«The Crown» et «The Mandalorian» en tête de la course aux Emmy Awards

L’édition de l’an dernier avait été diffusée depuis un théâtre vide, les vainqueurs acceptant leurs récompenses depuis chez eux. (Photo, AFP)
L’édition de l’an dernier avait été diffusée depuis un théâtre vide, les vainqueurs acceptant leurs récompenses depuis chez eux. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 14 juillet 2021

«The Crown» et «The Mandalorian» en tête de la course aux Emmy Awards

  • «The Crown», qui retrace de façon romancée l'histoire de la famille royale britannique, et «The Mandalorian» ont chacune décroché 24 nominations pour la très prestigieuse cérémonie de récompenses
  • La course entre les plateformes de streaming s'intensifie, au fur et à mesure que les groupes télévisuels américains traditionnels s'effacent

LOS ANGELES: Le "bébé Yoda" de "The Mandalorian" et les superhéros Marvel de "WandaVision" ont offert au royaume enchanté de Disney+ une chance de briller face à la très populaire saga royale "The Crown" de Netflix dans la course aux Emmy Awards, dont les nominations ont été dévoilées mardi.

Dominant la catégorie phare de la meilleure série dramatique, "The Crown", qui retrace de façon romancée l'histoire de la famille royale britannique, et "The Mandalorian" ont chacune décroché 24 nominations pour la très prestigieuse cérémonie de récompenses – l'équivalent des Oscars pour la télévision.

La dystopique "La Servante écarlate" de Hulu (21 nominations) et la première saison de la comédie "Ted Lasso" diffusée par Apple TV+ (20 nominations) sont aussi en pôle position pour la 73e édition des Emmy Awards, dont les vainqueurs seront proclamés lors d’une cérémonie prévue en personne le 19 septembre à Los Angeles, avec "un public limité".

Une certaine forme de retour à la normale: l’édition de l’an dernier avait été diffusée depuis un théâtre vide, les vainqueurs acceptant leurs récompenses depuis chez eux.

L’arrivée de la Covid-19 avait forcé les tournages à baisser le rideau et bouleversé les programmes de productions télé.

Et les 25 000 votants de l’Académie de la télévision ont eux aussi passé des mois coincés à la maison, passant au crible une sélection réduite de séries depuis leur canapé. 

Des séries pas si limitées

La catégorie de la meilleure série limitée – les productions qui ne comptent qu’une saison – sera sans aucun doute la plus disputée. Elles sont devenues de plus en plus compétitives ces dernières années, attirant de grands noms d'Hollywood vers les projets les plus prestigieux du petit écran.

Au menu, un combat entre la saga des superhéros Marvel "WandaVision", une série reprenant, par décennies et au fil des épisodes, les codes des sitcoms américaines, les parties d'échec du "Jeu de la dame", "Mare of Easttown" ou encore l'acclamée "I May Destroy You" de HBO, qui raconte les suites d'un viol.

Dans sa catégorie de meilleure série dramatique, la série "The Crown", qui a fait réagir jusqu’au sein de la famille royale britannique, est donc opposée à "The Mandalorian", dont l'adorable "bébé Yoda" a dopé les abonnements à la plateforme Disney+, mais aussi "La Servante écarlate" ou la très populaire "Chronique des Bridgerton".

La dernière saison de "Pose", où la star Elton John a fait une apparition surprise, est aussi en compétition.

Les trois saisons précédentes de la série royale au succès planétaire avaient elles aussi été nommées pour la meilleure série dramatique, mais comme toutes les autres productions Netflix, "The Crown" n'a jamais gagné.

Elle pourrait aussi offrir des récompenses à ses acteurs principaux: Emma Corrin pour son interprétation de la princesse Diana, Josh O’Connor qui joue le Prince Charles, ou Olivia Colman en tant que reine Elizabeth II.

La surprise Disney+

La course entre les plateformes de streaming s'intensifie, au fur et à mesure que les groupes télévisuels américains traditionnels s'effacent.

À l'image de Disney, qui a dépensé des milliards pour placer les superhéros de Marvel et autres franchises mondiales sur sa très jeune plateforme de vidéo à la demande Disney+, et se retrouve dans un bras de fer acharné avec ses concurrents Netflix et HBO Max.

Le royaume enchanté peut se targuer d'avoir créé la surprise dans la course aux récompenses, avec deux séries dans la tête du peloton: "WandaVision" et "The Mandalorian".

Grâce à ses filiales ABC et Hulu, il est en tête des nominations.

HBO, avec sa plateforme HBO Max, a coiffé au poteau Netflix – les deux se disputant la tête de la course ces dernières années. 


