Guinness des records: la piscine la plus profonde du monde à Dubaï

La piscine, qui a ouvert ses portes au public mercredi, «a pour thème une ville engloutie» (Photo, AFP).
La piscine, qui a ouvert ses portes au public mercredi, «a pour thème une ville engloutie» (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 11 juillet 2021

Guinness des records: la piscine la plus profonde du monde à Dubaï

  • Avec ses portes grandes ouvertes aux visiteurs internationaux dès juillet 2020, la ville exhibe régulièrement des nouvelles attractions pharaoniques
  • «C'est une piscine de 60 mètres de profondeur, soit 15 mètres de plus que toute autre piscine au monde et deux fois plus grande»

DUBAI: Plus haute tour, plus large fontaine : Dubaï a enregistré cette semaine un nouveau record mondial, celui de la piscine de plongée la plus profonde au monde, l'émirat du Golfe cherchant à attirer de nouveaux touristes en pleine pandémie.

Avec ses portes grandes ouvertes aux visiteurs internationaux dès juillet 2020, la ville exhibe régulièrement des nouvelles attractions pharaoniques entre ses gratte-ciel et autres îles artificielles.

« C'est une piscine de 60 mètres de profondeur, soit 15 mètres de plus que toute autre piscine au monde et deux fois plus grande », a déclaré Jarrod Jablonski, directeur de Deep Dive Dubai, qui gère le projet.

La piscine, qui a ouvert ses portes au public mercredi, « a pour thème une ville engloutie », a-t-il ajouté.

Elle contient un volume d’eau équivalent à six piscines olympiques, soit 14,6 millions de litres, selon lui.

L'académie Guinness des records a confirmé ce nouveau record.

Lumières et musique d'ambiance, l'attraction abrite deux « habitats sous-marins ». Les plongeurs peuvent explorer les fonds d’une cité perdue reconstituée, jonchés d’objets de la vie courantes et recouverts d'une végétation abondante.

« On voulait rappeler l'héritage de la plongée en apnée aux Emirats » et de « la pêche à la perle », d'où la forme en huître de la structure externe, a expliqué le directeur, expatrié américain originaire de Floride.

Une séance d’une heure coûte entre 500 et 1 500 dirhams (environ 115 à 345 euros).

En 2019, Dubaï avait accueilli plus de 16 millions de touristes. Avec le lancement en octobre de l'exposition universelle, l'émirat espère faire le plein de visiteurs, après une année et demie.


A Paris, un face-à-face entre stars de la danse contemporaine

Les organisateurs avaient baptisé la soirée «Dialogues», mais la série de pas de deux présentée cette semaine au Théâtre des Champs-Elysées à Paris ressemble plus à une confrontation générationnelle entre chorégraphes contemporains. (Photo, AFP)
Les organisateurs avaient baptisé la soirée «Dialogues», mais la série de pas de deux présentée cette semaine au Théâtre des Champs-Elysées à Paris ressemble plus à une confrontation générationnelle entre chorégraphes contemporains. (Photo, AFP)
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  • A 27 ans, Emma Portner est la nouvelle chouchou de la danse contemporaine, ayant collaboré avec Justin Bieber, Apple, Netflix
  • Elle présente «Islands , une création de 2020 pour le Ballet national de Norvège où deux danseuses interprètent un pas de deux saisissant et émouvant

PARIS: Les organisateurs avaient baptisé la soirée "Dialogues", mais la série de pas de deux présentée cette semaine au Théâtre des Champs-Elysées à Paris ressemble plus à une confrontation générationnelle entre chorégraphes contemporains.

Il y a les "vétérans", comme le Suédois Mats Ek et le Tchèque Jiri Kylian, la génération "intermédiaire" des années 90 comme l'Allemande Sasha Waltz ou l'Israélien Ohad Naharin, et la nouvelle garde qui a percé dans les années 2000 comme la Canadienne Crystal Pite ou plus récemment sa compatriote Emma Portner.

A 27 ans, Emma Portner est la nouvelle chouchou de la danse contemporaine, ayant collaboré avec Justin Bieber, Apple, Netflix et été la plus jeune femme de l'histoire à avoir chorégraphié une comédie musicale, "Bat Out of Hell". 

Elle présente "Islands", une création de 2020 pour le Ballet national de Norvège où deux danseuses interprètent un pas de deux saisissant et émouvant sur une musique du DJ et producteur de musique anglais Forest Sword.

"La génération qui prend le pouvoir actuellement est née dans un environnement très différent de ce que j'ai connu car l'échange via internet entre les différents styles, musiques et vidéos est énorme", affirme Mats Ek, 76 ans.

