Monaco se dote d'une identité numérique, en avance sur beaucoup d'Etats

Une photographie prise le 16 mars 2021 montre une maquette de la nouvelle carte d'identité électronique française dévoilée lors de la visite du jeune ministre français de la Citoyenneté à l'imprimerie nationale de Flers-en-Escrebieux, près de Douai, dans le nord de la France. (Photo, AFP)
Une photographie prise le 16 mars 2021 montre une maquette de la nouvelle carte d'identité électronique française dévoilée lors de la visite du jeune ministre français de la Citoyenneté à l'imprimerie nationale de Flers-en-Escrebieux, près de Douai, dans le nord de la France. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 29 juin 2021

Monaco se dote d'une identité numérique, en avance sur beaucoup d'Etats

  • Dotés d'une puce électronique, les nouveaux documents d'identité permettent aux internautes de se créer une «identité numérique» forte, gérée par la principauté
  • Celle-ci leur permettra d'accomplir en ligne des démarches qui exigent un niveau d'authentification maximum

PARIS: La nouvelle carte d'identité ou le nouveau titre de séjour de Monaco permettront aux habitants de la principauté de prouver leur identité en ligne, a annoncé lundi la principauté qui est l'un des premiers Etats au monde à proposer un service de ce type.

Dotés d'une puce électronique, les nouveaux documents d'identité qui commencent cette semaine à être mis en circulation permettent aux internautes de se créer une "identité numérique" forte, gérée par la principauté.

Celle-ci leur permettra d'accomplir en ligne des démarches qui exigent un niveau d'authentification maximum, comme signer un document avec la même force légale qu'une signature manuscrite.

"Avec cette identité numérique à valeur probante, nous sommes probablement dans le top 5 des Etats dans le monde", a indiqué à l'AFP Frédéric Genta, chargé de la transition numérique dans la principauté.

Donner aux internautes un moyen de s'identifier de manière sûre dans le monde numérique est un objectif pour beaucoup d'Etats qui redoutent de voir les Gafam s'emparer de ce pouvoir de donner une identité, régalien par excellence.

Mais beaucoup d'entre eux ont peiné jusqu'à maintenant à définir leur stratégie, à l'image de la France qui n'a pas encore tranché sur les moyens d'y parvenir.

Toutefois, selon le président du groupe français IN Groupe, héritier de l'Imprimerie nationale et qui a conçu le système monégasque, la Covid-19 a fait prendre conscience de l'importance des démarches en ligne, et "on sent dans nos discussions avec les Etats une volonté d'accélérer", a-t-il déclaré.

Le système retenu par Monaco repose sur une nouvelle carte d'identité ou titre de séjour contenant une puce électronique. 

Une fois qu'on lui a remis cette carte, l'internaute l'utilisera pour activer cette identité numérique et notamment se créer un code secret à 5 chiffres.

Lorsqu'il voudra prouver son identité en ligne, il aura deux solutions: soit faire lire sa carte par un petit lecteur de carte à puce relié à son ordinateur, qui lui demandera de taper son code secret et validera son identité. 

Soit utiliser son smartphone lequel, via l'application MConnect Mobile, lui demandera également de taper son code.

Si le niveau de sécurité maximum est exigé, l'internaute devra en plus rapprocher son document d'identité de son smartphone.

Pour l'instant, l'identité numérique monégasque donne accès à des services administratifs, ou bien à ceux de l'opérateur télécom Monaco Telecom ou du distributeur d'eau et d'électricité, la SMEG.

La France a commencé à avancer vers une solution de ce type, avec la mise en circulation progressive depuis quelques semaines d'une nouvelle carte d'identité contenant une puce électronique qui pourra permettre de "dériver" une identité numérique.

Mais les modalités exactes de ce futur service n'ont pas encore été définies.


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
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  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
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  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.