La 5e édition du FII de l’Arabie saoudite aura pour thème «investir dans l’humanité»

La dernière édition a eu lieu au mois de janvier et elle avait attiré des orateurs de premier plan, parmi lesquels le ministre saoudien de l'Énergie, le prince Abdel Aziz ben Salmane. (Shutterstock)
La dernière édition a eu lieu au mois de janvier et elle avait attiré des orateurs de premier plan, parmi lesquels le ministre saoudien de l'Énergie, le prince Abdel Aziz ben Salmane. (Shutterstock)
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Publié le Lundi 25 octobre 2021

La 5e édition du FII de l’Arabie saoudite aura pour thème «investir dans l’humanité»

  • Le forum mondial phare de l'Arabie saoudite rassemblera des dirigeants mondiaux, des experts, des innovateurs et des médias
  • Son objectif est d’explorer certains des grands défis auxquels le monde est confronté dans une période où les économies se remettent de l'impact de la pandémie

RIYAD: La 5e édition de la Future Investment Initiative (FII), qui aura lieu à Riyad du 26 au 28 octobre, aura pour thème «investir dans l’humanité».

Organisé par l’Institut FII, le forum mondial phare de l'Arabie saoudite réunira des dirigeants mondiaux, des experts, des innovateurs et des médias. Son objectif est d’explorer certains des grands défis auxquels le monde est confronté dans une période où les économies se remettent de l'impact de la pandémie de coronavirus (Covid-19).

Yasir al-Rumayyan, président du conseil d'administration de l'Institut FII et gouverneur du Fonds d'investissement public saoudien, ne cache pas sa satisfaction: «Le succès du FII témoigne de la volonté des secteurs privés et publics à s’investir plus activement dans la lutte contre les problèmes auxquels nous sommes confrontés en tant que communauté mondiale.»

«En tirant parti des énormes opportunités économiques de l'ère post-Covid, nous catalyserons également les changements nécessaires pour parvenir à un avenir équitable et prospère pour tous», ajoute-t-il.

Le PDG de l'Institut FII, Richard Attias, déclare pour sa part: «Alors que le monde reconnaît la nécessité d'un changement durable, les investisseurs et les dirigeants recherchent les meilleures stratégies visant à créer à la fois de la richesse et des retombées positives. La néo-renaissance de l'économie mondiale, que nous avions abordée au mois de janvier lors de la 4e édition de la FII, est en train d'émerger. En ce 5e anniversaire de FII, cette édition sera l’occasion unique pour un appel urgent à l’action.»

La dernière édition a eu lieu au mois de janvier dernier et elle avait attiré des orateurs de premier plan, comme le prince Abdel Aziz ben Salmane, ministre saoudien de l'Énergie; David Solomon, PDG de Goldman Sachs Group; Thomas Gottstein, PDG du Credit Suisse Group; Mukesh Ambani, président de Reliance Industries; Patrick Pouyanné, PDG de Total; Gerry Grimstone, le ministre d'État britannique chargé du commerce; Josh Giegel, cofondateur de Hyperloop One; et David Rubenstein, cofondateur et coprésident exécutif de The Carlyle Group.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Royaume-Uni: Londres annonce des réformes financières post-Brexit

Le chancelier de l'Echiquier Jeremy Hunt va annoncer à Edimbourg «un ensemble de trente réformes de régulation» (Photo, AFP).
Le chancelier de l'Echiquier Jeremy Hunt va annoncer à Edimbourg «un ensemble de trente réformes de régulation» (Photo, AFP).
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  • Les organes de régulation, FCA pour les marchés et PRA pour les banques, «vont recevoir pour objectif de générer de la croissance»
  • Londres prévoit notamment d'assouplir les exigences en termes de fonds propres des entreprises du secteur

LONDRES: Le gouvernement britannique va annoncer vendredi des réformes post Brexit destinées à stimuler la croissance du puissant secteur financier, notamment pour revenir sur certaines mesures qui avaient été mises en place dans la foulée de la crise de 2008.

Le chancelier de l'Echiquier Jeremy Hunt va annoncer à Edimbourg "un ensemble de trente réformes de régulation pour assurer la place du Royaume-Uni comme centre financier mondial principal", affirme un communiqué du Trésor britannique.

Des lois garantissant la séparation des activités de détail et d'investissement au sein d'une banque, héritage de la crise financière de 2008 et qui visaient à éviter les conflits d'intérêt ("ringfencing" en anglais) et protéger l'argent des consommateurs, vont être mises à jour pour extraire de ces contraintes "les banques qui n'ont pas d'activité majeure d'investissement", affirme le communiqué.

Les organes de régulation, FCA pour les marchés et PRA pour les banques, "vont recevoir pour objectif de générer de la croissance et mèneront un vaste examen pour annuler des centaines de pages de législation de l'Union européenne".

