Le plan en six points de l’Arabie Saoudite pour relancer l’économie mondiale

Le plan propose une série de recommandations stratégiques visant à contrer les effets de la maladie qui menace de provoquer la plus profonde récession économique depuis près d’un siècle. (Saul LOEB/AFP)
Le plan propose une série de recommandations stratégiques visant à contrer les effets de la maladie qui menace de provoquer la plus profonde récession économique depuis près d’un siècle. (Saul LOEB/AFP)
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Publié le Mercredi 08 juillet 2020

Le plan en six points de l’Arabie Saoudite pour relancer l’économie mondiale

  • Les recommandations stratégiques du G20 visent à contrer les effets de la pandémie
  • « Le temps n’est pas encore aux célébrations », selon le président du groupe des entreprises B20 au sein du G20

DUBAI: L’Arabie Saoudite, en sa qualité de président du G20, a dévoilé son plan de travail en six points pour sortir l’économie mondiale de la récession provoquée par la pandémie du COVID-19.

Yousef Al-Benyan, président du groupe des entreprises B20 au sein du G20, a déclaré lors d’une conférence en ligne à partir de Riyad que la réponse à la pandémie – notamment l’injection de $5 milliards dans l’économie mondiale – a été « rassurante. »

Il a cependant averti que les plus importantes économies mondiales devaient continuer à travailler ensemble de façon à atténuer les effets du confinement mondial, et répondre à l’éventualité d’une « seconde vague » de la maladie.

« La coopération et la collaboration entre les gouvernements, les institutions et les entreprises de la gouvernance mondiale sont capitales pour une solution efficace et rapide face à cette épidémie multidimensionnelle qui dépasse les frontières », a déclaré Al-Benyan.

« Le B20 est fortement attaché à l’idée qu’il n’y a pas d’alternative à la coopération, la collaboration et le consensus pour dépasser une crise multidimensionnelle et systématique », a-t-il ajouté.

Le plan en six points, qui fait partie d’un rapport spécial destiné aux dirigeants du G20, grâce à la contribution de sept cent cinquante dirigeants d’entreprises mondiaux, propose une série de recommandations visant à contrer les effets de la maladie, qui menace de provoquer la plus profonde récession économique depuis près d’un siècle.

Le document préconise des politiques cherchant à développer une résilience de la santé, à sauvegarder le capital humain, et à prévenir l’instabilité financière.

Il favorise également des mesures pour libérer les chaînes de distribution mondiales, relancer les secteurs productifs de l’économie, et numériser l’économie mondiale « de manière responsable et intégratrice. »

Au cours d’une séance de questions-réponses avec les médias pour rendre le rapport public, Al-Benyan a précisé que parmi les priorités absolues des principaux dirigeants d’entreprises figurait la recherche d’un vaccin contre le virus, qui a tué plus d’un demi-million de personnes dans le monde, ainsi que la nécessité d’ouvrir à nouveau les routes du commerce mondial brutalement fermées par le confinement économique.

Il a par ailleurs déclaré que la réaction du G20 avait été rapide et proactive, surtout en comparaison avec la crise de 2009, tout en affirmant qu’il fallait agir plus encore, en particulier pour faire face à la possibilité de résurgence de la maladie. « Le temps n’est pas encore aux célébrations », a-t-il averti.

« Les institutions et les mécanismes multilatéraux doivent être mobilisés de façon constructive par les gouvernements pour être au service de leurs sociétés, et doivent être renforcés si nécessaire pendant et après la pandémie », a-t-il affirmé, soulignant le rôle de l’Organisation Mondiale de la Santé, des Nations-Unies et du Fonds Monétaire International, suite aux critiques de certains dirigeants du monde durant la pandémie.

Al-Benyan a ainsi affirmé que les réponses face à la pandémie avaient été « conçues en fonction des critères de chaque pays. »

Sur un autre plan, le gouverneur de l’Autorité Monétaire Saoudienne a affirmé qu’il « était trop tôt » pour dire si l’économie du Royaume connaîtra une relance en flèche en forme de V, pour sortir de la récession causée par la pandémie.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur ArabNews.com

 


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.


Veolia renforce sa performance opérationnelle et relève ses objectifs pour 2026

Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
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  • Veolia confirme une dynamique de croissance solide, avec des résultats financiers en hausse et une meilleure performance opérationnelle
  • Le groupe relève ses ambitions 2026, soutenu par ses activités internationales et ses marchés d’avenir

DUBAI: Veolia a signé un premier semestre 2026 solide, porté par une amélioration de sa rentabilité et une croissance de ses principaux indicateurs financiers. Fort de ces résultats, le groupe relève ses objectifs pour l'ensemble de l'année et confirme la trajectoire de son plan stratégique GreenUp.

Le chiffre d'affaires atteint 22,2 milliards d'euros, en hausse de 1,5 %, tandis que l'EBITDA progresse de 5 % pour s'établir à 3,55 milliards d'euros. La marge d'EBITDA s'améliore de 70 points de base, reflet des efforts continus du groupe en matière d'efficacité opérationnelle. Le résultat net courant part du groupe s'élève à 837 millions d'euros, en progression de 10,4 %, dépassant le rythme de croissance initialement attendu.

Cette performance repose sur la bonne tenue des activités Eau et Énergie, sur une croissance soutenue à l'international, notamment dans les Amériques et en Asie, ainsi que sur des gains d'efficacité de 195 millions d'euros réalisés au premier semestre. Veolia continue de bénéficier d'une forte demande pour ses services liés à la gestion de l'eau, de l'énergie et des déchets, tout en maintenant une discipline stricte sur ses coûts et ses investissements.

Le groupe poursuit également sa transformation avec la finalisation de l'acquisition de Clean Earth, qui renforce sa position sur le marché américain du traitement des déchets dangereux. Cette opération s'inscrit dans la stratégie de développement international de Veolia et devrait contribuer à sa croissance à partir de 2027.

Parallèlement, Veolia accélère son développement sur les marchés liés aux centres de données, à la microélectronique et aux solutions numériques. Le groupe vise un milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel sur ces activités d'ici 2030 et entend accroître le rôle de l'intelligence artificielle dans l'amélioration de son efficacité opérationnelle.

Au vu de ces performances, Veolia relève son objectif de croissance du résultat net courant pour 2026 à un minimum de 8 %, contre une prévision précédente plus prudente, et confirme l'ensemble des ambitions de son plan GreenUp. Ces résultats illustrent la capacité du groupe à conjuguer croissance, amélioration de la rentabilité et investissements dans ses relais de développement.