Syndicats et patronat reçus à l'Elysée, les décisions attendront

Le Palais de l'Elysée à Paris. (AFP)
Le Palais de l'Elysée à Paris. (AFP)
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Publié le Mardi 06 juillet 2021

Syndicats et patronat reçus à l'Elysée, les décisions attendront

  • Les huit chefs de file des grandes centrales syndicales ont été conviés à l'Elysée à 11H00, en présence aussi du Premier ministre Jean Castex ainsi que des ministres Bruno Le Maire (Economie) et Elisabeth Borne (Travail)
  • Une prise de parole du président de la République est attendue d'ici la mi-juillet, qui doit permettre de définir le cap de la fin du quinquennat, en particulier sur les réformes qu'il souhaite lancer et éventuellement sur un remaniement technique

PARIS: Une longue "réunion d'écoute", mais pas de décision à ce stade, notamment sur le sujet explosif des retraites: Emmanuel Macron a reçu mardi les leaders syndicaux et patronaux pour un tour d'horizon de la situation sanitaire économique et sociale, sur fond d'inquiétudes liées au variant Delta. 

La rencontre entre les huit dirigeants des grandes centrales syndicales (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC) et patronales (Medef, CPME, U2P), en présence aussi du Premier ministre Jean Castex et des ministres Bruno Le Maire (Economie) et Elisabeth Borne (Travail) aura duré environ 3 heures. 

A la sortie, les partenaires sociaux ont notamment évoqué la "montée en puissance" du variant Delta jugée "préoccupante" et le sujet de la vaccination, alors que Jean Castex consultera les élus locaux jeudi sur une possible obligation pour les soignants. 

Le patron du Medef Geoffroy Roux de Bézieux a plaidé qu'"il faut se vacciner et pas exclure de rendre la vaccination obligatoire" dans certains cas, là où pour Philippe Martinez (CGT) "la rendre obligatoire c'est contraindre sans convaincre". Pour Laurent Berger (CFDT), "il faut une politique d'impulsion très forte", seule "solution pour en sortir". 

Autre point sur lequel l'exécutif était très attendu: la réforme des retraites, sujet remis sur la table par le chef de l'Etat lors d'un déplacement dans le Lot début juin, mais que l'exécutif ne semble plus si pressé de pousser. 

Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a souligné cette semaine qu'une décision politique sur le sujet devrait être prise "notamment en fonction de l'épidémie et de l'ampleur de la reprise". 

"Si le redécollage économique se confirme cet été et à la rentrée, et que la situation épidémique est maîtrisée, il est possible d'agir et d'enclencher un mouvement", a-t-il insisté. 

Lors de la réunion, le sujet a été évoqué "sans que le président ne nous ait dévoilé ses intentions", a indiqué le patron du Medef, en s'interrogeant "sur le timing, surtout avec le variant Delta et la recrudescence" de l'épidémie de Covid-19. 

"Risque social" 

Laurent Berger (CFDT) a lui prévenu qu'il n'y avait "pas de voie de passage" sur une mesure d'âge à l'automne prochain. Une réforme des retraites en l'état actuel de la situation serait "hors de propos", a-t-il insisté, pointant du doigt "un risque social et démocratique". 

Son homologue de la CGT Philippe Martinez a relevé pour sa part que le président avait dit qu'il allait "réfléchir, consulter" et qu'"en même temps, il nous proposait de prolonger le travail engagé en 2019 pour voir les conditions dans lesquelles on pourrait faire les choses". Disant ne pas avoir "bien compris" la position du chef de l'Etat, il a lui aussi relevé que "tout le monde a insisté sur les risques de tension sociales". 

Yves Veyrier (FO) a également redit son "total désaccord" sur la nécessité de réformer et Cyril Chabanier (CFTC) a "bon espoir" que les discussions reprennent. Le président a dit que "quelle que soit la décision qu'il prendra, il faut en tout cas que les prochains mois ne soient pas des mois inutiles", a-t-il rapporté. 

L'Elysée avait indiqué en amont de la réunion que les échanges devaient porter "sur la situation économique et sanitaire après plus d'un an de crise" et, "à la suite notamment du rapport Blanchard-Tirole", sur "les solutions devant être apportées aux grands défis tels que la croissance durable et la transition écologique, la lutte contre les inégalités économiques ou encore le défi démographique". 

