Macron chez JP Morgan pour marquer le retour d'activités financières en France

Emmanuel Macron a visité mardi les nouveaux locaux parisiens de la banque américaine JP Morgan (Photo, AFP).
Emmanuel Macron a visité mardi les nouveaux locaux parisiens de la banque américaine JP Morgan (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 29 juin 2021

Macron chez JP Morgan pour marquer le retour d'activités financières en France

  • Le chef de l'Etat a visité la nouvelle salle de marché de la banque, où se font des transactions de centaines de milliards d'euros sur les dettes française et européenne
  • Globalement, 3 000 nouveaux emplois vont être créés dans la finance en France d'ici la fin 2021 par rapport à la situation pré-Brexit

PARIS: Après une usine Renault à Douai lundi, Emmanuel Macron a visité mardi les nouveaux locaux parisiens de la banque américaine JP Morgan pour se féliciter du retour d'activités financières en France, grâce au Brexit et, selon la banque, à un climat plus favorable aux affaires.

Le chef de l'Etat a visité la nouvelle salle de marché de la banque, où se font des transactions de centaines de milliards d'euros sur les dettes française et européenne.

JP Morgan a décidé de rapatrier de Londres plusieurs centaines de traders, car depuis le Brexit certaines opérations ne peuvent plus se faire depuis Londres. La banque américaine va ainsi faire passer ses effectifs parisiens de 265 pré-Brexit à 700 fin 2021 puis 800 fin 2022, ont précisé ses dirigeants. La City de Londres reste son centre principal dans la région avec 19 000 emplois. 

Globalement, 3 000 nouveaux emplois vont être créés dans la finance en France d'ici la fin 2021 par rapport à la situation pré-Brexit. 

« M. le Président, cher Emmanuel, je vous ai rencontré quand vous étiez ministre de l'Economie, vous m'avez demandé s'il serait possible de transférer une partie de nos activités de marché en France dans le cadre du Brexit. Ma réponse fut cinglante : mission impossible avec un président pour qui la finance est le premier ennemi », lui a déclaré le président de JP Morgan France, Kyril Courboin.

Mais, a-t-il poursuivi, un nouveau président est arrivé, « ce jeune banquier plein de passion qui voulait changer la France » et dont le nouveau ministre de l'Economie Bruno Le Maire « nous a dit ‘si vous avez un problème nous trouverons une solution’ ».

Même enthousiasme chez le PDG de JP Morgan, Jamie Dimon, qui a rendu hommage à un président « cohérent, solide » pour le monde des affaires.

« Merci de votre confiance », les a remerciés Emmanuel Macron. « Vous mettez votre argent ici, c'est la meilleure preuve d'amour » de la France, a-t-il souri. « 3 000 emplois financiers ont déjà été relocalisés en France », s'est-il félicité, « et ce n'est qu'un début ».

Il a aussi échangé avec des alternants venus de quartiers défavorisés, accompagnés par l'association JobIRL qui est soutenue par la banque.

Le chef de l'Etat était accompagné de Bruno Le Maire et de l'ancien gouverneur de la Banque de France Christian Noyer, qui depuis 2016 - nommé par Manuel Valls - pilote une mission sur la relocalisation des activités financières en France.

Emmanuel Macron « comprend que la finance est ce qui fait tourner l'économie », a commenté Jamie Dimon à l'issue de cette visite. Son élection a changé les choses « immédiatement », a-t-il souligné, le jugeant « exceptionnel » et se disant convaincu qu'il sera réélu.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.