"Ils ont grandi avec ça et le défi est qu'ils trouvent leur propre voix de chorégraphe au milieu de ce déluge d'informations", poursuit le chorégraphe connu pour avoir bousculé des ballets classiques comme "Giselle" ou "La Belle au Bois Dormant" mais aussi ses créations propres gravitant notamment autour du thème du couple, de la séparation et du vieillissement.

Dans la soirée "Dialogues", organisée dans le cadre de la saison annuelle "TransenDanses" au TCE, il présente un pas de deux tiré de "Juliet and Romeo", sa version chorégraphique de la pièce de Shakespeare qui a été déclinée en plusieurs ballets.

En première française, Crystal Pite met en scène dans "Animation" un danseur et une danseuse de sa compagnie Kidd Pivot engagés dans un pas de deux où les corps sont articulés et désarticulés au gré des mouvements. 


Ingrid Périssé: «Après Hégra, Dadan sera sans doute le site le plus important de l'Arabie saoudite»

Le site d’AlUla en Arabie saoudite est non seulement le plus grand chantier de fouilles archéologiques au monde, mais c’est également le plus grand projet de partenariat culturel entre deux pays: l’Arabie saoudite et la France. (Photo, AFP)
Le site d’AlUla en Arabie saoudite est non seulement le plus grand chantier de fouilles archéologiques au monde, mais c’est également le plus grand projet de partenariat culturel entre deux pays: l’Arabie saoudite et la France. (Photo, AFP)
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  • Après la signature en 2018 d’un accord franco-saoudien pour la valorisation d’AlUla, plusieurs missions de fouilles et d’études patrimoniales ont été lancées sur le site
  • L’une de ces missions concerne Dadan, un site du premier millénaire av. J.-C., qui était probablement la capitale du royaume d’Arabie de l’époque

PARIS: Le site d’AlUla en Arabie saoudite constitue à l’heure actuelle non seulement le plus grand chantier de fouilles archéologiques au monde, mais également le plus partenariat culturel entre deux pays: l’Arabie saoudite et la France. Plus de 120 archéologues de différentes nationalités travaillent sur place, ce qui est exceptionnel.

 

Né de la volonté du prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, le projet de réhabilitation d’AlUla, situé en plein cœur du désert dans le grand quart nord-ouest du pays, a pour but de faire de cette région une destination de tourisme culturel et patrimonial. Décrit comme un musée à ciel ouvert avec des formations rocheuses imposantes, des falaises et des sculptures façonnées par le vent au fil des millénaires, AlUla est également une mine de trésors pour les archéologues et les chercheurs.

 

Le prince héritier a décidé d’ouvrir au monde ce territoire presque aussi grand que la Belgique en signant en 2018 lors de sa visite à Paris un accord bilatéral sur dix ans pour la valorisation de ce site d’une richesse archéologique exceptionnelle. Cet accord a donné naissance à AFALULA, l’Agence Française pour le développement d’AlUla, qui travaille en coordination avec la RCU, la Commission Royale pour AlUla.

 

Ingrid Périssé, directrice de l’archéologie et du patrimoine au sein d’AFALULA, peine à cacher son enthousiasme lorsqu’elle parle à Arab news en français des travaux qu’elle pilote à AlUla. «D’un point de vue archéologique et historique, tout reste à faire, nous devons encore comprendre comment est apparue cette oasis et comment elle a évolué», explique-t-elle. L’accord conclu entre les autorités française et saoudienne comporte deux volets principaux: d’une part, l’étude et la  valorisation des sites archéologiques et d’autre part le développement des infrastructures nécessaires à son ouverture au public. Il s’agit, ajoute-t-elle, «d’un modèle de développement économique, touristique et culturel visant à mettre en valeur et à préserver le patrimoine culturel d’AlUla».

 


Une première résidence d’artistes située au cœur de l'oasis d'AlUla dévoilée aujourd’hui

Mabiti AlUla, siège du programme pilote de résidence artistique AlUla. (Photo de Mae Woolworth, avec l'autorisation de Manifesto)
Mabiti AlUla, siège du programme pilote de résidence artistique AlUla. (Photo de Mae Woolworth, avec l'autorisation de Manifesto)
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  • La première résidence d’artistes d'AlUla a été inaugurée aujourd’hui
  • Pendant une période de 11 semaines s’achevant le 14 janvier 2022, six artistes travailleront sur le terrain autour de la « renaissance de l’oasis »

ALULA : La Commission Royale pour AlUla (RCU), l’Agence française pour le développement d’AlUla (Afalula) et Manifesto ont annoncé aujourd’hui le lancement du premier programme de résidence d’artistes à AlUla (Arabie saoudite), une région culturelle unique du nord-ouest de l’Arabie, véritable pôle culturel et commercial en constante évolution depuis plusieurs siècles.