Manière de dire que les retraites seraient en filigrane des discussions, alors que le rapport estime "inévitable" de réformer le système français, notamment en retardant l'âge de départ. 

Une prise de parole du président de la République est attendue d'ici la mi-juillet, plusieurs responsables syndicaux évoquant mardi "la semaine prochaine", sans plus de précisions. Elle doit permettre de définir le cap de la fin du quinquennat, en particulier sur les réformes qu'il souhaite lancer. 


Liban: Macron appelle Israël à "renoncer à une offensive terrestre"

Le président français Emmanuel Macron préside une visioconférence des dirigeants du G7 pour discuter des répercussions de la guerre en Iran sur l’économie mondiale, dans le contexte du conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran, au palais de l’Élysée à Paris, le 11 mars 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron préside une visioconférence des dirigeants du G7 pour discuter des répercussions de la guerre en Iran sur l’économie mondiale, dans le contexte du conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran, au palais de l’Élysée à Paris, le 11 mars 2026. (AFP)
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  • Le président français Emmanuel Macron a appelé Israël à renoncer clairement à une offensive terrestre au Liban et le Hezbollah à cesser immédiatement ses attaques
  • La France soutient les efforts du Liban pour rétablir le contrôle total de l’État, tandis que la Syrie affirme désormais appuyer la souveraineté libanaise

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a appelé mercredi soir Israël à "clairement renoncer à une offensive terrestre au Liban" et le Hezbollah à "immédiatement mettre fin à ses attaques", après s'être entretenu avec son homologue libanais Joseph Aoun.

"Le Hezbollah a commis une faute majeure en forçant le Liban à l’affrontement avec Israël. Il doit immédiatement mettre fin à ses attaques. De son côté, Israël doit clairement renoncer à une offensive terrestre au Liban", a-t-il affirmé dans une publication sur le réseau social X.

Israël poursuit ses attaques visant le Hezbollah au Liban, entraîné le 2 mars dans la guerre au Moyen-Orient lorsque le mouvement pro-iranien a lancé une attaque sur Israël.

L'agence officielle Ani a fait état de nouvelles frappes mercredi soir dans le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, tandis que des images de l'AFPTV ont montré de la fumée s'élever de la banlieue sud.

Emmanuel Macron a également indiqué s'être entretenu avec son homologue syrien Ahmad al-Chareh, dont il assure qu'il "soutient les efforts des autorités libanaises pour restaurer le contrôle plein et entier de l’Etat sur leur territoire".

"Son soutien à la souveraineté libanaise marque une rupture nette avec le passé. C’est le gage de relations saines et constructives entre le Liban et la Syrie", a-t-il déclaré.

Les forces d'Ahmad al-Chareh, dont le groupe Hayat Tahrir al-Sham (HTS) qu'il dirigeait et a depuis dissous, ont renversé en décembre 2024 l'ancien dirigeant syrien Bachar al-Assad, que le Hezbollah soutenait militairement.

Les présidents libanais et syrien ont convenu mardi de mieux "contrôler" leur frontière commune, au lendemain d'un incident, a annoncé Beyrouth.

Damas avait dénoncé dans la nuit précédente des tirs d'artillerie du Hezbollah vers son territoire, en pleine guerre entre Israël et le mouvement chiite libanais soutenu par l'Iran.


Liban: la France triple son soutien humanitaire et envoie 60 tonnes d'aide

Photo d'archives du 1er novembre 2024. (AFP)
Photo d'archives du 1er novembre 2024. (AFP)
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  • "Nous avons décidé de tripler le volume de l'aide qui arrivera cette semaine. Cette aide atteindra 60 tonnes d'aide humanitaire à destination des Libanais, avec des kits sanitaires, des kits d'hygiène, des matelas, des lampes"
  • Ce soutien s'effectue "grâce au soutien de la Fondation CMA CGM" de l'armateur français

PARIS: La France s'apprête à tripler son soutien humanitaire au Liban, en y dépêchant jeudi 60 tonnes d'aide pour les réfugiés quittant le sud du pays où Israël mène des opérations militaires contre le Hezbollah pro-iranien, a annoncé mercredi le chef de la diplomatie française

"Nous avons décidé de tripler le volume de l'aide qui arrivera cette semaine. Cette aide atteindra 60 tonnes d'aide humanitaire à destination des Libanais, avec des kits sanitaires, des kits d'hygiène, des matelas, des lampes, mais aussi un poste sanitaire mobile", a déclaré Jean-Noël Barrot sur TF1.

