In Your Shoe: une marque égyptienne au top de la tendance

Amr Kawashti et Ezz Tarek sont les fondateurs d’In Your Shoe, une marque de mode à la pointe de la tendance en Égypte
Amr Kawashti et Ezz Tarek sont les fondateurs d’In Your Shoe, une marque de mode à la pointe de la tendance en Égypte
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Publié le Vendredi 25 juin 2021

In Your Shoe: une marque égyptienne au top de la tendance

  • «Le Made in Egypt nous différencie de toutes les autres marques locales et internationales»
  • «On veut être la marque de mode favorite des millennials et de la génération Z au Moyen-Orient»

PARIS: La jeunesse égyptienne raffole des produits de la marque In Your Shoe. En moins de trois ans, les cofondateurs, Amr Kawashti et Ezz Tarek, ont su en faire un rendez-vous incontournable de la mode en Égypte. Première marque de chaussettes branchées égyptiennes, In Your Shoe a su se diversifier tout en conservant à chaque fois un esprit ouvertement cool. Arab News en français vous dévoile les clés du succès de cette start-up.

Le succès d'une start-up

In Your Shoe, fondée en avril 2018, est l'histoire d'une passion commune d’Amr Kawashti et Ezz Tarek, deux jeunes vingtenaires qui ont baigné dans des univers emplis de créativité. 

«On adore les chaussettes branchées. Elles suscitent de l'intérêt et de la curiosité. En Égypte, elles étaient complètement absentes du marché. Par pure coïncidence, en discutant avec Ezz Tarek sur Instagram, je lui ai proposé de fonder ensemble une marque de chaussettes originales. J'ai découvert qu'il avait déjà cette idée en tête et qu'il avait même commencé à produire certains exemplaires», raconte Amr Kawashti.

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«On adore les chaussettes branchées. Elles suscitent de l'intérêt et de la curiosité.» Photo fournie

L'originalité d’In Your Shoe est d'avoir été la première start-up en Égypte à vendre uniquement en ligne ce type de produits. «Au départ, notre stratégie fut de vendre nos produits uniquement sur Instagram. On a commencé avec seulement sept designs. Le succès fut immédiat. On a reçu énormément de commandes, sans avoir payé aucune publicité. Les gens attendaient vraiment notre présence sur le marché. La première étape de toute start-up – le product-market fit – a ainsi été remplie.»

Tous les produits d’In Your Shoe sont pensés, conçus et finalisés en Égypte. «Le Made in Egypt nous différencie de toutes les autres marques locales et internationales. En Égypte, on dispose de toutes les ressources nécessaires dans le domaine de la mode mais on ne sait pas les exploiter. Nous avons fait le choix de les utiliser.» 

Reflet de la génération Z et des millennials

In Your Shoe a ensuite voulu ne pas être uniquement cantonnée aux chaussettes. «Dès le début, notre objectif était d'avoir une marque qui ne se limite pas aux chaussettes branchées. Nos clients ont très bien accepté l'introduction de nouveaux produits comme les pyjamas PJoys durant la pandémie de la Covid-19. On aime prendre des risques. Lors des trois premières années de la vie d'une start-up, il est permis de rencontrer des échecs. Mais ce ne fut pas notre cas. On continue de grandir. On a maintenant une équipe jeune et créative composée de 15 personnes», précise Ezz Tarek.

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In Your Shoe a ensuite voulu ne pas être uniquement cantonnée aux chaussettes. Photo fournie.

Avec à chaque fois la volonté de s'adresser à la génération Z et aux millennials. «Nous sommes de la même tranche d'âge qu'eux. On connaît leurs codes et leur langage. Ça nous donne un avantage important pour répondre à leurs désirs et besoins. Notre force est de pouvoir rendre cool tous types de produits. Nos clients souhaitent par le biais des vêtements qu'ils portent pouvoir s'exprimer de manière créative et montrer une partie de leur caractère.»

La start-up doit cependant faire face à des défis importants. «Vendre ne suffit plus. La vente en ligne se passe à merveille. Le plus grand défi actuellement dans notre travail est de bâtir la marque, et surtout de bien la positionner au sein du marché. Ainsi en décembre, le premier magasin In Your Shoe a ouvert au Caire dans le centre commercial City Center Almaza.»

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Les cofondateurs ont pour ambition de continuer à être les initiateurs des tendances dans le prêt-à-porter. Photo fournie.