"Les réformes d’Édimbourg vont donner une vigueur sans égale aux services financiers britanniques, en profitant des opportunités offertes par la sortie britannique de l'UE" pour générer "un cadre réglementaire taillé pour les besoins du pays", argumente le Trésor.

En particulier, les règles qui "freinent la croissance seront révisées, avec des lois européennes trop restrictives décourageant les entreprises d'être cotées au Royaume-Uni qui seront révisées (...) au sein d'un projet de loi sur les Services financiers et les marchés".

Le gouvernement britannique avait déjà lancé il y a quelques mois le volet de la réforme portant sur les compagnies d'assurances, jusqu'ici régies par la directive européenne Solvency II.

Londres prévoit notamment d'assouplir les exigences en termes de fonds propres des entreprises du secteur, espérant débloquer des dizaines de milliards de livres pour des investissements "verts" et dans les infrastructures.

Jeremy Hunt, en présentant des mesures budgétaires le mois dernier, avait admis que le pays était déjà en récession et les prévisions de la Banque d'Angleterre anticipent une contraction sur l'ensemble de l'année prochaine.

Le secteur financier génère 216 milliards de livres (250 milliards d'euros) par an et 76 milliards de livres (88,1 milliards d'euros) en recettes fiscales pour l'Etat, tout en employant plus de 2,3 millions de personnes d'après le Trésor.


Jeux vidéo: Washington veut bloquer le rachat d'Activision par Microsoft

Le gendarme américain de la concurrence (FTC) a porté plainte jeudi pour bloquer le rachat à 69 milliards de dollars d'Activision Blizzard, éditeur de jeux vidéo à succès comme Call of Duty, par Microsoft (Photo, AFP).
Le gendarme américain de la concurrence (FTC) a porté plainte jeudi pour bloquer le rachat à 69 milliards de dollars d'Activision Blizzard, éditeur de jeux vidéo à succès comme Call of Duty, par Microsoft (Photo, AFP).
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  • Alors que l'opération est déjà dans le collimateur des autorités européennes et britanniques, cette action en justice représente un obstacle supplémentaire
  • Depuis l'arrivée au pouvoir de Joe Biden, en janvier 2021, son gouvernement a durci la lutte contre les pratiques anticoncurrentielles

NEW YORK: Le gendarme américain de la concurrence (FTC) a porté plainte jeudi pour bloquer le rachat à 69 milliards de dollars d'Activision Blizzard, éditeur de jeux vidéo à succès comme Call of Duty, par Microsoft, engageant ainsi l'une de ses plus grandes batailles dans le secteur de la "tech".

Alors que l'opération est déjà dans le collimateur des autorités européennes et britanniques, cette action en justice représente un obstacle supplémentaire à la transaction annoncée en janvier.

Si l'opération allait à son terme, Microsoft, fabricant de la console Xbox, distributeur du service en ligne Xbox Game Pass et propriétaire de plusieurs studios de développement, "obtiendrait le contrôle sur des franchises de premier plan", explique l'agence dans un communiqué. Cela "nuirait à la concurrence" aussi bien du côté des consoles que des services d'abonnement aux jeux vidéo, affirme-t-elle.

La FTC en veut pour preuve le comportement de Microsoft après l'acquisition d'un éditeur plus petit, ZeniMax, la maison mère de Bethesda Softworks.

Une fois l'opération finalisée, Microsoft s'est réservé l'exclusivité de jeux comme Starfield après avoir pourtant assuré aux autorités de la concurrence européennes que l'entreprise n'avait aucun intérêt à ne pas distribuer les jeux sur des consoles concurrentes, fait valoir l'agence.

Or Activision, qui produit certains des jeux vidéo les plus emblématiques comme "World of Warcraft" ou "Candy Crush", "est l'un des rares développeurs de jeux vidéo au monde à créer et à publier des jeux vidéo de haute qualité pour de multiples appareils, notamment les consoles de jeux vidéo, les PC et les appareils mobiles", souligne la FTC.

"Cela pourrait changer si l'accord de rachat est autorisé", affirme l'agence.

Depuis l'arrivée au pouvoir de Joe Biden, en janvier 2021, son gouvernement a durci la lutte contre les pratiques anticoncurrentielles et s'est opposé à plusieurs rapprochements d'entreprises.

Son bilan est jusqu'à présent mitigé.

Numéro trois du secteur

Il a notamment obtenu l'abandon des fusions entre les courtiers en assurance Aon et Willis ou entre les maisons d'édition Simon & Schuster et Penguin Random House.

Il a, en revanche, été débouté dans d'autres dossiers, notamment le rachat d'EverWatch Corp par Booz Allen Hamilton dans la défense et l'acquisition de Change Healthcare par UnitedHealth dans l'assurance-maladie.

La FTC est dirigée depuis juin 2021 par Lina Khan, réputée pour son hostilité aux monopoles des grandes plateformes technologiques. Sous sa houlette, l'agence a notamment redéposé une nouvelle plainte contre Facebook pour abus de position dominante sur le marché des réseaux sociaux.