Rendu du futur quartier de la vieille ville d'AlUla, mettant en valeur le quartier des arts et l'emplacement de la vieille ville, avec l'aimable autorisation de RCU.
Rendu du futur quartier de la vieille ville d'AlUla, mettant en valeur le quartier des arts et l'emplacement de la vieille ville, avec l'aimable autorisation de RCU.

Sélectionnés parmi plus de cinquante profils, six artistes font partie de la première résidence, ouverte le 1er novembre 2021 et qui se poursuivra jusqu’au 14 janvier 2022 :

Rashed Al Shashai (Photo fournie)
Rashed Al Shashai (Photo fournie)

Rashed Al Shashai (né en 1977 en Arabie saoudite, installé à Riyad) est un artiste conceptuel et professeur d’art. Son œuvre explore la finalité de l’existence humaine et les fonctions de la société à partir d’objets et d’images du quotidien.

Sara Favriau (Photo fournie)
Sara Favriau (Photo fournie)

Sara Favriau (née en 1983 en France, installée à Paris) est une artiste pluridisciplinaire. Ses sculptures, installations et représentations se penchent sur la permanence de soi, de la nature et des œuvres d’art.

Talin Hazbar (Photo fournie)
Talin Hazbar (Photo fournie)

Talin Hazbar (née en 1988 en Syrie, installée à Charjah) est une architecte et artiste visuelle. Ses travaux et procédés visent à mettre en évidence les chevauchements entre la nature, l’histoire et l’écologie.

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Laura Sellies (Crédit Thomas Favel)

Laura Sellies (née en 1989 en France, installée à Paris dans son studio à POUSH Manifesto) est une artiste multimédia. Elle recherche, à travers ses créations, de nouvelles façons de comprendre les relations qui existent entre les sculptures, les corps, les images et les sons.

Sofiane Si Merabet (Crédit Augustin Paredes)
Sofiane Si Merabet (Crédit Augustin Paredes)

Sofiane Si Merabet (né en 1981 en France, installé à Dubaï) est un artiste multimédia. Son travail analyse les souvenirs, les identités et les migrations.

Muhannad Shono (Crédit Marwah Almugait)
Muhannad Shono (Crédit Marwah Almugait)

Muhannad Shono (né en 1977 en Arabie saoudite, installé à Riyad) est un artiste pluridisciplinaire dont le travail questionne ce qui se cache sous la surface de l’expérience humaine.

Paysage d'oasis d'AlUla (Photo RCU)
Paysage d'oasis d'AlUla (Photo RCU)

« La résidence d’artistes inaugurale marque une nouvelle étape dans le développement culturel d’AlUla, déclare Nora AlDabal, directrice de la programmation artistique et culturelle de la RCU. Notre objectif est non seulement de proposer des expériences culturelles uniques aux visiteurs, mais aussi de contribuer à la création d’un écosystème culturel florissant avec un Arts District dynamique et un espace destiné aux artistes et aux créateurs d’AlUla. Le programme pilote de résidence d’artistes dévoilé aujourd’hui jettera de solides bases pour une telle ambition. Nous prévoyons un campus dédié aux arts, à l’engagement, l’inspiration et la création, sur lequel les artistes et les esprits créatifs du monde entier pourront vivre, travailler et contribuer à façonner le prochain chapitre de notre héritage, qui ne cesse d’évoluer. »

Le programme pilote de résidence, d’une durée de 11 semaines, favorise le dialogue, l’échange et la collaboration entre les artistes en résidence et les experts travaillant sur le terrain à AlUla, les acteurs locaux et les autres membres de la communauté locale. Grâce à ces collaborations avec des équipes techniques aux expertises variées allant de la géologie à l’architecture, en passant par l’archéologie et la botanique, AlUla deviendra réellement une « destination pensée par les artistes ».

«L'originalité de ce tout premier programme de résidences d’artistes développé en partenariat entre la RCU et l'Agence française pour le développement d’AlUla réside dans la rencontre entre de jeunes artistes internationaux et l'impressionnante palette de scientifiques travaillant actuellement dans l'Oasis : archéologues, anthropologues, agronomes et botanistes, etc, précisent Jean-François Charnier, directeur scientifique d’Afalula et Arnaud Morand, responsable de la création et de l’innovation. C'est une expérience inédite d'associer à cette échelle le regard des artistes et la démarche scientifique dans l'écriture des récits, dans la réinvention d'une destination. Cela contribuera à faire d'AlUla une destination culturelle d'un nouveau genre. »

Les membres de RCU, Afalula et Manifesto ont accueilli les artistes invités lors de l'ouverture de la résidence d'art AlUla à Mabiti AlUla le 1er novembre 2021 (Photo: The Nabataean Studio)
Les membres de RCU, Afalula et Manifesto ont accueilli les artistes invités lors de l'ouverture de la résidence d'art AlUla à Mabiti AlUla le 1er novembre 2021 (Photo: The Nabataean Studio)