Les cofondateurs ont pour ambition de continuer à être les initiateurs des tendances dans le prêt-à-porter. «On veut être la marque de mode favorite des millennials et de la génération Z au Moyen-Orient.»

Un défi à la hauteur de leur talent et de leur créativité.


Airbus pénalisé par ses faibles livraisons d'avions

Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
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  • Airbus voit ses résultats baisser au T1 2026 (bénéfice -26%, CA -7%) à cause de livraisons d’avions retardées et de problèmes de moteurs
  • Le groupe maintient ses objectifs annuels et s’appuie sur la défense, tandis que Boeing prend l’avantage sur les livraisons

PARIS: L'avionneur européen Airbus est pénalisé au premier trimestre par de faibles livraisons d'avions commerciaux, qui pèsent sur ses comptes, tandis que son concurrent américain Boeing, en phase de redressement, signe des livraisons record.

En dépit de cette déconvenue due principalement à la pénurie des moteurs de l'américain Pratt & Whitney et la situation volatile au Moyen-Orient qui n'a pour l'instant "pas d'impact" sur ses activités, Airbus maintient ses objectifs pour l'année.

Il compte toujours livrer un nombre record de 870 avions commerciaux en 2026, soit plus que la meilleure année, en 2019, avant la pandémie du Covid (863 appareils).

Les livraisons d'avions commerciaux qui patinent ont fait chuter le bénéfice net de l'avionneur européen de 26% à 586 millions d'euros au premier trimestres.

Le chiffre d'affaires s'est établi à 12,65 milliards d'euros, en recul de 7% par rapport à la même période de l'année dernière.

Ces résultats "reflètent un niveau plus faible de livraisons d'avions commerciaux et une solide performance de notre division Defense and Space", a déclaré le patron d'Airbus Guillaume Faury.

- "Impact" de Pratt jusqu'en 2028  -

Depuis le début de l'année, Airbus n'a livré que 114 avions commerciaux contre 143 pour Boeing. L'an dernier l'écart s'est resserré au sein du duopole sur le terrain des livraisons, mais l'américain a pris l'avantage sur les commandes.

Pratt & Whitney "reste le principal facteur limitant de notre trajectoire de montée en cadence sur l’A320", la famille la mieux vendue d'Airbus, "avec un impact sur 2026 et 2027", a déclaré Guillaume Faury au cours d'une conférence téléphonique.

En conséquence, l’entreprise maintient sa prévision d'un rythme de production de cette famille d'avions compris entre 70 et 75 avions par mois d’ici la fin 2027, objectif revu à la baisse en février contre 75 auparavant.

Le carnet de commandes d'Airbus affiche 9.037 appareils, soit plus de dix ans de production au rythme actuel.

Airbus a également été confronté en début de l'année "à un retard administratif qui a affecté la livraison de près de 20 avions à des clients chinois", mais ce problème a été résolu.

Le problème de qualité des panneaux de l'A320 découvert en décembre aura "un impact résiduel" sur les livraisons sur le premier semestre, selon Guillaume Faury.

Le bilan des livraisons des avionneurs est toujours scruté, car il préfigure les résultats financiers, les compagnies aériennes acquittant la majorité du prix d'achat lorsqu'elles reçoivent leurs appareils.

Le "cash flow" d'Airbus qui emploie près de 170.000 personnes dans le monde s'est également nettement dégradé.

La trésorerie disponible consolidée avant financement des clients s’est ainsi établie à -2,485 milliards d’euros contre -310 millions d’euros il y a un an.

- Désaccords non résolus sur le Scaf -

Les mauvaises performances côté avions commerciaux sont toutefois contrebalancées par le succès de la branche défense.

Le chiffre d'affaires dans ce domaine a progressé de 7% à 2,8 milliards d'euros.

Interrogé sur le programme européen d'avion de combat Scaf mené par Airbus qui représente l'Allemagne et l'Espagne et Dassault Aviation pour la France, Guillaume Faury a indiqué que les discussions étaient "en cours" dans le cadre d'une mission demandée par le président français Emmanuel Macron pour réconcilier les industriels.

"Je ne dis pas que les désaccords sont résolus, mais qu’un travail est en cours entre les différents acteurs pour tenter d’identifier la meilleure voie à suivre", a-t-il poursuivi.

