Euro: Boris Johnson dénonce les insultes racistes visant des joueurs anglais

Le Premier ministre britannique Boris Johnson (à droite) et son épouse Carrie prennent place avant le dernier match de football de l'UEFA EURO 2020 entre l'Italie et l'Angleterre au stade de Wembley à Londres le 11 juillet 2021. (AFP)
Le Premier ministre britannique Boris Johnson (à droite) et son épouse Carrie prennent place avant le dernier match de football de l'UEFA EURO 2020 entre l'Italie et l'Angleterre au stade de Wembley à Londres le 11 juillet 2021. (AFP)
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Publié le Lundi 12 juillet 2021

Euro: Boris Johnson dénonce les insultes racistes visant des joueurs anglais

  • «Cette équipe d'Angleterre mérite d'être traitée en héros, et non (en victime) d'insultes racistes sur les réseaux sociaux»
  • La Fédération anglaise de football s'est dite «consternée» par les propos racistes à l'encontre de Marcus Rashford, Jadon Sancho et Bukayo Saka

LONDRES: Les insultes racistes déversées sur les réseaux sociaux contre trois joueurs noirs de l'équipe anglaise après leur défaite contre l'Italie en finale de l'Euro dimanche ont été condamnées unanimement lundi, du Premier ministre Boris Johnson au sélectionneur Gareth Southgate, qui les a qualifiées d'"impardonnables".


"Cette équipe d'Angleterre mérite d'être traitée en héros, et non (en victime) d'insultes racistes sur les réseaux sociaux. Les responsables de ces abus effroyables devraient avoir honte d'eux-mêmes", a déclaré sur Twitter Boris Johnson.


Lors d'une conférence de presse lundi, le sélectionneur de l'équipe anglaise, Gareth Southgate a jugé de tels propos "impardonnables". "Une partie vient de l'étranger, on nous l'a dit, mais une partie vient de ce pays." a-t-il ajouté, préférant retenir l'"énergie et l'esprit positif des fans".


La Fédération anglaise de football s'est dite "consternée" par les propos racistes à l'encontre de Marcus Rashford, Jadon Sancho et Bukayo Saka.


"Nous sommes dégoûtés de voir que des membres de notre équipe, qui ont tout donné cet été, ont été soumis à des agressions discriminatoires en ligne après le match de ce soir", a déploré la FA sur Twitter.


Les trois joueurs, entrés en fin de rencontre, ont raté leur tir au but, scellant la défaite de l'Angleterre face à l'Italie (1-1 a.p., 3-2 t.a.b.) et brisant ainsi le rêve de tout un pays qui espérait décrocher un deuxième titre majeur, 55 ans après son succès à domicile durant la Coupe du monde 1966.

Commentaires supprimés

La police de Londres a annoncé qu'elle était "en train d'enquêter" sur ces publications "insultantes et racistes" en ligne.


Le ministre de la Culture et des Sports, Oliver Dowden, a appelé les plateformes de réseaux sociaux à s'attaquer davantage au racisme en ligne, prévenant que "s'ils ne le font pas, notre nouveau projet de loi sur la sécurité en ligne les obligera à des amendes pouvant atteindre 10 % des revenus mondiaux". 


Un porte-parole de Facebook a assuré que l'entreprise avait "rapidement supprimé les commentaires et les comptes insultant envers les footballeurs anglais" et promis de "continuer à prendre des mesures contre ceux qui enfreignent nos règles".


D'anciens joueurs ont apporté leur soutien aux trois joueurs, appelant les dirigeants à en faire davantage contre le racisme. L'ancien joueur de Manchester United, Gary Neville, a notamment déclaré que l'exemple devait venir "d'en haut", critiquant Boris Johnson.


Alors que les joueurs anglais avaient décidé de poser un genou à terre pour dénoncer le racisme, "le Premier ministre a dit qu'on pouvait huer ces joueurs qui essayaient de promouvoir l'égalité", a dénoncé sur SkyNews Gary Neville, "pas surpris" de ce nouvel épisode raciste.

Racisme endémique 

Le football anglais est confronté depuis des années à un phénomène de racisme en ligne visant des joueurs après la défaite de leur club ou après des performances décevantes.


En mai, la FA avait appelé le gouvernement à légiférer sans tarder pour obliger les réseaux sociaux à agir contre les insultes en ligne ayant déjà visé Marcus Rashford.


Pour attirer l'attention sur ce racisme en ligne, la FA, les clubs de la Premier League, de la deuxième division et de la Super Ligue féminine, mais aussi des organisations représentant les joueurs, les arbitres et les entraîneurs, rejoints par la suite par d'autres sports comme le rugby ou le cricket, avaient décidé de ne pas alimenter leurs comptes sur les réseaux sociaux du vendredi 30 avril jusqu'au lundi 3 mai.


La finale de l'Euro a par ailleurs été marquée par des incidents avec des supporters sans tickets qui ont réussi à pénétrer dans le stade en forçant des barrages de sécurité et en submergeant le personnel du stade.


Une scène de violence avec des supporters frappant à coups de poings et de pied un homme d'origine asiatique dans les couloirs du stade, a été filmée et diffusée sur les réseaux sociaux.


La police de Londres a dit avoir procédé à 49 arrestations dimanche pour différentes infractions liées à l'Euro et indiqué que 19 policiers ont été blessés, des violences qu'elle a condamnées comme "totalement inacceptables".


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.