"Nous continuons de croire que cet accord élargira la concurrence et créera davantage d'opportunités pour les joueurs et les développeurs de jeux", a réagi un porte-parole de Microsoft dans un message à l'AFP en soulignant que le groupe avait proposé des concessions à la FTC.

Le patron de la division jeux vidéo de Microsoft a notamment assuré mercredi que "Call of Duty" serait disponible sur les consoles de Nintendo pendant dix ans après la finalisation du rachat d'Activision.

"Nous avons une confiance totale dans notre dossier et nous nous réjouissons de l'opportunité de présenter notre cas au tribunal, a indiqué le porte-parole.

Le patron d'Activision, Bobby Kotick, s'est aussi montré confiant, affirmant dans un message sur Twitter que les accusations des autorités de la concurrence "ne (correspondaient) pas à la réalité".

L'opération doit propulser le géant américain de la "tech" au troisième rang mondial de cette industrie en termes de chiffres d'affaires, derrière le chinois Tencent et le japonais Sony, fabricant de la PlayStation.

Pour Dan Ives, du cabinet Wedbush, Microsoft va très probablement "se battre" pour mener à bien cette opération, "qui reste très importante" dans sa stratégie.

Microsoft doit aussi faire face aux réticences outre-Atlantique, la Commission européenne et le gendarme de la concurrence du Royaume-Uni ayant ouvert des enquêtes approfondies sur les effets de l'opération, respectivement en novembre et septembre.

La Commission européenne avait notamment expliqué craindre que l'opération puisse entraîner "une hausse des prix, une baisse de la qualité et une réduction de l'innovation" ainsi qu'une réduction de la concurrence sur le marché des systèmes d'exploitation pour PC.


Les entreprises étrangères emploient plus de 2 millions de personnes en France, selon l'Insee

Des personnes entrent au siège de l'INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques), le 14 juin 2019 à Monrouge, près de Paris. (Photo d'illustration, AFP)
Des personnes entrent au siège de l'INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques), le 14 juin 2019 à Monrouge, près de Paris. (Photo d'illustration, AFP)
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  • Les entreprises américaines sont les premières pourvoyeuses étrangères d'emplois en France, avec 461 600 emplois
  • En termes de salaires, ces emplois coûtent plus cher aux entreprises étrangères qu'à leurs concurrentes françaises

PARIS: Les quelque 17.000 entreprises sous contrôle étranger employaient en 2020 2,1 millions de personnes sur le territoire français, selon des données publiées jeudi par l'Insee.

Alors que le gouvernement se félicite régulièrement d'attirer des investissements étrangers en France, les entreprises américaines sont les premières pourvoyeuses étrangères d'emplois en France, avec 461.600 emplois.

L'Allemagne (341.500) et la Suisse (249.600) se hissent ensuite sur le podium, devant un groupe de quatre pays dont les entreprises emploient plus de 100.000 personnes (dans l'ordre: le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Belgique et le Japon), précise l'Institut national de la statistique et des études économiques.

Près d'un emploi sur deux sous contrôle étranger (46%) est offert dans des entreprises de taille intermédiaire (de 250 à 4.999 salariés salariés), et 38% dans de grandes entreprises (5.000 salariés et plus).

Un gros tiers des postes proposés en France par des sociétés étrangères le sont dans le secteur industriel (34,1%), qui devance le commerce (27,5%) et les services administratifs et de soutien aux entreprises (17,7%).

"A l'inverse, seul 1% des emplois sur le sol français des entreprises sous contrôle étranger est dans le secteur de la construction", indique l'Insee.

Au total, "12% des emplois français du secteur marchand (hors secteurs agricole et financier, NDLR) sont sous contrôle étranger."

En termes de salaires, ces emplois coûtent plus cher aux entreprises étrangères qu'à leurs concurrentes françaises.

"A 60.000 euros, les coûts salariaux moyens par tête en France sont plus élevés dans ces entreprises que dans les multinationales sous contrôle français (55.500 euros)", particulièrement dans le secteur du commerce, compare l'Insee.

"Les groupes étrangers sont relativement plus présents dans des secteurs où les frais de personnel par salarié sont les plus élevés", indique l'Institut à l'AFP pour justifier ce différentiel.

La France s'enorgueillit d'être le pays le plus attractif en Europe pour les investisseurs étrangers par le nombre de projets -- 1.222 en 2021, selon le baromètre du cabinet EY.

Mais les projets accueillis par la France sont en moyenne plus petits, avec 38 emplois créés, contre 45 en Allemagne et 68 au Royaume-Uni.

Et selon la Conférence des nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), sur la période 2015-2020, les entreprises françaises ont davantage investi à l'étranger que les firmes étrangères ne l'ont fait dans l'Hexagone.