Ce soutien s'effectue "grâce au soutien de la Fondation CMA CGM" de l'armateur français, selon lui.

Paris s'apprête par ailleurs à fournir "plusieurs dizaines" de véhicules de l'avant-blindé (VAB) aux forces armées libanaises, "dont nous considérons qu'elles sont seules légitimes à assurer la sécurité du Liban", a rappelé le ministre, qui a à nouveau appelé le Hezbollah à "cesser ses attaques sur Israël" et "à rendre ses armes aux autorités libanaises".

Quelque 760.000 personnes ont été déplacées depuis le début de la campagne de frappes, lancée en réponse à des tirs du Hezbollah, selon des chiffres publiés mardi par le gouvernement libanais.

Depuis que le Hezbollah a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël, près de 500 personnes ont été tuées.


Le Hezbollah doit se désarmer, Israël s'abstenir d'une opération d'envergure, selon Paris

 La France a exprimé mardi, à la veille d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, "sa vive préoccupation" face à l'escalade de violences au Liban, exhortant le Hezbollah "à remettre les armes" et Israël "à s'abstenir de toute intervention d'envergure". (AFP)
 La France a exprimé mardi, à la veille d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, "sa vive préoccupation" face à l'escalade de violences au Liban, exhortant le Hezbollah "à remettre les armes" et Israël "à s'abstenir de toute intervention d'envergure". (AFP)
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  • La France, qui devait accueillir le 5 mars une conférence internationale d'aide aux forces armées libanaises, réitère "son plein soutien aux autorités libanaises"
  • Condamnant "le choix irresponsable" fait par le groupe chiite pro-iranien de se joindre aux attaques iraniennes contre Israël depuis le 1er mars, Paris appelle "le Hezbollah à mettre fin à ses opérations"

PARIS: La France a exprimé mardi, à la veille d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, "sa vive préoccupation" face à l'escalade de violences au Liban, exhortant le Hezbollah "à remettre les armes" et Israël "à s'abstenir de toute intervention d'envergure".

Condamnant "le choix irresponsable" fait par le groupe chiite pro-iranien de se joindre aux attaques iraniennes contre Israël depuis le 1er mars, Paris appelle "le Hezbollah à mettre fin à ses opérations", selon une déclaration du porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

Elle appelle en outre Israël "à s'abstenir de toute intervention terrestre ou d'envergure durable au Liban, dont l'intégrité territoriale et la souveraineté doivent être respectées".

La France, qui devait accueillir le 5 mars une conférence internationale d'aide aux forces armées libanaises, réitère "son plein soutien aux autorités libanaises", saluant leur décision le 2 mars dernier d'interdire les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah.

La conférence du 5 mars, annulée en raison du déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, était destinée à lever des fonds pour renforcer les forces de sécurité intérieures et l'armée libanaise, qui manquent cruellement de moyens financiers et d'équipements.

Cette aide était jugée fondamentale alors que l'armée libanaise était engagée dans un processus de désarmement du Hezbollah.

L'armée libanaise avait indiqué en janvier avoir achevé la première phase de ce plan de désarmement, couvrant la région située entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord. La deuxième phase, concernant une zone située au nord du fleuve, devait commencer.

En déplacement au Liban début février, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot avait jugé positif le processus de désarmement, estimant qu'au sud du fleuve Litani, il n'y avait plus de menaces vers le nord d'Israël.

Il avait aussi demandé à l'Iran de cesser d'être une force déstabilisatrice au Liban alors qu'Israël suspectait le Hezbollah de se réarmer avec l'aide de Téhéran.

Les autorités israéliennes ont constamment jugé insuffisants les progrès dans le désarmement du groupe pro-iranien qui a fini par entraîner le Liban dans la guerre début mars.