Tom Holland livre sa meilleure performance à ce jour dans « Spider-Man: Brand New Day »

Tom Holland dans le rôle de Peter Parker dans « Spider-Man: Brand New Day ». (Photo fournie)
Tom Holland dans le rôle de Peter Parker dans « Spider-Man: Brand New Day ». (Photo fournie)
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  • Tom Holland livre sa performance la plus aboutie dans un Spider-Man plus sombre, vulnérable et profondément humain
  • Grâce à la réalisation de Destin Daniel Cretton, le film renouvelle la franchise avec une approche émotionnelle, portée par une excellente alchimie entre Holland et Zendaya

DUBAÏ : « Spider-Man: Brand New Day » est l'épisode le plus sombre et le plus introspectif à ce jour consacré au sympathique héros de quartier de Marvel. Destin Daniel Cretton (« Short Term 12 », « Shang-Chi et la Légende des Dix Anneaux », « Wonder Man ») s'impose comme un choix étonnamment parfait pour ce virage tonal. Depuis longtemps salué pour son travail avec les acteurs dans des drames intimistes, Cretton apporte cette même sensibilité à une superproduction, permettant à Tom Holland de livrer une interprétation brute et profondément incarnée qui entraîne le personnage dans des territoires véritablement troublants.

Dans la continuité des séquelles émotionnelles de « No Way Home », le film retrouve Peter Parker dans un état de profond déracinement. Avec l'aide de Doctor Strange, il a effacé des mémoires du monde entier le secret de son identité. Son meilleur ami, Ned Leeds (Jacob Batalon), et l'amour de sa vie, MJ (Zendaya), poursuivent désormais leur existence comme s'il n'avait jamais existé. Le cœur brisé et totalement seul, Parker consacre ses jours et ses nuits à combattre le crime, comme si l'épuisement pouvait combler le vide laissé par sa vie d'autrefois.

Le récit s'appuie pleinement sur cette solitude, qui devient le moteur thématique central du film. Le scénario interroge Peter Parker sur ce qu'il se refuse à vivre lorsqu'il choisit d'ignorer ce qui le rend profondément humain : ses relations avec les autres. Et à mesure qu'il se replie sur lui-même, son corps comme son esprit commencent à se transformer d'une manière qu'il ne maîtrise plus totalement. C'est une métaphore audacieuse du choix du confort de la solitude face à l'inconfort de l'intimité et du changement, flirtant avec le body horror et le thriller psychologique. Mais la mise en scène maîtrisée de Cretton et la vulnérabilité de Holland empêchent l'ensemble de basculer dans le ridicule.

Pendant ce temps, Spider-Man affronte un tout nouvel adversaire, capable de prendre possession du corps de simples civils et déterminé à mettre la main sur un élément conservé au sein de l'agence gouvernementale Damage Control, dirigée par William « Bill » Metzger, brillamment incarné par Tramell Tillman, révélé dans « Severance ». Peter reçoit également l'aide de quelques visages familiers — dont nous ne révélerons pas l'identité — tandis qu'un nouveau personnage fait son apparition, interprété par Sadie Sink (« Stranger Things »). L'actrice s'empare pleinement de son rôle, qui bouleverse la franchise de façon spectaculaire.

Si Tom Holland signe une prestation remarquable, tout en justesse et en intensité, Zendaya brille tout autant dans la peau d'une MJ désormais adulte. La complicité entre les deux acteurs est toujours aussi évidente, et chacune de leurs scènes dégage une énergie irrésistible.

Au final, Destin Daniel Cretton signe l'un de ces rares films de super-héros qui paraissent profondément humains, tandis que Tom Holland livre sans doute sa meilleure interprétation de Peter Parker à ce jour. Si vous hésitez encore à acheter votre billet en vous demandant si vous avez vraiment besoin d'un nouveau film de super-héros, n'hésitez plus. Faites le grand saut. Faites confiance à Spider-Man pour amortir votre chute. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le DJ français Kavinsky retrouvé mort à son domicile à Paris

Le DJ Kavinsky, une des figures de la scène électro française, a été retrouvé mort à son domicile à Paris, a indiqué mercredi le parquet, sollicité par l'AFP, confirmant une information du Parisien. (AFP)
Le DJ Kavinsky, une des figures de la scène électro française, a été retrouvé mort à son domicile à Paris, a indiqué mercredi le parquet, sollicité par l'AFP, confirmant une information du Parisien. (AFP)
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  • Kavinsky, Vincent Belorgey de son vrai nom, aurait fêté ses 51 ans le 31 juillet
  • Cet artiste emblématique de la French Touch était notamment célèbre pour son titre "Nightcall", repris avec le groupe pop-rock Phoenix et la star belge Angèle pendant les Jeux olympiques de Paris en 2024

PARIS: Le DJ Kavinsky, une des figures de la scène électro française, a été retrouvé mort à son domicile à Paris, a indiqué mercredi le parquet, sollicité par l'AFP, confirmant une information du Parisien.

