Euro: l'Angleterre vole vers le dernier carré chez elle à Wembley

Les derniers espoirs ukrainiens ont été balayés par un début de seconde mi-temps catastrophique, où les Anglais ont rapidement pris le large. (Photo, AFP)
Les derniers espoirs ukrainiens ont été balayés par un début de seconde mi-temps catastrophique, où les Anglais ont rapidement pris le large. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 04 juillet 2021

Euro: l'Angleterre vole vers le dernier carré chez elle à Wembley

  • L'Angleterre retrouvera mercredi son antre de Wembley pour une demi-finale contre le Danemark
  • A Rome, pour le seul match de l'Euro qu'elle devait disputer loin de Londres, l'Angleterre s'est rapidement sentie comme chez elle, grâce à son but précoce

ROME : L'Angleterre ne pouvait pas rater ça: Harry Kane et les siens seront bien au rendez-vous du dernier carré de l'Euro, programmé à Londres dans leur stade de Wembley, après avoir facilement dominé l'Ukraine (4-0) samedi en quart de finale, à Rome.

Rapidement devant grâce à un but de leur capitaine sur sa première occasion (4e), les "Three Lions" ont assommé en seconde période une équipe ukrainienne bien trop limitée techniquement et défensivement hors du coup.

Après avoir préservé ses forces dans ce quart bien maîtrisé et gonflé toujours plus son moral, l'Angleterre retrouvera mercredi son antre de Wembley pour une demi-finale contre le Danemark. Avec cette perspective immense: une première finale d'Euro, toujours à Wembley quelques jours plus tard.

"Deux demi-finales de suite en grand tournoi, c'est une vraie réussite, mais sans vouloir être un rabat-joie, on ne veut pas s'arrêter là", a déclaré le défenseur et buteur Harry Maguire à l'issue de la rencontre.

"On est sur la bonne voie, mais on a rien fait pour le moment", a abondé Harry Kane. "On a une demi-finale à jouer à Wembley, c'est un très bon moment à vivre, mais on sait où on veut aller". Jusqu'au sacre le 11 juillet, évidemment. 

Après cette nette victoire, et toujours sans prendre de but dans l'Euro, l'Angleterre peut rêver en grand et avoir le sentiment que les planètes n'ont jamais été aussi bien alignées, après avoir battu au tour précédent l'Allemagne, sa bête noire pour la première fois dans un match éliminatoire depuis 55 ans et le Mondial-1966 remporté déjà à domicile.

A Rome, pour le seul match de l'Euro qu'elle devait disputer loin de Londres, l'Angleterre s'est rapidement sentie comme chez elle, grâce à son but précoce. 

Défense en confiance

Une sacrée assurance quand on peut s'appuyer sur une défense en pleine confiance: cinq matches de suite dans un grand tournoi sans céder, c'est une première pour la sélection anglaise et Jordan Pickford efface des tablettes Gordon Banks, qui avait réussi quatre "clean sheets" pendant la Mondial-66.

Face à cette Angleterre solide et affamée, l'Ukraine n'avait pas vraiment d'arguments. 

Andriy Shevchenko sélectionneur n'a pas la chance d'avoir sur le terrain des buteurs du calibre du Shevchenko Ballon d'Or en 2004 et il n'a pas été servi par le scénario défavorable. Car son équipe avait peut-être une chance de faire douter les Anglais à 0-0, mais cela n'aura duré que trois minutes. 

Le temps pour Kane, joliment servi par Raheem Sterling en profondeur, d'ouvrir la marque en se jetant.

De quoi permettre aux Anglais de voir venir et de gérer, ce qu'ils font très bien depuis le début de l'Euro. 

A part une tentative en angle fermé de Roman Yaremchuk, déviée par Jordan Pickford (17e), il a fallu attendre la fin de la première période pour voir la "Zbirna" trouver davantage de rythme et déséquilibrer enfin un peu l'arrière garde anglaise. Shaparenko aurait pu en profiter mais sa frappe est passée à côté (43e).  

Stadio Olimpico anglais

Les Anglais cherchaient eux le deuxième but pour valider le billet retour vers Wembley. Kane a d'abord mis une tête au-dessus (29e) et Rice a trouvé les gants du gardien ukraininen Georgiy Bushchan sur une frappe en force (33e). 

