Afghanistan: les talibans s'emparent d'une zone-clé près de Kandahar

Un homme pousse un garçon blessé sur une civière le long d'un couloir d'hôpital alors qu'il reçoit des soins médicaux après avoir été blessé par une bombe en bordure de route. (AFP)
Un homme pousse un garçon blessé sur une civière le long d'un couloir d'hôpital alors qu'il reçoit des soins médicaux après avoir été blessé par une bombe en bordure de route. (AFP)
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Publié le Dimanche 04 juillet 2021

Afghanistan: les talibans s'emparent d'une zone-clé près de Kandahar

  • Depuis que Washington a commencé le 1er mai le rapatriement de ses soldats d'Afghanistan, à l'issue de 20 ans de guerre, les talibans ont intensifié leurs offensives contre les forces afghanes pour prendre le contrôle de zones rurales à travers le pays
  • La prise de Panjwai par les talibans intervient deux jours après le départ des troupes américaines et de l'Otan de la base de Bagram, leur plus importante en Afghanistan, située à 50 km de Kaboul et centre névralgique des opérations de la coalition

KANDAHAR, Afghanistan : Les talibans se sont emparés dimanche du district-clé de Panjwai, dans leur ancien bastion de la province méridionale de Kandahar, après des combats nocturnes contre les forces afghanes, ont annoncé les autorités locales, une nouvelle prise à l'approche du retrait total des troupes américaines.

Situé à une quinzaine de km de la ville de Kandahar, la capitale provinciale, Panjwai fut longtemps un foyer taliban et le théâtre au cours des années d'importants combats entre rebelles et troupes de l'Otan.

Depuis que Washington a commencé le 1er mai le rapatriement de ses soldats d'Afghanistan, à l'issue de 20 ans de guerre, les talibans ont intensifié leurs offensives contre les forces afghanes pour prendre le contrôle de zones rurales à travers le pays.

La prise de Panjwai par les talibans intervient deux jours après le départ des troupes américaines et de l'Otan de la base de Bagram, leur plus importante en Afghanistan, située à 50 km au nord de Kaboul et centre névralgique des opérations de la coalition contre les talibans ces 20 dernières années.

Selon le gouverneur du district de Panjwai, Hasti Mohammad, talibans et forces afghanes se sont affrontés au cours de la nuit, avant que ces dernières ne quittent la zone.

"Les talibans se sont emparés du QG de la police dans le district et du bâtiment du gouvernorat", a-t-il expliqué à l'AFP.

Le président du conseil provincial de Kandahar, Jan Khakriwal, a confirmé la chute de Panjwai, tout en accusant les forces afghanes "en nombre suffisant" de "s'être retirées intentionnellement".

Kandahar est la province de naissance du mouvement des talibans, qui s'empara du pouvoir en Afghanistan en 1996, mettant en place un régime islamique ultra-rigoriste avant d'être renversé par une coalition menée par les Etats-Unis en 2001, après les attentats du 11-Septembre.

Les combats font rage ces dernières semaines dans plusieurs provinces afghanes et les talibans affirment contrôler une centaine de districts sur les près de 400 que compte le pays.

Les autorités afghanes contestent ce nombre, mais admettent que les forces gouvernementales se sont retirées de certains districts, et il est difficile de vérifier la situation sur le terrain de manière indépendante.

Le retrait des forces étrangères de Bagram et à court terme de l'Afghanistan font craindre aux observateurs que l'armée afghane ne peine face aux talibans sans le soutien aérien fourni jusqu'ici par les forces américaines.


Emirats: deux morts et trois blessés à Abou Dhabi après l'interception d'un missile 

Deux personnes ont été tuées et deux autres blessées par la chute de débris d'un missile intercepté dans la périphérie de la capitale émiratie Abou Dhabi, ont annoncé jeudi les autorités locales au 27e jour de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
Deux personnes ont été tuées et deux autres blessées par la chute de débris d'un missile intercepté dans la périphérie de la capitale émiratie Abou Dhabi, ont annoncé jeudi les autorités locales au 27e jour de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • Deux personnes ont été tuées et deux autres blessées par la chute de débris d'un missile intercepté dans la périphérie de la capitale émiratie Abou Dhabi
  • "L'incident a entraîné la mort de deux personnes non identifiées, fait trois blessés et endommagé plusieurs voitures", ont indiqué les autorités d'Abou Dhabi sur X

ABOU DHABI: Deux personnes ont été tuées et deux autres blessées par la chute de débris d'un missile intercepté dans la périphérie de la capitale émiratie Abou Dhabi, ont annoncé jeudi les autorités locales au 27e jour de la guerre au Moyen-Orient.

"L'incident a entraîné la mort de deux personnes non identifiées, fait trois blessés et endommagé plusieurs voitures", ont indiqué les autorités d'Abou Dhabi sur X.

 

 


Expulsion de l'ambassadeur d'Iran: le Hezbollah boycotte une réunion du gouvernement 

Les ministres du Hezbollah pro-iranien et d'un mouvement allié ont boycotté une réunion jeudi du gouvernement libanais pour protester contre la décision d'expulser l'ambassadeur d'Iran, auquel des dizaines de personnes ont manifesté leur soutien devant l'ambassade près de Beyrouth. (AFP)
Les ministres du Hezbollah pro-iranien et d'un mouvement allié ont boycotté une réunion jeudi du gouvernement libanais pour protester contre la décision d'expulser l'ambassadeur d'Iran, auquel des dizaines de personnes ont manifesté leur soutien devant l'ambassade près de Beyrouth. (AFP)
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  • Un cinquième ministre chiite indépendant a pour sa part annoncé dans un communiqué avoir choisi d'y participer
  • Devant l'ambassade d'Iran, des dizaines de partisans du Hezbollah ont manifesté jeudi après-midi, brandissant des drapeaux iraniens et de la formation chiite, scandant "Mort à l'Amérique, Mort à Israël!"