"La France, l'Allemagne et l'Espagne ont chacune leurs attentes et travaillent actuellement à résoudre ces divergences", a-t-il conclu. 


Vision Golfe 2026 : France-CCG, de la coopération à la transformation

L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
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  • La France et les pays du Golfe intensifient leur partenariat économique avec un forum stratégique axé sur des projets concrets et des investissements mesurables
  • Les secteurs clés incluent l’IA, les énergies propres et les infrastructures, dans un contexte où la géopolitique redéfinit les échanges mondiaux

DUBAÏ: Dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques croissantes, des mutations profondes des flux commerciaux et des impératifs liés à la transition énergétique, la France et les États du Conseil de coopération du Golfe (CCG) s’apprêtent à franchir une nouvelle étape dans leur relation stratégique. Les 18 et 19 juin 2026, Paris accueillera la quatrième édition de Vision Golfe, un forum de haut niveau destiné à accélérer les échanges économiques, les investissements et les coopérations industrielles entre les deux régions.

Organisé par Business France sous le haut patronage du président Emmanuel Macron, cet événement réunira ministres, décideurs publics et dirigeants d’entreprises au ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique. Il s’inscrit dans une dynamique de renforcement institutionnel des relations franco-golfiques, fondée sur la recherche de résilience économique et d’autonomie stratégique.

Au fil des éditions, Vision Golfe s’est imposé comme une plateforme incontournable pour transformer le dialogue en projets concrets. La dernière édition a rassemblé plus de 1 250 participants et généré plus de 2 000 rencontres B2B, témoignant d’une forte demande pour des échanges ciblés et opérationnels. L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » (“From Cooperation to Transformation”), entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats, notamment à travers le co-investissement, l’innovation conjointe et la collaboration industrielle.

Les relations économiques entre la France et les pays du Golfe connaissent une croissance soutenue. En 2025, les échanges commerciaux entre la France et les Émirats arabes unis ont atteint 10,8 milliards d’euros, en hausse de 27 % sur un an. À l’échelle régionale, le commerce entre la France et le CCG s’est élevé à 24,9 milliards d’euros, porté notamment par l’Arabie saoudite, le Koweït et le Qatar. Ces chiffres illustrent la solidité du corridor économique en construction, tout en laissant entrevoir un potentiel encore largement inexploité.

Dans un environnement où la géopolitique influence directement les décisions économiques — qu’il s’agisse de contrôle des exportations, de politiques industrielles ou de sécurité des chaînes d’approvisionnement — le partenariat entre la France et le Golfe apparaît de plus en plus complémentaire. Les pays du Golfe apportent leur capacité d’investissement, leur rapidité d’exécution et leur ambition technologique, tandis que la France contribue par son expertise industrielle, ses standards réglementaires et son accès aux marchés européens.

Comme le souligne Axel Baroux, directeur de Business France pour le Proche et Moyen-Orient : « Dans un monde où l’inaction est l’ennemi de la croissance, Vision Golfe 2026 vise à générer des avancées concrètes et mesurables. Le forum réunit les bons acteurs pour catalyser des initiatives, mobiliser des investissements et transformer les échanges en projets à fort impact. »

Le programme de Vision Golfe 2026 mettra en avant des secteurs stratégiques tels que l’intelligence artificielle, les énergies propres, l’industrie avancée, la mobilité intelligente, les systèmes de santé et le développement urbain durable. La notion de sécurité, au sens large, sera également centrale, englobant les infrastructures critiques, la sécurité alimentaire, la gestion de l’eau ou encore les corridors logistiques et maritimes.

Au-delà des panels et des discussions, l’événement privilégiera des formats orientés action : rencontres B2B et B2G, sessions de networking et événements exclusifs comme la « French Gulf Night » au Palais Galliera. L’objectif est clair : accélérer la prise de décision et transformer les convergences stratégiques en projets concrets, investissements et créations d’emplois.

Vision Golfe 2026 s’affirme ainsi comme un catalyseur de la prochaine phase du partenariat entre la France et le CCG, où l’enjeu n’est plus seulement de coopérer, mais bien de transformer durablement les économies des deux régions.


Les Emirats annoncent leur retrait de l'Opep à partir de mai 

Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
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  • Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep)
  • "Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale"

DUBAI: Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie.

"Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale", explique l'agence Wam.