Jadon Sancho, pour sa première titularisation dans le tournoi, deux jours après l'annonce de son transfert vers Manchester United, a lui été très discret à droite et a aussi trouvé le gardien quand il s'est montré dans l'axe (39e). 

Les derniers espoirs ukrainiens ont été balayés par un début de seconde mi-temps catastrophique, où les Anglais ont rapidement pris le large.

Grâce à une tête de Harry Maguire, d'abord, à la réception d'un coup franc de son coéquipier de Manchester United Luke Shaw après moins d'une minute en seconde période (46e). Puis une autre tête de Kane, sur un centre du même Shaw (50e). 

La soirée compliquée s'est alors transformée en calvaire pour l'équipe de Shevchenko, d'autant que Jordan Henderson a profité de ces "portes ouvertes" pour marquer son premier but en sélection, toujours de la tête (63e), pour sa 62e sélection.

Kane pouvait sortir sous l'ovation du Stadio Olimpico totalement acquis à la cause anglaise et Pickford s'employer à garder sa cage inviolée, notamment sur une tentative appuyée de Yevhen Makarenko (74e). On voyage toujours plus léger avec les valises vides.


Trump menace de cibler les champs gaziers iraniens après des attaques contre le Qatar

Donald Trump a menacé de cibler les champs gaziers iraniens si Téhéran ne cesse pas ses attaques contre le Qatar, deuxième exportateur de GNL, qui ont à nouveau fait grimper les cours du pétrole jeudi. (AFP)
Donald Trump a menacé de cibler les champs gaziers iraniens si Téhéran ne cesse pas ses attaques contre le Qatar, deuxième exportateur de GNL, qui ont à nouveau fait grimper les cours du pétrole jeudi. (AFP)
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  • Le président américain a confirmé qu'Israël était à l'origine de l'attaque mercredi contre la partie iranienne de ce site gazier offshore du Golfe persique, dont l'autre partie est exploitée par le Qatar
  • Les Etats-Unis "ne savaient rien" de cette attaque, a assuré M. Trump

DOHA: Donald Trump a menacé de cibler les champs gaziers iraniens si Téhéran ne cesse pas ses attaques contre le Qatar, deuxième exportateur de GNL, qui ont à nouveau fait grimper les cours du pétrole jeudi.

Si l'Iran "décide imprudemment d'attaquer un pays tout à fait innocent, en l'occurrence le Qatar", alors "les Etats-Unis d'Amérique, avec ou sans l'aide ou le consentement d'Israël, détruiront massivement l'intégralité du gisement de gaz de South Pars avec une force et une puissance que l'Iran n'a jamais vues ni connues auparavant", a écrit Donald Trump sur sa plateforme Truth Social.

Le président américain a confirmé qu'Israël était à l'origine de l'attaque mercredi contre la partie iranienne de ce site gazier offshore du Golfe persique, dont l'autre partie est exploitée par le Qatar. Les Etats-Unis "ne savaient rien" de cette attaque, a assuré M. Trump.

En représailles, l'Iran s'en est pris mercredi au complexe gazier qatari de Ras Laffan, plus important site de gaz naturel liquéfié (GNL) au monde. Cela a de nouveau été le cas jeudi.

La compagnie énergétique publique du Qatar, QatarEnergy, a fait état de "dommages considérables" causés à l'aube sur ce site.

Les incendies provoqués par l'attaque ont été maîtrisés en début de matinée, selon le ministère de l'Intérieur. Aucune victime n'a été signalée.

Pétrole à plus de 112 dollars 

Le Qatar est le deuxième exportateur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL) derrière les Etats-Unis et Ras Laffan son premier site de production de GNL.

Déjà mercredi, ce site avait subi des dommages "considérables" dans une attaque attribuée à l'Iran.

Aux Emirats arabes unis, Abou Dhabi a fermé un complexe gazier après la chute de débris de missiles interceptés

Le ministère des Affaires étrangères du Qatar a déploré que ces attaques dans la région "ont franchi toutes les lignes rouges en ciblant des civils, des installations civiles et vitales".

Ce nouvel épisode dans la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne sur l'Iran a de nouveau fait grimper le prix pétrole, poussant le baril de Brent au-delà des 112 dollars.

Les craintes d'une régionalisation du conflit à tout le Moyen-Orient s'accentue, l'Arabie saoudite ayant souligné jeudi se "réserver le droit" de répliquer militairement à l'Iran, qui cible régulièrement le pays avec des drones et des missiles.