« Nous sommes très fiers que Manifesto ait été choisie pour lancer ce tout premier centre artistique au cœur de l’oasis d’AlUla, se réjouit de son côté Laure Confavreux-Colliex, directrice générale de Manifesto, agence artistique et culturelle basée à Paris et impliquée dans de grands projets de développement urbain et patrimonial. Nous œuvrons actuellement sur place pour faire de ce site le point d’entrée d’une destination véritablement conçue par des artistes. »

Pour cette première édition, les recherches et les travaux des artistes se consacrent à la renaissance de l’oasis, l’un des paysages les plus marquants d’AlUla, objet d’un programme de rénovation en cours dans le but de lui insuffler un nouvel élan de vie.

Des artisans de la communauté locale d'AlUla assistent à un atelier conçu et organisé par l'artiste en résidence Sara Favriau le 19 novembre 2021 (Photo Anais Veignant)
Des artisans de la communauté locale d'AlUla assistent à un atelier conçu et organisé par l'artiste en résidence Sara Favriau le 19 novembre 2021 (Photo Anais Veignant)

Le programme pilote encourage les résidents invités à réfléchir à la place de l’artiste au sein de programmes de développement aussi vastes et à la manière dont leurs perceptions et points de vue peuvent s’intégrer aux recherches entreprises par la communauté d’experts. Par leur regard créatif, les artistes s’interrogeront sur l’évolution de l’oasis tout en (re)définissant ce que l’oasis, objet de savoir, de création et de préservation, peut nous apprendre dans le contexte spécifique d’un programme de rénovation.

Les artistes Laura Sellies et Rashed AlShashai visitent le Madrasat AdDeera, le centre d'art et de design d'AlUla (Photo The Nabataean Studio)
Les artistes Laura Sellies et Rashed AlShashai visitent le Madrasat AdDeera, le centre d'art et de design d'AlUla (Photo The Nabataean Studio)

Outre le soutien apporté aux projets de recherche et de production des artistes installés à AlUla, un programme public dynamique est proposé chaque semaine en collaboration avec les artistes, les experts et la communauté locale. Des portes ouvertes, ateliers et rencontres permettent au public et aux artistes de discuter de leurs travaux en cours à différentes étapes de la résidence.

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Atelier de teinture au centre d'art et de design d'AlUla, le 17 novembre (Photo Anais Veignant)

La première édition a lieu à Mabiti AlUla, une palmeraie et maison d’hôtes située au cœur de l’oasis d’AlUla. Elle sera ensuite organisée à Madrasat AdDeera, un centre d’art et de design. Les artistes en résidence ont déjà commencé à collaborer avec des artisans locaux grâce aux programmes organisés à Madrasat AdDeera, tout en approfondissant et en concentrant leurs recherches sur les matériaux disponibles localement à AlUla, son artisanat et ses pratiques culturelles.

Le 12 novembre 2021, pour le premier programme public de l'édition pilote de la résidence d'art d'AlUla, l'artiste française Laura Sellies a présenté sa pratique et ses recherches en cours à AlUla. Photo d'Abdulmuhsin Bluwi, avec l'aimable autorisation de l'artiste et de Manifesto.
Le 12 novembre 2021, pour le premier programme public de l'édition pilote de la résidence d'art d'AlUla, l'artiste française Laura Sellies a présenté sa pratique et ses recherches en cours à AlUla (Photo d'Abdulmuhsin Bluwi, avec l'aimable autorisation de l'artiste et de Manifesto)

Madrasat AdDeera sera un élément clé du futur Arts District d’AlUla, véritable pôle dynamique de programmes, d’enseignement et de production qui s’imposera comme une destination artistique active et dynamique pour les communautés, étudiants, artistes et visiteurs.

L'artiste française Sara Favriau présentant sa pratique et ses recherches en cours à AlUla lors du deuxième programme de discussion publique de la résidence d'art, organisé le 19 novembre 2021 à Mabiti. Photo d'Oscar Parasiego, avec l'aimable autorisation de l'artiste et de Manifesto.
L'artiste française Sara Favriau présentant sa pratique et ses recherches en cours à AlUla lors du deuxième programme de discussion publique de la résidence d'art, organisé le 19 novembre 2021 à Mabiti (Photo d'Oscar Parasiego, avec l'aimable autorisation de l'artiste et de Manifesto)

Cette édition pilote est un projet expérimental et la toute première étape vers la mise en place d’un programme plus vaste qui accueillera régulièrement des artistes en résidence à AlUla. À long terme, AlUla donnera naissance à un écosystème florissant d’artistes du monde entier, qui profiteront des installations de production et d’un réel soutien en matière de conservation et vision artistique.

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