Énorme incendie dans le sud de Chypre, l'UE et Israël appelés à la rescousse

Cette photo prise le 28 mai 2021 montre une vue (de l'avant vers l'arrière) d'un Avcon Jet Cessna Citation X, d'un Canadair Challenger 850, d'un EasyJet Airbus A320 sur le tarmac de l'aéroport international de Larnaca dans la ville côtière du sud de Chypre. (Amir Makar /AFP)
Cette photo prise le 28 mai 2021 montre une vue (de l'avant vers l'arrière) d'un Avcon Jet Cessna Citation X, d'un Canadair Challenger 850, d'un EasyJet Airbus A320 sur le tarmac de l'aéroport international de Larnaca dans la ville côtière du sud de Chypre. (Amir Makar /AFP)
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Publié le Samedi 03 juillet 2021

Énorme incendie dans le sud de Chypre, l'UE et Israël appelés à la rescousse

Cette photo prise le 28 mai 2021 montre une vue (de l'avant vers l'arrière) d'un Avcon Jet Cessna Citation X, d'un Canadair Challenger 850, d'un EasyJet Airbus A320 sur le tarmac de l'aéroport international de Larnaca dans la ville côtière du sud de Chypre. (Amir Makar /AFP)
  • Les pompiers n’étaient pas parvenus à éteindre le feu qui continuait de faire rage en fin de soirée dans le district d'Arakapas situé au nord de la ville portuaire de Limassol
  • Le président chypriote Nikos Anastasiades a remercié dans un tweet la Grèce, qui a envoyé deux canadairs dans le cadre d'un mécanisme européen, et Israël, pays voisin de Chypre, d'avoir répondu à l'appel

LARNACA, Chypre : Un énorme incendie, attisé par les vents et la chaleur, s'est déclaré samedi dans le sud de Chypre, poussant les autorités à demander l'aide d'Israël et de l'Union européenne pour éteindre les flammes qui ont entraîné l'évacuation d'une dizaine de villages.

Après plusieurs heures, les pompiers ne sont pas encore parvenus à éteindre le feu qui continue de faire rage en fin de soirée dans le district d'Arakapas situé au nord de la ville portuaire de Limassol. Aucune victime n'a été signalée mais plusieurs maisons ont été détruites.

Le président chypriote Nikos Anastasiades a remercié dans un tweet la Grèce, qui a envoyé deux canadairs dans le cadre d'un mécanisme européen, et Israël, pays voisin de Chypre, d'avoir répondu à l'appel lors de cette journée "difficile".

Selon des responsables, deux autres avions bombardiers d'eau sont attendus d'Italie dans le cadre du mécanisme d'aide d'urgence européen.

Des villages du district voisin de Larnaca, ville côtière située à une cinquantaine de kilomètres de Limassol, ont été évacués par précaution. La fumée provoquée par l'incendie était visible depuis Larnaca.

Le ministre des Affaires étrangères Nikos Christodoulides a indiqué à l'agence de presse nationale CNA que les autorités avaient demandé l'assistance d'Israël, dont les côtes sont situées à plus de 200 kilomètres de celles de l'île.

"Nous avons demandé quatre avions", a-t-il précisé. 

Le ministre de l'Agriculture Costas Kadis a affirmé avoir également demandé l'aide de l'UE, évoquant une situation "difficile".

Plus de vingt véhicules des pompiers, six hélicoptères et quatre avions sont déjà mobilisés, ainsi que des membres des troupes britanniques stationnées sur les bases du Royaume-Uni installées sur l'île.

Chypre fait face à une vague de chaleur depuis le début de la semaine, avec des températures dépassant parfois les 45 degrés celsius.

 


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com