Une étude suggère que la forêt amazonienne est en train de devenir source de CO2

«La déforestation et la dégradation de la forêt réduisent les capacités de l'Amazonie à agir comme puits de carbone». (Photo, AFP)
«La déforestation et la dégradation de la forêt réduisent les capacités de l'Amazonie à agir comme puits de carbone». (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 15 juillet 2021

Une étude suggère que la forêt amazonienne est en train de devenir source de CO2

  • L'étude publiée dans la revue Nature montre qu'en particulier la partie sud-est de l'Amazonie est passée d'un puits de carbone à une source de CO2
  • Lors des cinquante dernières années, les plantes et les sols ont absorbé plus d'un quart des émissions de CO2

PARIS: En raison du changement climatique et de la déforestation, une grande partie du bassin de l'Amazonie émet désormais du CO2 au lieu d'en absorber, une transformation majeure pour cet écosystème crucial dans la limitation du réchauffement, selon une étude publiée mercredi.

Se basant sur des centaines d'échantillons d'air récoltés à diverses altitudes lors de la dernière décennie, l'étude publiée dans la revue Nature montre qu'en particulier la partie sud-est de l'Amazonie est passée d'un puits de carbone à une source de CO2, gaz responsable du réchauffement de la planète.

Lors des cinquante dernières années, les plantes et les sols ont absorbé plus d'un quart des émissions de CO2, même quand ces émissions ont augmenté de 50%. 

Alors si l'Amazonie – qui abrite la moitié des forêts tropicales particulièrement efficaces pour absorber ce carbone et qui stocke 450 milliards de tonnes de CO2 dans ses arbres et ses sols –, devenait une source constante de CO2, s'attaquer à la crise climatique deviendrait encore plus difficile.

Selon l'étude, plusieurs facteurs sont responsables de cette évolution.

"La déforestation et la dégradation de la forêt réduisent les capacités de l'Amazonie à agir comme puits de carbone", écrivent les auteurs. Parmi les causes de cette dégradation, les forêts brûlées pour faire place à l'élevage et à l'agriculture.

Le changement climatique est également un facteur clé: les températures pendant la saison sèche ont gagné près de 3°C par rapport à l'ère pré-industrielle, soit près de trois fois plus que la moyenne mondiale.

La combinaison de tous ces facteurs "remet en cause la capacité des forêts tropicales à séquestrer à l'avenir de larges volumes de CO2 dérivé des énergies fossiles", note Scott Denning, de l'université du Colorado, dans un commentaire publié également dans Nature.

Cette question inquiète les scientifiques depuis longtemps, mais les données satellites n'ont pas réussi à fournir jusqu'à présent une réponse complète, notamment en raison des nuages au-dessus de la région.

Pour contourner le problème, l'équipe de chercheurs brésiliens a collecté 600 échantillons de CO2 et de monoxyde de carbone entre 2010 et 2018 à des altitudes allant jusqu'à 4,5 km au-dessus du sol.

Selon leurs conclusions, la partie nord-ouest de l'Amazonie est à l'équilibre, absorbant autant de CO2 qu'elle en émet dans l'atmosphère. Mais l'est, surtout lors de la saison sèche, devient une source nette.

Une autre étude récente, utilisant une autre méthodologie, est parvenue à la conclusion que l'Amazonie brésilienne a rejeté entre 2010 et 2019 près de 20% de CO2 de plus qu'elle n'en a émis.

Avec la fonte des calottes glaciaires, le dégel du permafrost ou la disparition des récifs coralliens, le dépérissement de la forêt amazonienne fait partie des "points de bascule" identifiés par les scientifiques comme des éléments-clés dont la modification substantielle pourrait entraîner le système climatique vers un changement dramatique et irrémédiable.


Rejoindre le Conseil de la paix reflète l’engagement saoudien à mettre fin au conflit à Gaza, affirme le prince Faisal

Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
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  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères signe la charte fondatrice de l’initiative menée par les États-Unis lors d’une cérémonie au Forum économique mondial de Davos
  • L’Arabie saoudite fait partie des huit pays arabes et islamiques ayant annoncé mercredi leur adhésion à l’initiative, qui vise à stabiliser et reconstruire Gaza

​​​​​​DAVOS : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a signé jeudi la charte fondatrice du « Conseil de la paix » du président américain Donald Trump.

Cette décision de participation reflète le soutien du Royaume aux efforts visant à instaurer une paix durable à Gaza, a-t-il déclaré.

L’Arabie saoudite figure parmi les huit pays arabes et islamiques qui ont annoncé mercredi leur adhésion à cette initiative, dont l’objectif est de stabiliser et de reconstruire le territoire palestinien ravagé par la guerre.

Le prince Faisal a signé le document lors d’une cérémonie organisée en marge du Forum économique mondial de Davos, où le président Donald Trump a lancé la charte à l’occasion d’un événement réunissant plusieurs autres pays fondateurs, dont la Turquie et le Qatar.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a indiqué que la signature du document témoignait de « l’engagement du Royaume à soutenir le conseil de la paix en tant qu’organe transitoire visant à mettre fin au conflit à Gaza, conformément à la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies ».

Cette initiative reflète également le soutien de l’Arabie saoudite à la reconstruction de Gaza et sa volonté de promouvoir une paix durable, tout en saluant les efforts de paix du président Trump, a ajouté le ministère.

Le président américain a contribué à la médiation d’un accord de paix en septembre, qui a largement mis fin à la guerre de deux ans menée par Israël contre Gaza, un conflit qui a dévasté le territoire et coûté la vie à plus de 70 000 Palestiniens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump signe la charte fondatrice de son «Conseil de paix» à Davos

 Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
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  • "Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt
  • Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza

DAVOS: Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies.

"Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche, lors de cette cérémonie en présence d'un parterre d'une vingtaine de dirigeants ayant accepté l'invitation de Washington à rejoindre le "Conseil".

Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais sa "charte" prévoit un mandat bien plus vaste lui assigne une mission beaucoup plus vaste, censée l'impliquer dans la gestion d'autres conflits.

Gaza est l'endroit "où le Conseil de paix a vraiment débuté (...) Je pense que nous pourrons l'étendre à d'autres choses à mesure que nous réussirons à Gaza", a fait valoir Donald Trump.

“Une fois que le Conseil sera complètement formé, nous pourrons faire à peu près ce que nous voulons et nous le ferons en coordination avec les Nations unies", a-t-il ajouté, reprochant de nouveau à l'Onu de n'avoir "pas utilisé" le "formidable potentiel" dont elle dispose.

 


Etats-Unis et Danemark vont renégocier leur accord de défense de 1951 sur le Groenland 

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
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  • Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland
  • "La position du Danemark et celle du Groenland sont identiques, et aucune négociation n'a eu lieu hier avec l'Otan au sujet de notre souveraineté", a déclaré la Première ministre, Mette Frederiksen, à la télévision danoise

DAVOS: Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland, a indiqué jeudi à l'AFP une source proche des discussions ayant eu lieu la veille à Davos entre Donald Trump et le chef de l'Otan Mark Rutte.

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions.