Allemagne: deux islamistes visés par l'enquête sur l'attentat de Vienne

Le président du parquet de Vienne, Nina Bussek  et le chef de l'équipe d'enquête «2 novembre», Michael Lohnegger, lors d'une conférence de presse de la direction de la police d'État de Vienne sur l'attaque terroriste du 2 novembre (AFP)
Le président du parquet de Vienne, Nina Bussek et le chef de l'équipe d'enquête «2 novembre», Michael Lohnegger, lors d'une conférence de presse de la direction de la police d'État de Vienne sur l'attaque terroriste du 2 novembre (AFP)
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Publié le Mercredi 07 juillet 2021

Allemagne: deux islamistes visés par l'enquête sur l'attentat de Vienne

  • Les deux hommes, un Allemand et un Kosovar, sont soupçonnés d'avoir été au courant des plans de l'attaque dans laquelle quatre personnes avaient été tuées par un sympathisant du groupe Etat islamique en plein centre de la capitale autrichienne
  • Le groupe Etat islamique a revendiqué l'attentat, qui a également fait de nombreux blessés

BERLIN : Les domiciles en Allemagne de deux hommes appartenant à la mouvance islamiste radicale et identifiés comme des proches de l'auteur de l'attentat commis à Vienne en novembre 2020 ont été perquisitionnés mercredi matin, a indiqué le parquet allemand.

Les deux hommes, un Allemand et un Kosovar, sont soupçonnés d'avoir été au courant des plans de l'attaque dans laquelle quatre personnes avaient été tuées par un sympathisant du groupe Etat islamique en plein centre de la capitale autrichienne, le 2 novembre, selon un communiqué du parquet fédéral de Karlsruhe.

Les perquisitions, impliquant les forces spéciales, se sont déroulées dans les ressorts d'Osnabrück (ouest) et de Kassel (centre).

Les suspects "étaient en contact étroit" avec l'auteur de l'attentat "via les réseaux sociaux", précise le parquet ajoutant qu'ils étaient allés "à Vienne pour lui rendre une visite de plusieurs jours en juillet 2020, passant la nuit dans son appartement et rencontrant d'autres personnes de la mouvance islamiste d'Autriche et de Suisse".

L'assaillant de Vienne, Kujtim Fejzulai, était un Autrichien de 20 ans, dont les parents étaient originaires de Macédoine du Nord, connu de la police pour avoir essayé de rejoindre les rangs des combattants jihadistes en Syrie.

Il avait été tué par la police sur les lieux de l'attaque. Le groupe Etat islamique a revendiqué l'attentat, qui a également fait de nombreux blessés.

Peu avant la rencontre de Vienne en juillet, Kujtim Fejzulai avait acquis le fusil utilisé lors de l'attentat.

Or, le profil ADN des participants à la rencontre de Vienne "a pu être retrouvé sur les armes utilisées lors de l'attentat ainsi que sur la chevalière portée par l'assassin lors du crime", note le parquet de Karlsruhe, compétent en matière de terrorisme.

"En raison de leur relation personnelle étroite avec l'assassin et de leurs convictions islamiques radicales communes, les deux prévenus ont considéré comme possible" que Kujtim Fejzulai mette à exécution son projet d'attentat dont il s'était ouvert à des tiers.

La justice allemande reproche aux deux hommes de ne pas l'avoir dénoncé aux autorités. Ils avaient, "avant même le début de l'attaque, commencé à dissimuler leurs liens avec (l'assaillant, ndlr) en supprimant le contenu des communications sur leurs téléphones portables et leurs profils de médias sociaux".


Trump dit vouloir «beaucoup aider» le Liban en recevant le président Aoun

Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
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  • M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche
  • "Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale

WASHINGTON: Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase.

M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche.

"Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale.

Peu après la rencontre, le président républicain a annoncé sur son réseau Truth Social la reprise des vols commerciaux directs entre les Etats-Unis et le Liban, suspendus depuis plus de quarante ans, invitant les Américains à "visiter ce magnifique pays".

L'interdiction avait été prononcée en 1985, en réaction au détournement d'un avion et de la prise en otage de 39 passagers américains par des Libanais chiites réclamant la libération de centaines de prisonniers en Israël.

Cette première rencontre entre les deux chefs d'Etat intervient au moment où Washington fait pression sur Beyrouth pour désarmer le Hezbollah pro-iranien, condition d'Israël pour se retirer du sud du Liban.

Mardi, l'armée libanaise s'est déployée dans le village de Zawtar al-Gharbiya, en vertu d'un accord-cadre qui prévoit l'établissement de "zones pilotes" évacuées par Israël.

Mais signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé plus tard les forces israéliennes d'avoir tiré "près de ses troupes" dans le secteur.


Grèce: deux touristes agressés au couteau à l'entrée de l'Acropole

Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
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  • Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe
  • Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana

ATHENES: Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré.

Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe. Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana.

Des policiers motorisés sont arrivés rapidement sur les lieux, ont posé un garrot à l'homme pour arrêter l’hémorragie et immobilisé l'attaquant qui a ensuite été arrêté, précise Ana.

D'après les médias grecs, l'auteur de l'agression, un Grec d'une soixantaine d'années, semble avoir des problèmes psychologiques.


Analyse : Que signifie « Rahm Emanuel 2.0 » pour le Moyen-Orient ?

Longtemps considéré comme un critique virulent des dirigeants palestiniens, Rahm Emanuel envisagerait une candidature à la présidence américaine. (AFP)
Longtemps considéré comme un critique virulent des dirigeants palestiniens, Rahm Emanuel envisagerait une candidature à la présidence américaine. (AFP)
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  • L’ancien maire de Chicago a dévoilé une nouvelle vision de la paix au Moyen-Orient alors que les spéculations sur une candidature à la Maison-Blanche en 2028 s’intensifient
  • Autrefois connu comme un soutien indéfectible à Israël, Emanuel affirme désormais que les États-Unis doivent utiliser leur influence pour relancer la diplomatie

CHICAGO : En politique moyen-orientale, la paix ne se construit pas entre amis, mais entre ennemis. Cela signifie que les adversaires les plus acharnés ont parfois davantage de chances de parvenir à un accord que ceux qui se présentent comme des alliés.

Cette réalité a façonné certaines des avancées les plus importantes de la région, du traité de paix israélo-égyptien de 1979 aux accords d’Oslo de 1993, en passant par l’accord de paix entre la Jordanie et Israël en 1994.

Chacun de ces accords était imparfait, chacun a laissé la question centrale palestinienne sans réponse, mais tous reflétaient une même vérité difficile : les progrès n’ont généralement été possibles que lorsque les adversaires ont accepté de s’asseoir à la même table. 

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Une colonne de fumée s’élève après une frappe israélienne contre une zone industrielle de Gaza City. (AFP)

Aujourd’hui, Rahm Emanuel — fin stratège politique, ancien chef de cabinet de la Maison-Blanche et ancien maire de Chicago, ainsi que l’un des alliés américains d’Israël les plus connus — apparaît comme une voix qui estime que le cycle de l’hostilité peut être brisé.

Longtemps considéré comme un opposant farouche aux dirigeants palestiniens, Emanuel envisagerait une candidature présidentielle fondée en partie sur la promesse de restaurer l’influence américaine dans la région et de réengager les deux parties dans un véritable processus de paix.

Fort d’une carrière marquée par plusieurs succès politiques, Emanuel réfléchit à une candidature à la présidence en 2028 sous les couleurs du Parti démocrate, se présentant comme une personnalité capable d’aider Israéliens et Palestiniens à revenir à la table des négociations.