Soirée pyjama chez les stars d'Hollywood pour des Emmy Awards sous le signe de la pandémie

Une statue des Emmy Awards avant les 71e Emmy Awards à Los Angeles, Californie (Photo, AFP)
Une statue des Emmy Awards avant les 71e Emmy Awards à Los Angeles, Californie (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 20 septembre 2020

Soirée pyjama chez les stars d'Hollywood pour des Emmy Awards sous le signe de la pandémie

  • La 72e édition des Emmy Awards doit relever le pari d'un show 100% virtuel
  • « Même si dimanche soir s'avère être un désastre, au moins ce sera un désastre intéressant. Et c'est vraiment tout ce qu'on peut demander à 2020 »

LOS ANGELES : Les stars des séries télé se préparaient dimanche à enfiler leur pyjama préféré en vue de la soirée des Emmy Awards, équivalent des Oscars pour le petit écran aux Etats-Unis, où les vainqueurs recevront cette année leur récompense à domicile, pandémie oblige.

La 72e édition des Emmy Awards doit relever le pari d'un show 100% virtuel, avec l'humoriste Jimmy Kimmel seul aux commandes dans une salle de Los Angeles déserte, sans tapis rouge ni tenues de soirée clinquantes.

Pour cette édition sans précédent, des caméras ont été dépêchées à domicile auprès des quelque 130 candidats en lice, qui ont été invités à rivaliser d'inventivité dans leurs discours.

« Depuis des années, les scores d'audience sont en berne pour les cérémonies de remise de prix. C'est l'occasion ou jamais de changer la donne, de faire une cérémonie qui ne ressemble à aucune autre », estime Libby Hill, spécialiste des prix télévisuels à la rédaction du site IndieWire.

« Même si dimanche soir s'avère être un désastre, au moins ce sera un désastre intéressant. Et c'est vraiment tout ce qu'on peut demander à 2020 », ajoute-t-elle.

La mini-série « Watchmen » part favorite avec 26 nominations dans sa catégorie, et son univers sombre et chaotique reflète à merveille l'ère du temps. 

Axée autour du massacre de plusieurs centaines d'habitants noirs de la ville de Tulsa (Oklahoma) en 1921 par des émeutiers blancs, « Watchmen » plonge en effet au coeur des violences racistes et brutalités policières, des thèmes qui sont cruellement d'actualité aux Etats-Unis depuis la fin mai.

La revanche de Netflix ?

Avec l'arrêt de la série à succès « Game of Thrones », elle aussi produite par HBO, la compétition s'annonce enfin plus ouverte cette année dans la catégorie des séries dramatiques.

« C'est une chance pour HBO d'avoir +Succession+ qui déboule au bon moment », selon Pete Hammond, du site spécialisé Deadline.

Cette comédie noire mettant en scène les déchirements d'une puissante famille pour prendre le contrôle d'un empire médiatique avait remporté un Emmy Award pour sa première saison l'an dernier. Elle a été sélectionnée à 18 reprises cette fois-ci, à égalité avec la série « Ozark » produite par Netflix.

Le géant de la vidéo à la demande, qui a été sélectionné 160 fois cette année, attend toujours de décrocher un Emmy Award dans une catégorie majeure.

En embuscade, on trouvera dimanche « The Crown », consacrée à la famille royale britannique, et « The Mandalorian », première série tirée de l'univers de « Star Wars », qui a déjà valu à la nouvelle plateforme Disney+ cinq Emmy Awards dans des catégories techniques décernées plus tôt dans la semaine.

Dans la catégorie des comédies, la série produite par Amazon « La Fabuleuse Mme Maisel », mettant en scène une épouse juive bafouée qui se lance dans le stand-up à New York dans les années 1950, fait figure de favorite.

Elle pourrait toutefois trouver sur son chemin l'inattendue « Schitt's Creek ». Comédie canadienne sur une famille de privilégiés déchus, la série est passée quasiment inaperçue pour ses quatre premières saisons avant de devenir un succès en étant diffusée sur Netflix.

Parmi la centaine de nominations pour les acteurs et actrices, les artistes noirs représentent plus d'un tiers du contingent en 2020, un nouveau record.

La lutte contre le racisme devrait figurer en bonne place dimanche dans la cérémonie des Emmys, et on peut compter sur les stars d'Hollywood, souvent très militantes, pour ne pas épargner le président Donald Trump, en pleine campagne pour sa réélection. Elles devraient aussi rendre hommage à la défunte juge de la Cour suprême, Ruth Bader Ginsburg, icône de la gauche américaine décédée vendredi à l'âge de 87 ans.


Le programme Art Bridges d’Arabie saoudite touche à sa fin

Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
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  • L’initiative a réuni des artistes visuels, des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels

DUBAÏ : La Commission des arts visuels d’Arabie saoudite a conclu l’édition 2025-2026 de son initiative Art Bridges, mettant fin à un programme d’échanges internationaux d’une durée d’un an destiné à renforcer les liens entre le secteur des arts visuels du Royaume et les communautés créatives à travers le monde.