Le parquet a précisé qu'"une enquête en recherche des causes de la mort" avait été ouverte, "afin de déterminer l'origine du décès, aucun élément suspect n'ayant été découvert sur place par les services primo-intervenants", mardi soir.

Kavinsky, Vincent Belorgey de son vrai nom, aurait fêté ses 51 ans le 31 juillet.

Cet artiste emblématique de la French Touch était notamment célèbre pour son titre "Nightcall", repris avec le groupe pop-rock Phoenix et la star belge Angèle pendant les Jeux olympiques de Paris en 2024.

"Avec la disparition soudaine de Kavinsky, la France perd l'une de ses voix les plus singulières. Du film +Drive+ aux JO de Paris, le monde entier avait vibré sur +Nightcall+. À la fois dansante et nostalgique, sa musique continuera de traverser les générations et les frontières", a réagi sur X la ministre de la Culture, Catherine Pégard.

Pianiste autodidacte né en Seine-Saint-Denis, Kavinsky s'est lancé au début des années 2000, assurant notamment des premières parties de Daft Punk et se produisant aux côtés d'autres nouveaux noms de la scène électro, comme SebastiAn. Mais le grand tournant de sa carrière reste "Nightcall", ce tube synthwave à l'ambiance assombrie et au tempo ralenti, qui a fait partie de la bande originale de "Drive", thriller à succès avec Ryan Gosling.


Guggenheim Abu Dhabi fixe sa date d’ouverture en décembre

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  • Le Guggenheim Abu Dhabi ouvrira le 11 décembre, marquant une nouvelle étape dans le développement d’Abu Dhabi comme destination culturelle mondiale
  • Situé dans le quartier culturel de Saadiyat, le musée mettra à l’honneur l’art moderne et contemporain à travers une collection mêlant perspectives régionales et internationales

DUBAÏ : Le Guggenheim Abu Dhabi ouvrira officiellement ses portes le 11 décembre de cette année, a annoncé mardi le Département de la Culture et du Tourisme d’Abu Dhabi.

Cette ouverture marque une étape majeure dans les efforts de l’émirat pour s’imposer comme une destination mondiale de l’art et de la culture.

Le musée d’art moderne et contemporain servira de plateforme d’échange artistique, avec pour ambition de présenter des perspectives mondiales variées tout en mettant en valeur les récits des Émirats arabes unis et de la région. Conçu pour susciter la curiosité autour de l’art moderne et contemporain, il entend mobiliser les nouvelles générations à travers des expositions, des programmes éducatifs et un dialogue culturel.

Situé dans le quartier culturel de Saadiyat, le Guggenheim Abu Dhabi rejoindra le Louvre Abu Dhabi, le Musée national Zayed, le Musée d’Histoire naturelle d’Abu Dhabi et teamLab Phenomena Abu Dhabi, renforçant ainsi le statut du quartier comme l’un des principaux pôles culturels au monde.

Membre du réseau de musées Guggenheim, qui comprend notamment ceux de New York, Venise et Bilbao, l’établissement d’Abu Dhabi a été développé avec une identité propre, ancrée dans l’histoire de l’émirat en tant que carrefour du commerce et des cultures.

Mohamed Khalifa Al-Mubarak, président du Département de la Culture et du Tourisme d’Abu Dhabi, a déclaré : « Le Guggenheim Abu Dhabi représente un moment décisif dans notre parcours culturel. Le musée est le fruit de la conviction profonde de l’émirat que la culture constitue le lien le plus durable entre les peuples et un pilier essentiel des sociétés tournées vers l’avenir. Il apporte de nouvelles perspectives sur l’art moderne et contemporain, en mettant en lumière des œuvres venues des quatre coins du monde.

En tant qu’élément clé du quartier culturel de Saadiyat, le musée créera de nouvelles opportunités de transformation en matière d’apprentissage, de créativité et d’échanges culturels, inspirant les générations futures à explorer leur propre potentiel. Ici, chacun trouvera sa place et pourra se reconnaître dans les récits racontés par le musée, en découvrant des idées et des voix artistiques venues du monde entier. »

La Dre Mariet Westermann, directrice générale de la Fondation Solomon R. Guggenheim, a déclaré : « La Fondation Guggenheim est fière et heureuse d’être un partenaire de longue date du Département de la Culture et du Tourisme d’Abu Dhabi dans la création d’un musée d’art contemporain d’une ambition et d’une envergure exceptionnelles. La collection du musée est à la fois profondément ancrée dans son territoire et résolument internationale, centrée sur la région tout en réunissant des œuvres provenant de tous les continents. À travers les nombreuses histoires qu’il racontera et fera découvrir, le Guggenheim Abu Dhabi sera une source d’émerveillement, un lieu de rencontre et un espace de curiosité et de joie pour les habitants des Émirats arabes unis comme pour les visiteurs du monde entier. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com