Une figure du Hirak arrêtée lors de sa tentative de rejoindre clandestinement l’Espagne

Figure emblématique du Hirak, Brahim Laalami, un tailleur de 30 ans, avait manifesté au début du mois de février 2019 à Bordj Bou Arreridj, près d'Alger, pour dénoncer la candidature à un cinquième mandat de l'ancien président Abdelaziz Bouteflika. (Photo, AFP)
Figure emblématique du Hirak, Brahim Laalami, un tailleur de 30 ans, avait manifesté au début du mois de février 2019 à Bordj Bou Arreridj, près d'Alger, pour dénoncer la candidature à un cinquième mandat de l'ancien président Abdelaziz Bouteflika. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 30 juin 2021

Une figure du Hirak arrêtée lors de sa tentative de rejoindre clandestinement l’Espagne

  • Chems Eddine Laalami, dit Brahim, a été intercepté en compagnie d'autres «harragas»
  • M. Laalami a été arrêté à plusieurs reprises, poursuivi et condamné lors de plusieurs procès

ALGER: Un activiste et figure du mouvement contestataire du Hirak a été arrêté par les gardes-côtes algériens tandis qu'il tentait de traverser la Méditerranée clandestinement pour rejoindre l'Espagne, a-t-on appris mardi auprès de la Ligue algérienne de défense des droits de l'Homme (LADDH). 

Chems Eddine Laalami, dit Brahim, a été intercepté en compagnie d'autres "harragas", ces jeunes clandestins qui quittent les côtes algériennes à bord d'embarcations de fortune dans l'espoir de gagner l'Espagne.

Selon des médias locaux, les gardes-côtes avaient appréhendé 14 "harragas" dans la nuit de dimanche à lundi au large d'Oran (nord-ouest), dont "un activiste politique".

Figure emblématique du Hirak, Brahim Laalami, un tailleur de 30 ans, avait manifesté au début du mois de février 2019 à Bordj Bou Arreridj, près d'Alger, pour dénoncer la candidature à un cinquième mandat de l'ancien président Abdelaziz Bouteflika.

Un soulèvement populaire pacifique avait éclaté peu après dans les grandes villes algériennes, forçant M. Bouteflika à démissionner deux mois plus tard.

Depuis, M. Laalami a été arrêté à plusieurs reprises, poursuivi et condamné lors de plusieurs procès. Le 15 février, il s'était vu infliger deux ans de prison ferme, assortis d'une amende de 200 000 dinars (1 250 euros). Il avait ensuite bénéficié d'une grâce présidentielle, avec plusieurs dizaines de détenus du Hirak. 

Il risque à nouveau la prison après sa tentative de départ clandestin.

"Son cas à lui seul résume le drame de la jeunesse algérienne", a expliqué Saïd Salhi, vice-président de la LADDH. 

"Après avoir renoué avec l'espoir suscité par le Hirak, les jeunes sombrent dans la désillusion et le désespoir au point de tenter la 'Harga' au péril de leur vie", a-t-il ajouté.

Le mot "harraga" se réfère à la pratique des jeunes clandestins qui brûlent souvent leurs papiers en arrivant à destination, afin d'éviter d'être rapatriés.

"Malheureusement, devant le blocage des horizons, les jeunes ont le regard rivé sur l'autre rive (de la Méditerranée)", a déploré M. Salhi.

L'Algérie a voté en 2009 une loi visant à "combattre l'émigration clandestine" prévoyant des peines allant jusqu'à six mois d'emprisonnement, mais cela n'a pas réduit les départs. Au contraire, le phénomène s'amplifie.

Déterminé à briser le Hirak, la pouvoir algérien a interdit ses manifestations et multiplie les poursuites judiciaires contre opposants, activistes, journalistes et universitaires.

Quelque 300 personnes sont actuellement derrière les barreaux pour des faits en lien avec le Hirak, selon le Comité national pour la libération des détenus.


Cisjordanie : la violence «ne fait qu'empirer», selon l'ONU

Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
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  • Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU
  • Les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions

GENEVE: Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU.

"Alors que les attaques perpétrées par des colons israéliens, ainsi que la création de colonies et d'avant-postes, atteignent des niveaux sans précédent, les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions dont continue d'être victime le peuple palestinien, et pour mettre fin à l'occupation israélienne", a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies, dans un communiqué.


Iran: les Gardiens disent avoir frappé trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz
  • "Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter"

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim.

"Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter", ont affirmé les forces navales des Gardiens, citées par Tasnim.

 

 


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com