BEYROUTH: Les ministres du Hezbollah pro-iranien et d'un mouvement allié ont boycotté une réunion jeudi du gouvernement libanais pour protester contre la décision d'expulser l'ambassadeur d'Iran, auquel des dizaines de personnes ont manifesté leur soutien devant l'ambassade près de Beyrouth.

Le Hezbollah et son allié chiite, le mouvement Amal, ont fustigé la décision inédite des autorités sommant l'ambassadeur de partir d'ici dimanche, et lui ont demandé de demeurer dans le pays.

En signe de mécontentement, les deux ministres représentant le Hezbollah et les deux autres représentant Amal, dirigé par le président du Parlement Nabih Berri, ont décidé de ne pas se rendre à la réunion du gouvernement, a indiqué à l'AFP un responsable libanais sous couvert d'anonymat.

Un cinquième ministre chiite indépendant a pour sa part annoncé dans un communiqué avoir choisi d'y participer.

Devant l'ambassade d'Iran, des dizaines de partisans du Hezbollah ont manifesté jeudi après-midi, brandissant des drapeaux iraniens et de la formation chiite, scandant "Mort à l'Amérique, Mort à Israël!", selon une équipe de l'AFP.

"Nous sommes contre cette décision du gouvernement, qui ne passera pas", dit à l'AFP Elham al-Mokdad, une des protestataires, devant le bâtiment situé à la lisière de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah bombardé par Israël.

Le ministre des Affaires étrangères Youssef Raggi a pris la décision d'expulser l'ambassadeur pour "ingérence" dans les affaires intérieures libanaises.

"Nous réclamons que l'ambassadeur américain soit expulsé, ainsi que le ministre des Affaires étrangères", affirme une autre manifestante, Farida Noureddine, 43 ans.

La décision d'expulser l'émissaire iranien intervient dans le cadre des pressions des autorités libanaises sur le Hezbollah et son parrain iranien.

Elles ont interdit les activités militaires du Hezbollah, seul groupe non-étatique armé, ainsi que la présence et l'action des Gardiens de la Révolution iraniens qui, selon le Premier ministre Nawaf Salam, dirigent les opérations du groupe contre Israël.

Le Liban a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, après une attaque du Hezbollah contre Israël en solidarité avec l'Iran. L'armée israélienne mène depuis une campagne de frappes aériennes qui a fait plus de 1.000 morts et un million de déplacés.


Le Conseil du Golfe veut participer à toutes les discussions sur la guerre avec l’Iran

Le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jasem Mohamed Al-Budaiwi. (Archive/AFP)
Le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jasem Mohamed Al-Budaiwi. (Archive/AFP)
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  • Le chef du CCG a appelé à un arrêt immédiat des attaques visant les infrastructures énergétiques dans le Golfe
  • Le Conseil du Golfe a indiqué que ses membres souhaitent être impliqués dans toute discussion sur la guerre avec l’Iran

DUBAÏ : Le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jasem Mohamed Al-Budaiwi, a accusé jeudi l’Iran d’alimenter l’escalade régionale et a appelé à un arrêt immédiat des attaques visant les infrastructures énergétiques dans le Golfe, tout en exhortant à inclure les États du Golfe dans tout effort diplomatique visant à résoudre la crise.

Dans une série de déclarations, Jasem Mohamed Al-Budaiwi a affirmé que l’Iran était responsable de la récente escalade et a averti que ses actions constituaient une menace directe pour la stabilité régionale.

Il a indiqué que des attaques iraniennes avaient visé des raffineries de pétrole en Arabie saoudite, au Qatar, aux Émirats arabes unis et au Koweït, qualifiant ces frappes de « systématiques » et dirigées contre des installations énergétiques critiques.

« Nous insistons sur la nécessité d’impliquer les pays du CCG dans toute discussion ou accord visant à résoudre cette crise, de manière à renforcer leur sécurité et leur stabilité », a déclaré Al-Budaiwi dans une allocution télévisée, ajoutant que si les États du Golfe ont le droit de se défendre, ils privilégient la voie diplomatique.

« La communauté internationale doit adresser un message unifié à l’Iran pour qu’il mette fin à ses attaques », a-t-il ajouté, appelant à une pression mondiale coordonnée pour éviter une nouvelle escalade.

Le secrétaire général a également rejeté toute tentative de redessiner la carte de la région après le conflit, mettant en garde contre toute modification des frontières géopolitiques une fois la crise terminée.

Al-Budaiwi a en outre accusé l’Iran d’exiger des paiements de la part des navires transitant par le détroit d’Ormuz, une voie maritime essentielle par laquelle transite une part importante du pétrole mondial.

Le chef du CCG est le premier haut responsable régional à formuler publiquement une telle accusation.

Al-Budaiwi, qui dirige le bloc composé de Bahreïn, du Koweït, d’Oman, du Qatar, de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis, a fait ces déclarations lors d’une conférence de presse à Riyad. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com