Un couloir sécurisé pour Ormuz ? 

Le blocage par l'Iran du détroit stratégique d'Ormuz, par où circule d'ordinaire 20% du pétrole et du gaz mondiaux, reste au coeur de l'attention.

C'est au sud de ce passage, dans le golfe d'Oman, qu'un navire a de nouveau été touché jeudi par un "projectile inconnu", selon l'agence maritime britannique UKMTO. Un incendie s'est déclenché à bord du bateau. Un autre navire a été touché au large de Ras Laffan, selon l'UKMTO.

Réunie en urgence à Londres, l'Organisation maritime internationale (OMI) doit demander jeudi la mise en place d'un couloir maritime sécurisé pour évacuer les bateaux bloqués dans le Golfe persique.

L'organe onusien chargé de la sécurité en mer estime que 20.000 marins patientent actuellement à bord de 3.200 bateaux près du détroit d'Ormuz.

Après la réserve fédérale américaine mercredi (Fed), la flambée des prix de l'énergie due à la guerre dominera jeudi la réunion de la Banque centrale européenne (BCE), qui redoute des conséquences sur l'inflation et la croissance.

Le président français Emmanuel Macron a appelé jeudi à un moratoire concernant "les infrastructures civiles", notamment énergétiques, après un échange avec Donald Trump et l'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani.

"Les populations civiles et leurs besoins essentiels, ainsi que la sécurité des approvisionnements énergétiques, doivent être préservés de l'escalade militaire", a-t-il souligné.

En presque trois semaines, la guerre a fait plus de 2.200 morts, selon les autorités, essentiellement en Iran et au Liban, deuxième principal front de guerre, où s'affrontent le mouvement chiite pro-iranien Hezbollah et Israël.

 


Trump s'en prend aux pays de l'Otan qui ont rejeté sa demande d'aide

Donald Trump a qualifié mardi d'"erreur vraiment stupide" le refus de nombreux pays de l'Otan de porter assistance aux Etats-Unis pour sécuriser le détroit d'Ormuz, bloqué par l'Iran à la suite de l'attaque d'Israël et des Etats-Unis. (Reuters)
Donald Trump a qualifié mardi d'"erreur vraiment stupide" le refus de nombreux pays de l'Otan de porter assistance aux Etats-Unis pour sécuriser le détroit d'Ormuz, bloqué par l'Iran à la suite de l'attaque d'Israël et des Etats-Unis. (Reuters)
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  • "Nous avons aidé avec l'Ukraine et ils n'aident pas avec l'Iran, et ils reconnaissent tous que l'Iran ne doit pas avoir l'arme nucléaire", a encore dit Donald Trump. "C'est une très mauvaise chose pour l'Otan", a-t-il estimé
  • "Nous n'avons plus besoin et nous ne voulons plus de l'aide des pays de l'Otan. NOUS N'EN AVONS JAMAIS EU BESOIN," avait assuré le président américain peu auparavant sur son réseau Truth Social, en citant aussi le Japon, l'Australie et la Corée du Sud

WASHINGTON: Donald Trump a qualifié mardi d'"erreur vraiment stupide" le refus de nombreux pays de l'Otan de porter assistance aux Etats-Unis pour sécuriser le détroit d'Ormuz, bloqué par l'Iran à la suite de l'attaque d'Israël et des Etats-Unis.

"Je pense que l'Otan fait une erreur vraiment stupide", a-t-il déclaré à la presse depuis le Bureau ovale de la Maison Blanche, peu après avoir affirmé sur son réseau Truth Social qu'il n'avait plus besoin de leur aide pour sécuriser ce passage stratégique pour l'économie mondiale.

"J'ai longtemps dit que je me demandais si l'Otan serait jamais là pour nous. Donc ceci est, ceci était un grand test, parce que nous n'avons pas besoin d'eux mais ils auraient dû être là", a-t-il insisté.

"L'autre chose, qui est, je pense, très importante, c'est que nous n'avions pas à être là pour l'Ukraine", a ajouté le président américain, qui recevait le Premier ministre irlandais Micheal Martin à l'occasion de la Saint-Patrick.

"Nous avons aidé avec l'Ukraine et ils n'aident pas avec l'Iran, et ils reconnaissent tous que l'Iran ne doit pas avoir l'arme nucléaire", a encore dit Donald Trump. "C'est une très mauvaise chose pour l'Otan", a-t-il estimé.