L’initiative a réuni 40 artistes visuels saoudiens et basés en Arabie saoudite, ainsi que des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels, qui ont participé à une série d’échanges internationaux visant à encourager la collaboration, le développement professionnel et le dialogue interculturel.

Les programmes ont été organisés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud et en Espagne.

À l’occasion de la clôture du programme, Dina Amin, directrice générale de la Commission des arts visuels, a déclaré : « En lançant Art Bridges, notre objectif était de créer des opportunités dont l’impact se poursuivrait bien après le retour des participants chez eux.

Tout au long de cette édition, nous avons vu des artistes et des acteurs culturels établir des relations avec leurs homologues à travers le monde, tout en partageant leur propre expérience de l’évolution du secteur des arts visuels en Arabie saoudite. Nous espérons que les échanges et les liens créés grâce à ces programmes continueront d’influencer leur travail dans les années à venir. »

Au cours des quatre programmes d’échanges, les participants ont exploré la manière dont les artistes, les institutions culturelles et les organisations créatives de différents pays répondent à des défis communs, notamment l’accompagnement des talents émergents, le développement des publics, la préservation du patrimoine culturel et la création de parcours professionnels durables dans le domaine des arts.

Le programme s’est conclu par une rencontre organisée ce mois-ci à Riyad, réunissant les participants des quatre groupes afin de revenir sur leurs expériences. L’événement a également proposé la projection d’un court documentaire retraçant l’initiative et son impact au cours de l’année écoulée.

Art Bridges s’inscrit dans la stratégie plus large de la Commission des arts visuels visant à soutenir le développement professionnel des artistes et des acteurs culturels, tout en renforçant l’engagement culturel international du Royaume. L’initiative s’aligne également sur les ambitions de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui vise à développer les industries créatives du pays et à approfondir les échanges culturels à l’échelle mondiale.

Créée en 2020 sous l’égide du ministère de la Culture, la Commission des arts visuels est l’une des 11 commissions sectorielles chargées de contribuer au développement du paysage culturel de l’Arabie saoudite. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une coproduction franco-égyptienne rend hommage à l’héritage de Dalida

Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
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  • Une comédie musicale consacrée à Dalida sera présentée en Égypte à partir du 31 octobre, pour les 40 ans de sa disparition
  • Cette coproduction franco-égyptienne célèbre les racines égyptiennes de la chanteuse et la coopération culturelle entre les deux pays

DUBAÏ : Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne, à l’occasion des 40 ans de la disparition de la chanteuse.

« Dalida: The Song That Never Ends » (« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais ») a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire, en présence de l’ambassadeur de France Éric Chevalier, de la soprano de renommée internationale Farrah El-Dibany, du réalisateur Khairy Beshara et du scénariste Walid Khairy.

Cette coproduction entre l’Égypte et la France a été développée dans le cadre de la Saison de la Méditerranée 2026 (« 2026 Mediterranean Season »), une initiative culturelle portée par la France visant à célébrer la coopération artistique et le patrimoine commun des pays méditerranéens.

La production sera présentée en première à la Bibliotheca Alexandrina le 31 octobre, avant d’être jouée au Caire en novembre. La première à Alexandrie marquera également la clôture de l’édition de cette année de la Saison de la Méditerranée

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« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais » a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire. (Photo fournie)

Selon un communiqué, l’ambassadeur Éric Chevalier a souligné que ce projet illustre la solidité des liens culturels entre la France et l’Égypte et reflète leur engagement commun à préserver l’héritage artistique de Dalida.

Farrah El-Dibany a confié qu’incarner la légendaire chanteuse était un rêve d’enfance. Elle a expliqué avoir proposé le projet à Khairy Beshara avant que tous deux ne le développent avec le scénariste Walid Khairy.

Khairy Beshara a décrit Dalida comme une femme faite de contrastes, alliant fragilité et force tout au long de sa vie et de sa carrière. Il a salué le travail de Walid Khairy, dont le scénario restitue avec justesse la complexité de sa personnalité et donne toute sa dimension au spectacle.

De son côté, Walid Khairy a indiqué que la comédie musicale met en lumière des chapitres méconnus de la vie de Dalida tout en célébrant ses racines égyptiennes, restées au cœur de son identité malgré son succès international. Produite par la société 26One1 Company, l’œuvre retrace son parcours, de l’Égypte jusqu’à la célébrité mondiale.

La production proposera également de nouveaux arrangements musicaux signés par le pianiste et compositeur franco-arménien André Manoukian.

Annoncée en 2023 par le président français Emmanuel Macron, la Saison de la Méditerranée favorise les échanges culturels à travers des expositions, des spectacles et des collaborations artistiques. L’édition 2026 met particulièrement l’accent sur la créativité, la jeunesse et les partenariats interculturels. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.