Selon une source diplomatique française, la demande de l'Éthiopie d'un accès à la mer est « légitime ».

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot (G) et le président de la Commission de l'Union africaine Moussa Faki (D) se serrent la main avant leur réunion bilatérale au siège de l'Union africaine (UA) à Addis-Abeba, le 29 novembre 2023. (Photo Amanuel Sileshi / AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot (G) et le président de la Commission de l'Union africaine Moussa Faki (D) se serrent la main avant leur réunion bilatérale au siège de l'Union africaine (UA) à Addis-Abeba, le 29 novembre 2023. (Photo Amanuel Sileshi / AFP)
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Publié le Samedi 30 novembre 2024

Selon une source diplomatique française, la demande de l'Éthiopie d'un accès à la mer est « légitime ».

  • Ce texte, signé en janvier, prévoit la location pour 50 ans à l'Éthiopie de 20 km de côtes du Somaliland, qui a proclamé unilatéralement son indépendance de la Somalie en 1991.
  • La Somalie considère toutefois cet accord comme une violation de sa souveraineté.

ADDIS ABEBA : Samedi, une source diplomatique française a estimé que la demande de l'Éthiopie, pays enclavé dans la Corne de l'Afrique, d'un accès à la mer était « légitime », après la signature par Addis Abeba d'un protocole d'accord avec la région séparatiste du Somaliland, contesté par la Somalie.

Ce texte, signé en janvier, prévoit la location pour 50 ans à l'Éthiopie de 20 km de côtes du Somaliland, qui a proclamé unilatéralement son indépendance de la Somalie en 1991.

Les autorités somalilandaises affirment qu'en échange de cet accès à la mer, l'Éthiopie deviendrait le premier pays à reconnaître officiellement leur république.

La Somalie considère toutefois cet accord comme une violation de sa souveraineté.

« Il est légitime que l'Éthiopie, le pays le plus densément peuplé d'Afrique, recherche un accès à la mer, c'est important », a déclaré cette source diplomatique française.

Toutefois, « ces discussions ne doivent pas engendrer de tensions dans la région, alors que les pays de la Corne de l'Afrique sont déjà confrontés à des défis importants, dont le terrorisme », a-t-elle poursuivi. « Ce dont nous avons besoin est d'une coopération forte entre l'Éthiopie et la Somalie », a-t-elle ajouté.

Une autre source diplomatique française a précisé que « ces discussions doivent s'inscrire dans le respect de la souveraineté de la Somalie ».

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, effectue actuellement une visite en Éthiopie, dans le cadre d'une tournée africaine.

Le contenu exact du « protocole d'accord », signé le 1^(er) janvier, n'a jamais été rendu public, mais il suscite l'inquiétude de nombreux pays et organisations internationales (États-Unis, Chine, Union européenne, Union africaine, Ligue arabe, etc.) qui ont appelé au respect de la souveraineté somalienne.

Au pouvoir depuis 2018, le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, prix Nobel de la paix en 2019, a à plusieurs reprises martelé que son pays devait avoir un accès à la mer.

Fin octobre, M. Abiy a répété que l'Éthiopie n'avait « aucun intérêt à s'impliquer dans une guerre » pour l'accès à la mer.

Les relations entre l'Éthiopie et la Somalie se sont dégradées depuis janvier, et en réaction, Mogadiscio a renforcé ses liens avec l'Égypte, rival de l'Éthiopie.

Cette escalade entre les deux pays inquiète dans une région instable, en proie notamment à l'insurrection des islamistes radicaux shebab.

Deuxième pays le plus peuplé d'Afrique avec 120 millions d'habitants, l'Éthiopie a progressivement perdu son accès à la mer Rouge après l'indépendance de l'Érythrée en 1993, qu'elle avait annexée dans les années 1950.


Trump juge que l'Iran a «pris trop de temps pour négocier» et va «en payer le prix»

Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux". (AFP)
Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux". (AFP)
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  • Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux"
  • Ils vont "devoir en payer le prix"

WASHINGTON: Donald Trump a estimé mercredi que les Iraniens avaient "mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux", ajoutant qu'ils allaient "devoir en payer le prix", dans un message sur son réseau Truth social.

"L'armée iranienne est un chaos complet et total. Une bonne partie, comme leur marine et leur armée de l'air, n'existe même plus – elles ont été totalement vaincues", a-t-il ajouté. "L'Iran, c'est beaucoup de paroles et aucune action. Le tyran du Moyen-Orient est MORT!!!"


L'Iran dit que la diplomatie avec les Etats-Unis a été «mise à mal» par les frappes

Un hélicoptère d'attaque AH-64 Apache de l'armée américaine s'est écrasé près du détroit d'Ormuz après être entré en collision avec un drone iranien. Photo d'illustration. (AFP)
Un hélicoptère d'attaque AH-64 Apache de l'armée américaine s'est écrasé près du détroit d'Ormuz après être entré en collision avec un drone iranien. Photo d'illustration. (AFP)
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  • "Malheureusement, les Etats-Unis nuisent à ce processus diplomatique par les messages contradictoires qu'ils envoient, leurs changements répétés de position et d'exigences et, pire encore, par leurs violations répétées du cessez-le-feu"
  • "Tout processus diplomatique est mis à mal par le recours à la force et par des actions illégales sur le terrain"

TEHERAN : Le ministère iranien des Affaires étrangères a estimé mercredi que les Etats-Unis avaient porté atteinte aux efforts diplomatiques en cours visant à mettre fin à la guerre, après de nouvelles frappes américaines contre des cibles dans le sud de l'Iran.

"Malheureusement, les Etats-Unis nuisent à ce processus diplomatique par les messages contradictoires qu'ils envoient, leurs changements répétés de position et d'exigences et, pire encore, par leurs violations répétées du cessez-le-feu", a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, dans un message vidéo relayé par les médias iraniens. "Tout processus diplomatique est mis à mal par le recours à la force et par des actions illégales sur le terrain", a-t-il ajouté.

 

 


Le Pakistan confirme des frappes à la frontière avec l'Afghanistan, faisant 26 morts

Le Pakistan a affirmé mercredi avoir tué 26 personnes liées aux talibans pakistanais, dans des frappes aériennes qualifiées de "précises et calibrées" à la frontière avec l'Afghanistan. (Reuters)
Le Pakistan a affirmé mercredi avoir tué 26 personnes liées aux talibans pakistanais, dans des frappes aériennes qualifiées de "précises et calibrées" à la frontière avec l'Afghanistan. (Reuters)
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  • "À la suite des récents incidents terroristes au Pakistan (...) des frappes précises et calibrées ont été menées le long de la frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan contre des repaires et des caches"
  • 26 personnes liées aux talibans pakistanais Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP) ont été tués

ISLAMABAD: Le Pakistan a affirmé mercredi avoir tué 26 personnes liées aux talibans pakistanais, dans des frappes aériennes qualifiées de "précises et calibrées" à la frontière avec l'Afghanistan, après que Kaboul a déclaré que 12 personnes, dont des enfants, sont mortes dans l'attaque.

"À la suite des récents incidents terroristes au Pakistan (...) des frappes précises et calibrées ont été menées le long de la frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan contre des repaires et des caches", a déclaré sur X le ministre pakistanais de l'Information, Attaullah Tarar, ajoutant que 26 personnes liées aux talibans pakistanais Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP) ont été tués.