"Nous n'avons plus besoin et nous ne voulons plus de l'aide des pays de l'Otan. NOUS N'EN AVONS JAMAIS EU BESOIN," avait assuré le président américain peu auparavant sur son réseau Truth Social, en citant aussi le Japon, l'Australie et la Corée du Sud, autres alliés ayant rejeté ses demandes d'assistance.

Dans le Bureau ovale, il a toutefois déclaré que les Etats-Unis "aimeraient avoir un peu d'aide" pour détecter des mines dans le détroit d'Ormuz.

Interrogé sur ses intentions concernant l'alliance de défense transatlantique, dont les Etats-Unis sont le pilier, le républicain est resté vague.

"Je n'ai rien de précis en tête", a-t-il déclaré, tout en lançant, après avoir parlé des dépenses que les Etats-Unis font pour l'Otan: "C'est certainement quelque chose à quoi nous devrions réfléchir".

Il a jugé que le Premier ministre britannique Keir Starmer avait fait une "grosse erreur" en rejetant sa demande d'aide, et a balayé l'opposition du président français Emmanuel Macron en déclarant que ce dernier quitterait bientôt ses fonctions.

 


Iran: l'armée israélienne dit avoir éliminé le général commandant la milice Bassidj

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  • "Le Premier ministre Benjamin Netanyahu ordonne l'élimination de hauts responsables du régime iranien", a annoncé par ailleurs le bureau du Premier ministre israélien, publiant une photo légendée de M. Netanyahu au téléphone
  • "Hier (lundi), l'armée de l'Air israélienne, sur la base de renseignements (militaires), a visé et éliminé Gholamréza Soleimani", indique un communiqué militaire israélien, ajoutant que ce général de brigade du corps des Gardiens de la Révolution

JERUSALEM: L'armée israélienne a déclaré mardi matin avoir éliminé dans une frappe à Téhéran le général Gholamréza Soleimani, commandant du Bassidj, milice de volontaires islamistes chargés notamment du maintien de l'ordre en Iran.

Les médias israéliens affirment également qu'Ali Larijani, l'un des plus hauts dirigeants iraniens, a été la cible d'une tentative d'élimination dans une autre frappe au cours de la nuit.

"Le Premier ministre Benjamin Netanyahu ordonne l'élimination de hauts responsables du régime iranien", a annoncé par ailleurs le bureau du Premier ministre israélien, publiant une photo légendée de M. Netanyahu au téléphone.

"Hier (lundi), l'armée de l'Air israélienne, sur la base de renseignements (militaires), a visé et éliminé Gholamréza Soleimani", indique un communiqué militaire israélien, ajoutant que ce général de brigade du corps des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique, avait été tué dans "une frappe ciblée à Téhéran".

Selon Kan, la radio TV publique israélienne, Ali Larijani, chef du Conseil suprême de la sécurité nationale, "a été la cible d'une tentative d'élimination". "Les résultats de la frappe sont encore en cours d'examen", a annoncé pour sa part la chaîne N12.

"Nous ciblons des éléments des Gardiens de la Révolution et de l'appareil répressif du régime", a déclaré l'armée, citant dans un communiqué son chef d'état-major.

"Des résultats préventifs significatifs ont été enregistrés cette nuit, susceptibles d'influencer l'issue des opérations et les objectifs de l'armée israélienne", a indiqué le lieutenant-général Eyal Zamir.

Depuis l'élimination du guide suprême de la Révolution islamique, Ali Khamenei, au premier jour des frappes israélo-américaines en Iran le 28 février, M. Larijani est l'un des principaux visages du pouvoir iranien.

Avec les Gardiens de la Révolution, le Bassidj est depuis plusieurs jours la cible des frappes aériennes d'Israël. Cette milice recrute essentiellement dans la jeunesse, et agit comme une organisation idéologique insérée dans toutes les institutions et strates de la société.

Elle "fait partie de l'appareil armé du régime terroriste iranien" et a "mené les principales opérations de répression, recourant à une violence extrême, à des arrestations massives et à l'usage de la force contre des manifestants civils", a commenté l'armée israélienne.

"L'élimination de Soleimani s'ajoute à celle de dizaines de hauts commandants des forces armées du régime iranien qui ont été éliminés au cours de l'opération, et constitue un nouveau coup dur porté aux structures de commandement et de contrôle du régime en matière de sécurité", affirme l'armée.