Coulée de boue au Japon: 7 morts et 27 personnes toujours recherchées

Des policiers recherchent des personnes disparues sur les lieux d'un glissement de terrain après des jours de fortes pluies dans la région d'Izusan à Atami (AFP)
Des policiers recherchent des personnes disparues sur les lieux d'un glissement de terrain après des jours de fortes pluies dans la région d'Izusan à Atami (AFP)
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Publié le Mardi 06 juillet 2021

Coulée de boue au Japon: 7 morts et 27 personnes toujours recherchées

  • La gigantesque coulée de boue a fait sept morts et 27 personnes supplémentaires manquaient toujours à l'appel
  • La fenêtre de 72 heures après la catastrophe - critique selon des experts pour espérer encore retrouver des personnes en vie - s'est refermée mardi en fin de matinée.

TOKYO: La gigantesque coulée de boue qui a dévasté samedi la ville côtière d'Atami (centre du Japon) a fait sept morts et 27 personnes supplémentaires manquaient toujours à l'appel, selon un nouveau bilan provisoire des autorités locales mardi. 

Le nombre de personnes qui habitaient potentiellement le secteur dévasté et dont les autorités étaient initialement sans nouvelles était monté lundi jusqu'à plus d'une centaine. Mais beaucoup de ces personnes ont pu être depuis localisées et déclarées saines et sauves. 

La municipalité d'Atami a peiné à établir une liste fiable des victimes potentielles de la catastrophe, car de nombreuses maisons de cette station balnéaire sont utilisées comme résidences secondaires, et des habitants âgés résident parfois ailleurs, notamment dans des établissements spécialisés. 

La fenêtre de 72 heures après la catastrophe - critique selon des experts pour espérer encore retrouver des personnes en vie - s'est refermée mardi en fin de matinée. 

"Plus le temps passe, plus il est difficile de secourir les gens, mais nous allons poursuivre nos recherches en essayant de sauver autant de vies que possible", a déclaré à l'AFP Takamichi Sugiyama, un porte-parole du département de Shizuoka dont Atami fait partie. 

Le maire de la ville, Sakae Saito, a dit pour sa part "prier pour que nous puissions retrouver autant de personnes que possible".  

Les autorités avaient annoncé lundi qu'une des victimes identifiées était Chiyose Suzuki, âgée de 82 ans, décédée à l'hôpital où les sauveteurs l'avaient transportée. 

Son fils aîné Hitoshi, 56 ans, a déclaré à l'agence Kyodo qu'il regrettait de ne pas avoir emmené sa mère, qui avait des difficultés à marcher, lorsque la police leur avait demandé d'évacuer le domicile. 

"J'aurais dû y retourner et la sortir de là moi-même", s'est-il désolé. 

Traînée de boue de 2 km 

Le glissement de terrain s'est produit samedi après plusieurs jours de pluies intenses sur Atami, une ville bâtie à flanc de montagne à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Tokyo, et ses environs. 

La coulée de boue, qui a déferlé en plusieurs vagues dévastatrices, a emporté sur son passage des pylônes électriques, enfoui des véhicules et arraché des maisons de leurs fondations, détruisant ou endommageant 130 bâtiments au total. 

Trois jours après la catastrophe, Atami présentait encore un spectacle de désolation avec des habitations éventrées, des voitures renversées et des rues impraticables. 

Des images filmées par des hélicoptères montraient mardi une longue traînée de boue et de gravats d'environ deux kilomètres de long descendant jusqu'à la mer. 

Quelque 1.100 secouristes étaient revenus dans la zone tôt mardi matin en tentant de se frayer un chemin parmi les débris.  

Une grande partie du Japon est actuellement en pleine saison des pluies, qui provoquent souvent inondations et glissements de terrain. 

Selon des scientifiques, le phénomène est accentué par le changement climatique car une atmosphère plus chaude retient davantage d'eau, accroissant le risque et l'intensité de précipitations extrêmes. 

Atami avait reçu vendredi et samedi 313 mm de pluie au total, alors qu'elle enregistre en moyenne chaque année 242 mm pour l'ensemble du mois de juillet. 


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.