tramell Tillman, révélé dans « Severance ». Peter reçoit également l'aide de quelques visages familiers — dont nous ne révélerons pas l'identité — tandis qu'un nouveau personnage fait son apparition, interprété par Sadie Sink (« Stranger Things »). L'actrice s'empare pleinement de son rôle, qui bouleverse la franchise de façon spectaculaire.

Si Tom Holland signe une prestation remarquable, tout en justesse et en intensité, Zendaya brille tout autant dans la peau d'une MJ désormais adulte. La complicité entre les deux acteurs est toujours aussi évidente, et chacune de leurs scènes dégage une énergie irrésistible.

Au final, Destin Daniel Cretton signe l'un de ces rares films de super-héros qui paraissent profondément humains, tandis que Tom Holland livre sans doute sa meilleure interprétation de Peter Parker à ce jour. Si vous hésitez encore à acheter votre billet en vous demandant si vous avez vraiment besoin d'un nouveau film de super-héros, n'hésitez plus. Faites le grand saut. Faites confiance à Spider-Man pour amortir votre chute. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le DJ français Kavinsky retrouvé mort à son domicile à Paris

Le DJ Kavinsky, une des figures de la scène électro française, a été retrouvé mort à son domicile à Paris, a indiqué mercredi le parquet, sollicité par l'AFP, confirmant une information du Parisien. (AFP)
Le DJ Kavinsky, une des figures de la scène électro française, a été retrouvé mort à son domicile à Paris, a indiqué mercredi le parquet, sollicité par l'AFP, confirmant une information du Parisien. (AFP)
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  • Kavinsky, Vincent Belorgey de son vrai nom, aurait fêté ses 51 ans le 31 juillet
  • Cet artiste emblématique de la French Touch était notamment célèbre pour son titre "Nightcall", repris avec le groupe pop-rock Phoenix et la star belge Angèle pendant les Jeux olympiques de Paris en 2024

PARIS: Le DJ Kavinsky, une des figures de la scène électro française, a été retrouvé mort à son domicile à Paris, a indiqué mercredi le parquet, sollicité par l'AFP, confirmant une information du Parisien.

Le parquet a précisé qu'"une enquête en recherche des causes de la mort" avait été ouverte, "afin de déterminer l'origine du décès, aucun élément suspect n'ayant été découvert sur place par les services primo-intervenants", mardi soir.

Kavinsky, Vincent Belorgey de son vrai nom, aurait fêté ses 51 ans le 31 juillet.

Cet artiste emblématique de la French Touch était notamment célèbre pour son titre "Nightcall", repris avec le groupe pop-rock Phoenix et la star belge Angèle pendant les Jeux olympiques de Paris en 2024.

"Avec la disparition soudaine de Kavinsky, la France perd l'une de ses voix les plus singulières. Du film +Drive+ aux JO de Paris, le monde entier avait vibré sur +Nightcall+. À la fois dansante et nostalgique, sa musique continuera de traverser les générations et les frontières", a réagi sur X la ministre de la Culture, Catherine Pégard.

Pianiste autodidacte né en Seine-Saint-Denis, Kavinsky s'est lancé au début des années 2000, assurant notamment des premières parties de Daft Punk et se produisant aux côtés d'autres nouveaux noms de la scène électro, comme SebastiAn. Mais le grand tournant de sa carrière reste "Nightcall", ce tube synthwave à l'ambiance assombrie et au tempo ralenti, qui a fait partie de la bande originale de "Drive", thriller à succès avec Ryan Gosling.