La Moldavie élit ses députés, les pro-Européens ambitieux

Un homme visite une tente de campagne du Parti d'action et de solidarité pro-présidentiel à Chisinau. Les électeurs moldaves se rendent aux urnes le 11 juillet 2021 lors d'élections législatives anticipées convoquées par la nouvelle présidente Maia Sandu pour la renforcer position contre les forces pro-russes (AFP)
Un homme visite une tente de campagne du Parti d'action et de solidarité pro-présidentiel à Chisinau. Les électeurs moldaves se rendent aux urnes le 11 juillet 2021 lors d'élections législatives anticipées convoquées par la nouvelle présidente Maia Sandu pour la renforcer position contre les forces pro-russes (AFP)
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Publié le Dimanche 11 juillet 2021

La Moldavie élit ses députés, les pro-Européens ambitieux

  • Ex-république soviétique de 2,6 millions d'habitants, la Moldavie oscille au gré des élections entre les partisans d'un rapprochement avec Moscou et ceux d'une intégration européenne
  • La diaspora, qui représente plus d'un tiers des électeurs dans ce pays touché par une très forte émigration, pourrait jouer un rôle crucial alors qu'elle a largement soutenu Mme Sandu à la présidentielle

CHISINAU :  Divisés sur l'orientation que doit prendre leur pays, les Moldaves élisent leurs députés dimanche à l'occasion de législatives anticipées convoquées par la nouvelle présidente pro-européenne Maia Sandu, qui espère renforcer son pouvoir face à ses rivaux prorusses.

Après sa large victoire en novembre 2020 à l'élection présidentielle devant le sortant Igor Dodon, Mme Sandu a besoin de prendre le contrôle du Parlement pour mettre en oeuvre la politique qu'elle a promise, à commencer par la lutte contre la corruption endémique dans ce petit pays coincé entre l'Ukraine et la Roumanie.

Les bureaux de vote ont ouvert à 07H00 locales (04H00 GMT) et fermeront à 21H00. Cent un députés seront élus pour un mandat de quatre ans.

En tête des sondages, le parti Action et solidarité (PAS, centre-droit) de Mme Sandu est crédité de 35% à 37% des intentions de vote, contre 21% à 25% pour le Bloc électoral des communistes et socialistes (BECS) mené par M. Dodon.

Comptant parmi les pays les plus pauvres d'Europe, la Moldavie est secouée depuis son indépendance en 1991 par des crises politiques à répétition, tout en devant gérer un conflit gelé en Transdniestrie, territoire séparatiste prorusse.

Ex-économiste de la Banque mondiale, Mme Sandu, 48 ans, avait dissous en avril l'assemblée toujours contrôlée par M. Dodon.

"Nous avons une chance de nous débarrasser des voleurs et d'élire un gouvernement intègre et bon", a-t-elle affirmé jeudi dans une allocution vidéo en roumain.

Dans une seconde allocution en russe, l'autre langue parlée dans le pays, elle a affirmé que "le temps du changement arrive en Moldavie".

Des mots d'ordre qui trouvent un écho chez beaucoup de Moldaves, fatigués des scandales de corruption dont le plus retentissant en 2015 portait sur la disparition d'un milliard de dollars - l'équivalent de 15% du PIB - des caisses de trois banques.

"Elle veut vraiment changer le pays pour le mieux", affirme à l'AFP Natalia Cadabnuic, une habitante de Chisinau en congé maternité.

  Un coup pour Moscou

Igor Dodon a lui accusé vendredi les autorités de préparer des "provocations" pour les élections et brandi la menace de manifestations "pour protéger (sa) victoire" électorale.

La diaspora, qui représente plus d'un tiers des électeurs dans ce pays touché par une très forte émigration, pourrait jouer un rôle crucial alors qu'elle a largement soutenu Mme Sandu à la présidentielle.

"Elle est devenue un symbole de changements", souligne le politologue Alexei Tulbure selon qui "les gens espèrent qu'après 30 ans de dégradation, le pays commencera enfin à avancer dans la bonne direction".

Pour de nombreux analystes, le vote de dimanche devrait dans tous les cas porter un coup à la Russie, désireuse de garder une emprise sur la Moldavie.

"La majorité parlementaire sera pro-européenne et l'influence russe faiblira", prédit le politologue basé à Kiev Sergiy Gerasymchuk.

Ex-république soviétique de 2,6 millions d'habitants, la Moldavie oscille au gré des élections entre les partisans d'un rapprochement avec Moscou et ceux d'une intégration européenne.

Maia Sandu a déjà irrité le Kremlin en disant vouloir voir partir la garnison russe basée en Transdniestrie, un territoire séparatiste qui échappe au contrôle moldave depuis près de 30 ans. A la place, elle souhaiterait des observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
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  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
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  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.